M. Valls, Gardez Sarkozy à Fresnes , laissez le #Transfo à #Bagnolet

Certains, pas toi, mais certains, me disent que je suis un révolutionnaire professionnel prêt à embrasser n’importe quelle cause, pourvu qu’elle ait du rouge sur les lèvres.

C’est faire la confusion fréquente entre embrasser « prendre dans ses bras » et embrasser »donner un baiser » qui est aujourd’hui le sens le plus courant, parce que dés l’époque classique le verbe « baiser » qui signifait au départ donner un baiser à pris par extension un sens brutalement sexuel. C’est aussi ignorer que contrairement à mes camarade intermittents, ce que je défens, je le défends pour moi. Par exemple je me fous de savoir quel drapeau flotte sur la Paletisraeline, de quelle couleur  y sont les uniformes, quelle est la religion des exploiteurs (j’adore me faire des amis !) .  mais je veux pouvoir continuer à refuser des boulettes de viandes dans un caravane posée sur des briques, je veux continuer à échanger des cigarettes bulgares contre un coup de main, je veux que d’autres que moi, quand je serai mort puissent découvrir Les Perses ou Mère courage,Je veux que les nouveaux Bela Bartok, leAlbert Einstein ou  Marlene Dietrich puissent librement choisir leur lieu de vie, je veux boire de l’eau pure et manger des légumes sains, je veux que mes petits fils ne grandissent pas dans une F

rance populiste… Je suis un militant égocentrique.

J’ai passé un joli week end au transfo lors d’un coordination hexagonale des mouvements de chômeurs et précaires.  Tout le monde me demandait si j’étais un Cafard je répondais

« non je suis de Lille« 

tout le monde répliquait

Chez les cinglées antisexistes ?

je rétorquais

excuse moi mais c’est super sexiste ce que tu dis là

Il y avait un brasero à l’entrée pour ceux qui surveillaient l’arrivée des flics ( ils ont mis 18 mois à se décider » . on chantait des chansons anarchistes espagnoles et du Claude François. J’ai discuté pedant un quart d’heure avec des bretons avant de comprendre qu’ils étaient venus, eux pour une coordination anti nucléaire. je les ai retrouvés à midi à la cantine vegan, installée  dans l’ancien restaurant d’entreprise EDF. Le lendemain dans le sleep-in Il y avait un gars habillé en sioux qui ambitionnait de devenir l’attaché de presse de la ZAD de NDDL et qui me demandait si c’était compliqué de rencontrer Claire Chazal. Il y avait beaucoup de courgettes sur une grande table, et plein de gens qui les épluchaient en se disputant sur la manière de les cuire, et un ancien métallo à l’accent d’Arletty qui se plaignait que la viande était plus facile à piquer que les légumes. Une fille se maudissait d’avoir répondu à une journaliste à propos de la Cantine des Pyrénées.

En fait pour ceux qui ont connu les « lacs » de Lille 3 , l’U1 ou la MJC de Lille dans les années 70 ( on fait moins les malins, là !)  c’est la même chose. mais aujourd’hui il ne reste plus ouvert que Lille 3 où l’on parle de marché, entre un écran géant et un sympathique fasciste amateur des vidéos de Chouard.

https://www.facebook.com/contrelesexpulsions
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l’État n’a plus les moyens et l’envie d’entretenir des lieux où l’on discute, crée, aime les autres différents et semblables. Il est important que des tiers lieux autonomes existent. Ils existeront toujours, zads ou squatts, espaces autogérés ou friches habitées d’espoir. Le parti socialiste n’a rien à gagner à expulser le transfo à Bagnolet.

Le Festival d’Avignon n’a pas commencé… Coordination Nationale des chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires,

Mercredi 2 juillet , Avignon : des intermittents interrompent la générale du « Prince de Hombourg » http://t.co/JnX57tsjUN http://t.co/qytGxPk3U3

Auparavant,  le communiqué suivant avait été envoyé

Coordination Nationale

Communiqué de presse du 2 juillet 2014

Nous, Coordination Nationale des chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires, réunis ce 2 juillet 2014 à Avignon, exigeons l’abrogation de la convention d’assurance-chômage, agréée le 26 juin par le gouvernement, et en application depuis hier.

Cet agrément est un scandale.

La convention, validée pour deux ans, porte un coup violent sur les droits collectifs à l’assurance-chômage. Par cet agrément, le gouvernement choisit donc d’être responsable de la précarisation accrue de millions de travailleurs et de chômeurs.

Il s’agit de nos vies.

Nous réaffirmons que la lutte ne fait que commencer, et que nous n’avons jamais été aussi nombreux à défendre les droits sociaux de tous.

A la stratégie de division du gouvernement, relayée par trop de médias, nous répondons que nous n’avons jamais été aussi unis. Et nous le sommes à travers une lutte globale contre les politiques d’austérité qui nous sont imposées.

Nous luttons ensemble, aux côtés, entre autres, des chercheurs, des postiers, des avocats, des cheminots, des personnels hospitaliers,… contre la destruction de nos biens communs.

Nous ne sommes pas dupes des fausses propositions du gouvernement, et nous maintenons la pression.

La proposition discrétionnaire du gouvernement, de prendre en charge temporairement le différé d’indemnisation sur les seules annexes 8 et 10, est inacceptable. Nous demandons qu’il soit pris en charge pour l’ensemble des chômeurs. Sinon nous la refusons.

Ici, en Avignon, nous sommes saisonniers, travailleurs de la restauration, salariés des festivals In et Off, intérimaires de l’hôtellerie,… Nous faisons tous partie des 86% d’embauches qui se font aujourd’hui en CDD. Nous sommes tous des intermittents de l’emploi.

L’assurance chômage nous concerne tous : il s’agit d’un enjeu national.

Nous appelons à une grève massive et à un rassemblement à Avignon, le 4 juillet, pour demander l’abrogation de la nouvelle convention d’assurance chômage et l’ouverture de véritables négociations avec l’ensemble des concernés.

La direction de Montpellier Danse a d’ailleurs déjà annoncé l’annulation des spectacles pour cette journée et le festival Rayon Frais à Tours a voté, ce jour, la grève répondant à cet appel.

Tant que nous ne serons pas entendus, nous maintiendrons le rapport de force.

Et nous agirons.

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.

Le Festival d’Avignon n’a pas commencé…

Avignon, le 2 juillet 2014