Ceci n’est pas un site

Pour qui sont tous ces sites qui sifflent sur le net1 ? Qui vantent les produits du capitalisme US avant même qu’ils ne sortent. Qui se font sponsoriser pour parler de ce qui n’intéresse personne.  Des sites où des ivrognes pathétiques se répandent en commentaires incontinents sur le spectacle de la misère politique.  Où l’on cherche la terre promise à droite, toujours plus à droite. Où l’on vomit les ordures racistes que les Drh vous ont fait bouffer. Des sites où l’on cherche à intéresser le passant à la longueur de sa verge, à la progression de cellulite. Où l’on disserte jusqu’à l’écœurement des meilleures manières d’exploiter le travailleur, le consommateur, le citoyen. Où l’on fait le beau, espérant un regard des maîtres. Où l’ont célèbre des idoles bouffies, des chefs mongoloïdes. Où l’on fait marchandise des corps. Où l’on cherche à préparer la revanche des sinistres bouffons en chasuble ou veste léopard. Web 2.0? Web de zéro.

Ceci n’est pas un blog c’est un bloc

On le prend où on le jette. On hurle pas au viol quand il parle de guerre des classes. Quand il injurie, qu’il diffame, qu’il traine dans la soue. Nos ancêtres déjà se mettaient à plusieurs pour faire tomber les mammouths dans les précipice. Ici c’est pas un hypermarché du prêt à penser, c’est pas un carrefour d’échange et de dialogues. C’est arguments et barres à mine. « on veux pas des commentaires, ou veut des combattants »2

Nous ne sommes pas des blogueurs, nous sommes des bloqueurs

Les flux d’information sont des nouveaux Pactole, qui ne coulent que près des châteaux. Nous voulons les nationaliser y installer des turbines, y faire descendre des bateaux ivres, laisser les vieux pêcher des sirènes, y créer des plages pour que les enfants viennent jouer. Tout est à nous, la sueur les larmes, le sang, le sperme. Et la morve3. Tout est à nous, les mots, les idées, les savoirs, les histoires. Tout est à nous le cri des femmes en gésines, le chant des bateliers, les cris de la colères, et les discours des purs. Tout est à nous nous sommes les émetteurs, les récepteurs. Nous sommes le medium. Tout est à nous rien est à eux. Ce sont nous qui fabriquons les écrans, ce sont nous qui tirons les câbles, ce sont nous qui creusons les tranchées. L’information c’est nous, la communication c’est nous. Nous avons marché de la Sibérie à la Floride, nous avons fait fleurir les déserts, nous avons dit « je t’aime », nous avons fait tuer les dieux. Nous sommes les plus forts, ils sont les plus retors. Tout est à nous, rien est à eux tout ce qu’ils ont ils l’ont volé. Ils nous rendront tout.

TRAVAILLEURS DE L’INFORMATION CONNECTEZ VOUS !


1Parodie du célèbre « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes », Racine, Andromaque

2Paroles de MAP

3Cavanna se demandait pourquoi Churchill n’avait demandé au peuple anglais que trois des cinq fluides du corps humain.

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