30 ans de marche pour l’égalité #Lille à 20 h

Les marchesCommuniqué

de Saïd Bouamama

Il y a 30 ans déjà la marche pour l’égalité et contre le racisme parcourait notre pays pour s’opposer au racisme et aux discriminations, dénoncer les crimes racistes et les politiques sécuritaires, et exiger l’égalité des droits pour tous les habitants de France. Les raisons et colères qui nous ont poussés à marcher hier sont encore présentes aujourd’hui : les quartiers populaires s’enfoncent dans la paupérisation et la précarisation, les discriminations se sont étendues à tous les domaines, le contrôle au faciès et la chasse aux sans-papiers continuent, les résidents étrangers n’ont toujours pas le droit de vote, etc. Trente ans après la marche, nous débattrons du bilan de ces trois décennies de luttes. Film:« Les marches de la liberté » de Rokhaya Diallo (2013). « Dix Américains partent à la découverte de la France afin de se faire leur propre idée du pays des Droits de l’Homme, de l’Elysée à « la banlieue ». Comment perçoivent-ils les différends qui animent la France ? Leurs rencontres avec de jeunes Français, les visites des institutions ainsi que les entretiens menés des deux côtés de l’Atlantique, nous feront observer la situation de la France à travers le regard américain ».

Débat : en présence de Rokhaya Diallo,  des animatrices du collectif parisien d’accueil de la marche de 1983 : Salikha Amara, Kaïssa Titous, Alima Boumediene.

CINEMA L’UNIVERS 20 H

#Lille Appel à signatures « Contre le #racisme et pour l’égalité Le 30 novembre Je marche »

Du coup je reproduis l’appel à la marche du 30/11 Les orgas et assos qui veulent le signer doivent prévenir Said Bouamama bouamamas@aol.com. la réponse est pour mardi soir. Sinon je ne d’accord avec tout sauf les quelques mots qui suggèrent que l’on pourrait s’insérer dans la relation entre les enseignants et leurs élèves. Théoriquement en France les profs sont libres d’enseigner les sujets au programme comme ils l’entendent et c’est bien comme ça. Ça sera encore mieux quand ce sera Gollnisch ou Morano qui seront Ministres de l’Education. 

Le 3 décembre 1983, 100 000 personnes manifestaient à Paris, concluant une Marche partie de Marseille le 15 octobre. Décidée par un groupe de jeunes issus des cités de la banlieue lyonnaise, cette marche pour l’égalité et contre le racisme dénonçait les crimes racistes les violences policières et les discriminations racistes. Elle prolongeait à sa manière, les luttes menées dans la décennie précédente par leurs parents et toutes les luttes pour l’égalité qui ont marquées l’histoire de France. Les « invisibles » devenaient des acteurs à part entière de la société française.

Notre Marche ne s’est pas terminée le 3 décembre 83. Nous n’avons jamais cessé de marcher et de lutter. Aujourd’hui encore, l’égalité que nous exigions en 1983 est encore introuvable pour les habitants des quartiers populaires : paupérisation, précarisation, discrimination, contrôle au faciès, résident étrangers n’ayant toujours pas le droit de vote, islamophobie, Rromophobie, etc.

Trente ans se sont écoulés, après le formidable espoir soulevé par la Marche. Notre détermination reste intacte. Nous ne lâcherons rien. Le message de la Marche pour l’égalité et contre le racisme, même s’il n’est pas enseigné comme il se doit à l’école, est plus que jamais d’actualité et nous voulons qu’il soit à nouveau entendu avec force.

Marche pour l’égalité et contre le racisme de Lille à Roubaix

Le 30 novembre à 14 heures

Place de la république

Premiers signataires : Algérien du Nord pour le Changement et la démocratie (ANDC), Association des Mineurs Marocains du Nord-Pas-de-Calais (AMMN), Collectif Manouchian, Collectif Afrique, Association Tribu (Roubaix), Comité des Sans-papiers 59 (CSP 59), AssociatIon Ch’faid (Libercourt), Association Etouchane, Association Place Publique, .  

#Lille « Marche des beurs » programme de la semaine pour l’égalité et contre le racisme 25_30 novembre

Je reproduis ici le programme de  ce qui me semble une bonne manière de commémorer la prétendue  » Marche des Beurs ». en tant qu’anarchiste bourgeois je ne cautionne pas les quelques conneries liées à la religion et je ne crois pas au féminisme voilé. Mais comme n’a pas dit Voltaire… J’en profite pour publier un montage en rapport de l’époque ou je découvrais Windows movie maker 

P.S. Dommage que je le jeune militant PS qui il y a 30 ans était chargé par son pays de tenter de récupérer le mouvement n’a pas pu venir témoigner. Mais l’agenda de Jean-Luc Mélenchon est chargé ! 

 

 

Lundi 25 novembre : Cinéma l’Univers – Lille

30 ans de marche pour l’égalité

 

Il y a 30 ans déjà la marche pour l’égalité et contre le racisme parcourait notre pays pour s’opposer au racisme et aux discriminations, dénoncer les crimes racistes et les politiques sécuritaires, et exiger l’égalité des droits pour tous les habitants de France. Les raisons et colères qui nous ont poussés à marcher hier sont encore présentes aujourd’hui : Les quartiers populaires s’enfoncent dans la paupérisation et la précarisation, les discriminations se sont étendues à tous les domaines, le contrôle au faciès continue, les résidents étrangers n’ont toujours pas le droit de vote, etc. Trente ans après la marche, nous débattrons du bilan de ces trois décennies de luttes.

Film : « Les marches de la liberté » de Rokhaya Diallo

Débat en présence de Rokhaya Diallo et des animatrices du collectif parisien d’acceuil de la marche de 1983 : Salikha Amara, Kaïssa Titous, Alima Boumediene.

 

 

Mardi 26 Novembre : Cinéma l’Univers – Lille

Les crimes racistes et sécuritaires

 

La raison première de la marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983 est la multiplication des crimes racistes et sécuritaires et leur impunité. Au cours des trois dernières décennies de nombreuses luttes pour exiger une véritable justice ont eu lieu. Elles interpellent l’opinion publique, appellent à des mobilisations et investissent le champ juridique. Plus largement le rapport à la police dans les quartiers populaires se caractérise par un contrôle au faciès aussi inefficace qu’humiliant. Sur cet aspect également des revendications existent et des mobilisations sont à construire. Trente ans après la marche nous débattrons de l’organisation nécessaire contre les crimes racistes et les politiques sécuritaires.

Film : Mouvement de l’Immigration et des Banlieues : chronique 2001-2002

Débat en présence de représentants de familles de victimes et de comité de lutte contre les violences policières (Paris, Clermont Ferrand, Lille)

 

Mercredi 27 Novembre : Maison de quartier Vauban Lille

De la lutte des OS immigrés à celle des sans-papiers

 

La marche pour l’égalité de 1983 a été précédée de nombreux combats qui l’ont préparée. Elle ne peut pas se réduire à une simple réaction à un contexte raciste qui s’aggrave. Elle plonge au contraire ses racines dans les luttes pour la dignité qu’ont menées les Ouvriers Spécialisés immigrés dans la décennie 70 pour être reconnus comme travailleur à part entière et en conséquence pour disposer des mêmes droits que les autres salariés. Les sans-papiers aujourd’hui ne sont que la figure contemporaine de cette très ancienne lutte pour l’égalité et la dignité. Des OS des années 70 aux sans-papiers d’aujourd’hui en passant par les marcheurs de 1983 c’est la même égalité qui sert de boussole.

Film : « La grève des ouvriers de Margoline » (première grève victorieuse en France des ouvriers sans-papiers en 1973)

Débat en présence de militants immigrés ouvriers de la décennie 70 : Nacer El Idriss (Bureau national de l’Association des Travailleurs Maghrébins de France), Driss Nabi (Associations des Travailleurs Arabes du Mans et de la Sarthe), Saïd Khemisti (ancien militant du Mouvement des Travailleurs Arabes), Djili-Sy (Union des Travailleurs Sénégalais en France).

 

Jeudi 27 Novembre : Pour un féminisme anti-islamophobe

Avec la Rromophobie, l’islamophobie est un des visages du racisme contemporain. A la différence du racisme biologiste cependant, l’islamophobie tente de se justifier par des arguments et motivations « progressistes ». La construction des femmes portant un foulard comme danger pour la république et la laïcité a eu comme résultat la multiplication des agressions et violences contre ces femmes. En Suède, une campagne consistant à se photographier symboliquement avec le foulard a été lancée en réponse à l’agression d’une femme portant le foulard. En une seule journée 4000 personnes ont de cette manière démasquée l’islamophobie. Rassemblons-nous et débattons des luttes à mener pour que le féminisme ne soit pas instrumentalisé à des fins islamophobes.

 

Place de la République – 18 h

Rassemblement en soutien aux femmes voilées victime d’agressions islamophobes

 

Maison de quartier Vauban – 20 h

Film : « Un racisme à peine voilé »

Débat en présence de Sylvie Tissot (sociologue et féministe), Ismahane Chouder (Collectif féministe pour l’égalité), Lela Bencherif (élue et féministe), Zakia Méziani (Association pour la Reconnaissance des Droits et Liberté aux Femmes Musulmanes, ARDLFM).

 

Vendredi 29 novembre – la condition Publique – 20h

Femmes de milieux populaires en lutte contre les discriminations

 

théâtre« Et puis, nous passions le pantalon français»

« La Double Absence » d’Abdelmalek Sayad lu et mis en scène par le collectif «Quelques Unes d’entre nous » de Blancs Mesnil

 

21 H 30 : rencontre débat

Présentation du livre « Femmes de milieux populaires en lutte contre les discriminations » écrit par le collectif « Quelques Unes d’entre nous» et Said Bouamama.

 

Samedi 30 nov

19h Accueille de la manif « la marche pour l’égalité et contre le racisme» à  la Condition Publique

 

20h – projection

« DOUCE FRANCE, LA SAGA DU MOUVEMENT BEUR »

film documentaire de Mogniss Abdallah et Ken Fero – 70 mn – 1992

Basé sur des images d’archives de l’agence IM’média, ce film retrace les temps forts du « mouvement beur » des années 80. Vingt-cinq ans après la première marche pour l’égalité et contre racisme, c’est l’occasion de faire un état des lieux.

 

21h30 rencontre débat

avec Mogniss Abdallah documentariste et Said Bouamama, sociologue

30 ans déjà, quelles avancées – quelles leçons tirer des expériences de luttes passées ?