#Lille « Marche des beurs » programme de la semaine pour l’égalité et contre le racisme 25_30 novembre

Je reproduis ici le programme de  ce qui me semble une bonne manière de commémorer la prétendue  » Marche des Beurs ». en tant qu’anarchiste bourgeois je ne cautionne pas les quelques conneries liées à la religion et je ne crois pas au féminisme voilé. Mais comme n’a pas dit Voltaire… J’en profite pour publier un montage en rapport de l’époque ou je découvrais Windows movie maker 

P.S. Dommage que je le jeune militant PS qui il y a 30 ans était chargé par son pays de tenter de récupérer le mouvement n’a pas pu venir témoigner. Mais l’agenda de Jean-Luc Mélenchon est chargé ! 

 

 

Lundi 25 novembre : Cinéma l’Univers – Lille

30 ans de marche pour l’égalité

 

Il y a 30 ans déjà la marche pour l’égalité et contre le racisme parcourait notre pays pour s’opposer au racisme et aux discriminations, dénoncer les crimes racistes et les politiques sécuritaires, et exiger l’égalité des droits pour tous les habitants de France. Les raisons et colères qui nous ont poussés à marcher hier sont encore présentes aujourd’hui : Les quartiers populaires s’enfoncent dans la paupérisation et la précarisation, les discriminations se sont étendues à tous les domaines, le contrôle au faciès continue, les résidents étrangers n’ont toujours pas le droit de vote, etc. Trente ans après la marche, nous débattrons du bilan de ces trois décennies de luttes.

Film : « Les marches de la liberté » de Rokhaya Diallo

Débat en présence de Rokhaya Diallo et des animatrices du collectif parisien d’acceuil de la marche de 1983 : Salikha Amara, Kaïssa Titous, Alima Boumediene.

 

 

Mardi 26 Novembre : Cinéma l’Univers – Lille

Les crimes racistes et sécuritaires

 

La raison première de la marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983 est la multiplication des crimes racistes et sécuritaires et leur impunité. Au cours des trois dernières décennies de nombreuses luttes pour exiger une véritable justice ont eu lieu. Elles interpellent l’opinion publique, appellent à des mobilisations et investissent le champ juridique. Plus largement le rapport à la police dans les quartiers populaires se caractérise par un contrôle au faciès aussi inefficace qu’humiliant. Sur cet aspect également des revendications existent et des mobilisations sont à construire. Trente ans après la marche nous débattrons de l’organisation nécessaire contre les crimes racistes et les politiques sécuritaires.

Film : Mouvement de l’Immigration et des Banlieues : chronique 2001-2002

Débat en présence de représentants de familles de victimes et de comité de lutte contre les violences policières (Paris, Clermont Ferrand, Lille)

 

Mercredi 27 Novembre : Maison de quartier Vauban Lille

De la lutte des OS immigrés à celle des sans-papiers

 

La marche pour l’égalité de 1983 a été précédée de nombreux combats qui l’ont préparée. Elle ne peut pas se réduire à une simple réaction à un contexte raciste qui s’aggrave. Elle plonge au contraire ses racines dans les luttes pour la dignité qu’ont menées les Ouvriers Spécialisés immigrés dans la décennie 70 pour être reconnus comme travailleur à part entière et en conséquence pour disposer des mêmes droits que les autres salariés. Les sans-papiers aujourd’hui ne sont que la figure contemporaine de cette très ancienne lutte pour l’égalité et la dignité. Des OS des années 70 aux sans-papiers d’aujourd’hui en passant par les marcheurs de 1983 c’est la même égalité qui sert de boussole.

Film : « La grève des ouvriers de Margoline » (première grève victorieuse en France des ouvriers sans-papiers en 1973)

Débat en présence de militants immigrés ouvriers de la décennie 70 : Nacer El Idriss (Bureau national de l’Association des Travailleurs Maghrébins de France), Driss Nabi (Associations des Travailleurs Arabes du Mans et de la Sarthe), Saïd Khemisti (ancien militant du Mouvement des Travailleurs Arabes), Djili-Sy (Union des Travailleurs Sénégalais en France).

 

Jeudi 27 Novembre : Pour un féminisme anti-islamophobe

Avec la Rromophobie, l’islamophobie est un des visages du racisme contemporain. A la différence du racisme biologiste cependant, l’islamophobie tente de se justifier par des arguments et motivations « progressistes ». La construction des femmes portant un foulard comme danger pour la république et la laïcité a eu comme résultat la multiplication des agressions et violences contre ces femmes. En Suède, une campagne consistant à se photographier symboliquement avec le foulard a été lancée en réponse à l’agression d’une femme portant le foulard. En une seule journée 4000 personnes ont de cette manière démasquée l’islamophobie. Rassemblons-nous et débattons des luttes à mener pour que le féminisme ne soit pas instrumentalisé à des fins islamophobes.

 

Place de la République – 18 h

Rassemblement en soutien aux femmes voilées victime d’agressions islamophobes

 

Maison de quartier Vauban – 20 h

Film : « Un racisme à peine voilé »

Débat en présence de Sylvie Tissot (sociologue et féministe), Ismahane Chouder (Collectif féministe pour l’égalité), Lela Bencherif (élue et féministe), Zakia Méziani (Association pour la Reconnaissance des Droits et Liberté aux Femmes Musulmanes, ARDLFM).

 

Vendredi 29 novembre – la condition Publique – 20h

Femmes de milieux populaires en lutte contre les discriminations

 

théâtre« Et puis, nous passions le pantalon français»

« La Double Absence » d’Abdelmalek Sayad lu et mis en scène par le collectif «Quelques Unes d’entre nous » de Blancs Mesnil

 

21 H 30 : rencontre débat

Présentation du livre « Femmes de milieux populaires en lutte contre les discriminations » écrit par le collectif « Quelques Unes d’entre nous» et Said Bouamama.

 

Samedi 30 nov

19h Accueille de la manif « la marche pour l’égalité et contre le racisme» à  la Condition Publique

 

20h – projection

« DOUCE FRANCE, LA SAGA DU MOUVEMENT BEUR »

film documentaire de Mogniss Abdallah et Ken Fero – 70 mn – 1992

Basé sur des images d’archives de l’agence IM’média, ce film retrace les temps forts du « mouvement beur » des années 80. Vingt-cinq ans après la première marche pour l’égalité et contre racisme, c’est l’occasion de faire un état des lieux.

 

21h30 rencontre débat

avec Mogniss Abdallah documentariste et Said Bouamama, sociologue

30 ans déjà, quelles avancées – quelles leçons tirer des expériences de luttes passées ?

 

 

 

 

 

 

 

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