J’aimerais tenir l’enfant de salaud Qui a fait graver sous ma statue « Il est mort comme un héros »

Pendant la Guerre D’Algérie, Jacques Brel, un des trois « anars » du show bizz  des années 60 chante La statue. Il y imagine un « héros » qui ne souhaitait pas l’être. Je me suis souvenu de cette chanson, à cause des hommages rendus aux gens de Charlie Hebdo qui sont en total contradiction avec toute leur production. Un hommage national, des drapeaux en berne, une « union nationale », ce terme raciste de « barbarie » dans la bouche de François Hollande et Martine Aubry, la « civilisation » en danger selon Sarkozy. Philippe Val qui pète un câble et refuse toute explication socio-économique pour privilégier « l’explication religieuse et culturelle ». Les gens, qui font appel aux valeurs « républicaines » comme si elles avaient jamais empêcher les massacres à Sétif, à Verdun ou ailleurs… Tout ça risquerait de faire gagner les ennemis de la liberté, ceux qui tuent, ceux qui mettent le feu aux camps de Roms, et ceux qui attaquent des mosquées.

 

 

Jacques Brel
« LA STATUE »
1961

J’aimerais tenir l’enfant de Marie
Qui a fait graver sous ma statue
« Il a vécu toute sa vie
Entre l’honneur et la vertu »
Moi qui ai trompé mes amis
De faux serment en faux serment
Moi qui ai trompé mes amis
Du jour de l’An au jour de l’An
Moi qui ai trompé mes maîtresses
De sentiment en sentiment
Moi qui ai trompé mes maîtresses
Du printemps jusque au printemps
Ah cet enfant de Marie je l’aimerais là
Et j’aimerais que les enfants ne me regardent pas

J’aimerais tenir l’enfant de Carême
Qui a fait graver sous ma statue
« Les Dieux rappellent ceux qu’ils aiment
Et c’était lui qu’ils aimaient le plus »
Moi qui n’ai jamais prié Dieu
Que lorsque j’avais mal aux dents
Moi qui n’ai jamais prié Dieu
Que quand j’ai eu peur de Satan
Moi qui n’ai prié Satan
Que lorsque j’étais amoureux
Moi qui n’ai prié Satan
Que quand j’ai eu peur du Bon Dieu
Ah cet enfant de Carême je l’aimerais là
Et j’aimerais que les enfants ne me regardent pas

J’aimerais tenir l’enfant de salaud
Qui a fait graver sous ma statue
« Il est mort comme un héros
Il est mort comme on ne meurt plus »
Moi qui suis parti faire la guerre
Parce que je m’ennuyais tellement
Moi qui suis parti faire la guerre
Pour voir si les femmes des Allemands
Moi qui suis mort à la guerre
Parce que les femmes des Allemands
Moi qui suis mort à la guerre
De n’avoir pu faire autrement
Ah cet enfant de salaud je l’aimerais là
Et j’aimerais que mes enfants ne me regardent pas.

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