.#Lille #Roms Syndicats et associations d’une seule voix

Demain est un jour important pour les Roms de la région. Les organisateurs de la manifestation lycéenne qui part à 11 h 30 ont décidé de soutenir la demande de table ronde et de prise en charge sanitaire des enfants, portée par l’intersyndicale de la Bourse du travail qui abrite depuis une semaine une centaine de Roms, expulsés d’un parking à la demande de l’Université de Lille 1. Les lycéens ont demandé d’être reçus à 14 h par le préfet pour exprimer leurs revendications sur ce thème ainsi que sur le sort des lycéens étrangers expulsés.

Le collectif de solidarité Roms Lille métropole (CSR) s’est réuni ce lundi soir avec es représentants de l’intersyndicale (CGT Solidaires, FSU, CFDT) de la Bourse du travail de Lille. Deux Roms francophones participaient à la réunion.

l’objet de la réunion était d’adopter une position commune, quant à la participation au « comité départemental d’échanges sur les populations de culture rom «  bimestriel qui se tient mardi. Jeudi dernier, lla préfecture avait refusé d’y admettre les syndicats. Ce matin, ils apprenaient qu’ils étaient invités. « Et la préfecture a appelé trois fois aujourd’hui pour savoir si on venait », raconte un représentant de la CGT. Petite mesquinerie, la préfecture a permis à l’intersyndicale d’envoyer 3 délégués, alors qu’elle est constituée par 4 syndicats.

La rencontre entre des syndicats combatifs et des associatifs qui ont l’expérience des rencontres décevantes avec les pouvoir public a été fructueuse, comme l’a souligné par exemple Vladimir Nieddu (Sud Santé social). Un communiqué commun est actuellement élaboré. Il porte sur les revendications que l’intersyndicale et le CSR porteront conjointement au comité d’échange qui se tient à 17 h ce mardi. Il s’agit dans un premier temps de réclamer un moratoire de toutes les expulsions et une solution de logement pérenne pour les Roms de la Bourse du travail, dans la métropole lilloise où leurs enfants sont scolarisés, et en accord avec eux. La délégation refusera par exemple une solution dans le Pas de Calais ( des Roms de Lille y sont logés dans des maisons promises aux Roms locaux), elle refusera que les caravanes saisies au moment de l’expulsion soient rendues si il n’y a pas de terrain viabilisé pour les accueillir. Elle refusera aussi la fausse solution qui consiste à disperser les Roms dans des foyers pour SDF. En fait l’intersyndicale a un lieu à proposer, qui pourrait accueillir facilement les Roms. Ce bâtiment est vide, mais il est en bon état et chauffé  ! Je ne donnerai pas son nom ici, de peur qu’il soit mystérieusement vandalisé demain, comme cela est déjà arrivé

. Sur le moyen terme. La délégation réclamera la tenue d’une conférence régionale permanente où Roms, élus, syndicats et associations pourront débattre du sort des Roms.

Recevant l’intersyndicale, Pierre de Saintignon, premier adjoint de Martine Aubry s’est montré entièrement d’accord avec elle, et en désaccord avec Valls. « La France peut très bien accueillir 20 000 Roms, a t-il affirmé, en ajoutant « mais pas chez moi ».

Eh bien il faudra faire un effort M. le marquis. Jeudi, comme l’a expliqué un représentant de la CGT, des convergences seront sans doute trouvées entre la manif des salariés de la Redoute, touchés par un plan de licenciement, et la cause des Roms. Les uns, et les autres sont des travailleurs pauvres, assommés par le libéralisme.  

#Lille #Roms Le préfet lâche un peu et ment beaucoup

Voici le communiqué de presse du préfet du Nord, de ce lundi. Il ressemble à tous les autres : il céde un petit peu sur un point sans importance, et fait des promesses mensongères, espérant que la mobilisation retombera et que personne ne s’indignera plus lorque l’on découvrira une nouvelle tromperie.

> Bonjour,
>
> Concernant la situation des populations d’origine rom évacuées le 28 octobre du terrain qu’elles occupaient de manière illégale sur le campus de l’Université de Lille 1 dans la commune de Villeneuve d’Ascq, le préfet du Nord tient à rappeler que :
>
> –    les caravanes mises en fourrière en raison de l’absence de moyen propre de traction le jour de l’évacuation peuvent être récupérées. Par dérogation, cette récupération peut se faire gratuitement auprès des fourrières. Contrairement à ce qui est relaté, aucune destruction n’est programmée ;
>
> –    une délégation de représentants des syndicats de la bourse du travail a été invitée à participer à la prochaine réunion du comité départemental d’échanges sur les populations de culture rom qui se tiendra ce mardi 5 novembre rassemblant les services de l’Etat, les collectivités locales et les associations afin de faire le point de la situation départementale et des actions mises en place.
>
> Par ailleurs, préalablement à toute évacuation, un diagnostic social est réalisé en application de la circulaire interministérielle du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites ayant pour objectif d’identifier les personnes vulnérables et celles qui souhaitent s’insérer durablement. La préfecture est en outre prête à prendre en compte toute situation sanitaire sensible qui lui serait signalée à l’occasion d’une évacuation.
>
> L’offre d’hébergement d’urgence a été renforcée dans le cadre de la veille saisonnière du 1er novembre au 31 mars. L’orientation vers ces places d’hébergement est assurée par le 115 et les services intégrés de l’accueil et de l’orientation (SIAO) en fonction des situations individuelles et de la disponibilité des places sans discrimination.
>

Devant la mobilisation des lycéens et des syndicats, celui-ci cède sur un point : les syndicats assisteront au « comité départemental d’échanges sur les populations de culture rom« , ce qui leur avait été refusé jeudi. C’est une assemblée où des notables écoutent des fonctionnaires. Cela donne quelques informations, mais c’est tout.

Pour le reste c’est toujours les mêmes mensonges. Il est possible, certes de récupérer les caravanes, mais il n’y a pas de terrain pour les garer. Le « diagnostic social » est une escroquerie, il est réalisé par les mairies qui ont réclamé les expulsions. Elles servent essentiellement à convaincre des Roms qui ne parlent pas français à signer une demande de rapatriement.

« en fonction des situations individuelles et de la disponibilité des places sans discrimination. » Les opérateurs du 115 en 2012 2013 avaient la consigne de ne pas donner de d’hebergement aux Roms. Cela n’était pas inscrit dans un texte officiel, bien sûr. Est ce que ça a changé ? De totue façon l’hébergement d’urgence est surtout prévu pour des hommes seuls et n’est pas adapté à l’accueil de familles roms.