Pour Pôle emploi, chômer c’est un job à temps plein

journée type d'un demandeurLa publication par Pôle emploi d’une infographie relatant la « journée type d’un demandeur d’emploi efficace ». Suscite beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux. Certains ( les comptes Twitter d’autres Pôle emploi par exemple) relaient avec enthousiasme, mais beaucoup d’autres s’indignent. Certains ont le bon réflexe de se demander s’il ne s’agit pas d’un fake. Il est inimaginable que le service public de l’emploi français demande aux chômeurs de prendre une douche de 15 mn chaque matin ( pour accélérer le réchauffement climatique et résoudre ainsi le chômage par la suppression de l’humanité ? https://www.energie-environnement.ch/entretien-nettoyage/douche-et-bain) et lui ordonne de se détendre à 17 h 30. Il est aussi bizarre que le Pôle emploi recommande l’utilisation d’un service de réseautage allemand (LinkedIn ) au lieu de Viadeo qui crée des emplois en France.

Et Pourtant c’est vrai ! Cet infographie siglée Pôle emploi a été publiée sur le Facebook de l’agence P.E. de Compiègne (en Hauts de France). C’est une adaptation d’une infographie parue sur businessinsider (16 août 2015) un site économique américain qui appartient au géant de la presse allemande Springer. Ce site est destiné aux cadres et dirigeants. Le demandeur d’emploi présenté est celui dont rêve ces gens !

la-journc3a9e-type-dun-demandeur-demploi-efficace

Dix jours plus tard le job board Keljob (filiale du Figaro) publie une traduction française, relayée le 27 août 2015 par une mission locale ( organisme public qui aide les moins de 25 ans à s’insérer).

Il n’est sans doute pas utile de démontrer pourquoi il est choquant de voir des organismes publics vouloir ainsi dicter la vie de chômeurs. Cette histoire est l’illustration de l’importance du paratexte. Ce discours ultra libéral n’est pas choquant lorsqu’il est relayé par des sites ultra libéraux. Il prend une connotation inquiétante lorsqu’à leur tout des organismes qui ont souvent un pouvoir de vie ou de mort sur des demandeurs d’emploi le relaient.

Il est possible aussi que le Pôle emploi de Compiègne ait voulu précéder une évolution prévisible de ses missions dans l’ère Macron. Viadeo s’est payé une page de pub dans les quotidiens pour demander une rendez vous au ministre du Travail. Ce site de réseautage a déposé le bilan avant d’être racheté par le Figaro. Il est probable que les libéraux qui nous gouvernent caressent l’idée de délester Pôle emploi de certaines de ses missions pour les confier à des partenaires privés. Et comme déjà les conseillers Pôle emploi recommandent déjà aux chômeurs de se créer un réseau sur Viadeo ou LinkedIn …

Mise à jour : Slate publie un article intéressant sur le sujet. Titiou Lecocq y souligne qu’il ne manque plus que le yoga et le gluten-free, le matin. Il ne coit pas si bien dire : dans la version US on ordonne de sortir le tapis de yoga. En revanche le petit déjeuner n’est pas tendance : bacon, oeuf et pain  https://www.slate.fr/story/146121/chomeur-solaire-pole-emploi

Publicités

Interdiction du rassemblement contre les crimes fascistes : le talon de fer En Marche

Les constantes interdiction de manifester dans le centre de Lille pour protéger lA Citadelle, repaire de fafs pose de plus en plus problème. Voir sur Lutte en nord une position proche de celle de l’AFA-NP2C

Lutte en nord

Hier devait se dérouler sur la Grand Place de Lille un rassemblement dont l’objectif était :

  • de condamner les meurtres dont sont accusés des militants de l’extrême-droite lilloise (affaire dites « du pousseur de la Deûle »)
  • d’exiger la fermeture du local raciste « La Citadelle » fréquenté par ces individus
  • de rappeler les relations troubles entre la police lilloise et ces assassins présumés

Nous avons publié la semaine dernière un texte revenant en détail sur l’ensemble de ces points.
Seulement la préfecture a décidé que ce rassemblement ne devait pas se tenir : un arrêté interdisant le rassemblement a été passé au nom de l’État d’Urgence Permanent. Cocasse lorsque l’on sait que c’est la police et l’extrême-droite lilloise qui ont armé le djihadiste ayant attaqué l’Hyper Cacher.
Cette interdiction n’a pas été communiquée publiquement. Ni la presse locale (qui s’était pourtant fendu d’un article racoleur le jour même)…

View original post 375 mots de plus

#ACAB : Johnny, 27 ans dans le coma après une intervention policière à #Lille

Voici un communiqué du Crime (Contre la répression des individus et les mouvements d’émancipation). Pour comprendre : cela se passe dans une enclave d’HLM

Fuck Cops = Nique la police

en lisière du Vieux-Lille qui est un peu Le Marais lillois.

 

Salut à toutes et à tous,
Voici ce qui s’est passé ce mercredi 10 mai dans le Vieux-Lille. On vous tient au courant des suites.
—————————————————-
Intervention de la police : un animateur dans le coma
10 mai. 14h 45. Vieux Lille.
Des jeunes font des allers-retours en motocross sur la plaine Winston Churchill. Churchill, c’est le nom de la résidence de 8 tours et de 400 foyers située à la périphérie nord du Vieux Lille. Là où vivait Hakim Djellassi, tué en toute impunité après son passage dans un fourgon de police en 2009. C’est là aussi où est retrouvé, ce mercredi 10 mai, Johnny, inanimé, la tête ensanglantée, suite à une intervention des forces de l’ordre. Johnny est toujours dans le coma à l’heure où l’on écrit ces lignes. Accident ? Violences policières ?
On est allés à la rencontre des habitant.es du quartier pour comprendre ce qu’il s’est passé.

Chaque jour ici, les jeunes subissent humiliations et contrôles policiers.«Les keufs nous balancent souvent des  »vous inquiétez pas, on va bientôt débarquer et on vous aura tous »» nous résume-t-on. C’est que la cité dérange dans ce paysage en cours de revitalisation du Vieux-Lille. Ici sera implanté le palais de justice flambant neuf à l’horizon 2021.

Pour l’instant, les résidences Churchill, Pont-Neuf et La Poterne sont les derniers endroits populaires résistants encore à l’embourgeoisement du Vieux-Lille.
Ce n’est donc pas un hasard si la police et surtout les BST [1] viennent « sécuriser » le territoire, ou plus clairement, harceler et stigmatiser la population.
14h45, ce 10 mai, les keufs débarquent, bloquent les rues, et contrôlent illico, tasers et flingues à la main. Bac, motards, camion-béliers, gendarmes.
Du monde. Beaucoup de monde. Du lourd pour seulement deux motocross circulant sur la plaine…
La scène est confuse, tout va très vite, une motocross est saisie rue Paul Ramadier, tandis qu’une autre prend la fuite à travers la plaine.
« Les flics braquaient tout le monde avec des guns » nous confie un jeune. Les renforts policiers sont appelés : contrôles, fouilles, pressions, etc.
Quinze minutes plus tard, Johnny, le conducteur de la motocross en fuite, est retrouvé inanimé à l’angle de la rue du Pont Neuf et de la rue de Gand.
Johnny alias « Baguette » a 27 ans et travaille dans le quartier comme animateur. Il est descendu de chez lui au moment de l’arrivée des premiers fourgons.
On nous raconte : un jeune était en train de pousser l’une des motocross, Johnny la récupère, démarre, et file en voyant la police le poursuivre.
Au talkie, un flic indique à ses collègues la direction prise par la motocross. Peu après, un autre balance aux jeunes avec cynisme « vot’ pote là, il s’est bien crashé la gueule ! ».
Personne n’y croit vraiment à ce moment-là, mais toutes les voitures de police se dirigent alors vers le lieu indiqué.
Que s’est-il passé ? Pour l’instant, peu d’éléments ont été fournis. Le conducteur aurait perdu le contrôle de la motocross alors qu’il sortait de la plaine.
C’est en tout cas la version de la police que s’empresse de relayer la Voix du Nord sur son site internet.
« Un véhicule des forces de l’ordre passant alors rue de Gand, avait trouvé le jeune homme inanimé et en sang, à côté d’une seconde moto-cross ».
Et plus loin : « Déséquilibré par une série de terre-pleins, le motard a perdu le contrôle de son engin, et a violemment percuté un mur d’enceinte ».
Pour la VDN, le conditionnel est en option et la police… hors de tout soupçon.
À ceci près que « Johnny savait conduire une motocross, et ces deux ou trois bordures, la moto les passe tranquille » assurent les jeunes.
Très vite, le bruit court que la voiture de police a percuté la motocross pour la déstabiliser.
Un flic lance à une personne présente sur les lieux du crash : « Viens voir sur la voiture, y’a rien, tu vois ».

Ce qui est étrange, c’est que les prostituées du secteur assurent tout d’abord aux jeunes avoir vu la voiture percuter la motocross.

Traiter les flics de porcs est insultant pour les porcs
Mais, dès le lendemain, elles se rétractent et affirment que Johnny aurait perdu le contrôle.
Une procédure judiciaire est enclenchée en moins de 24 heures à l’initiative de la famille, des soutiens et de Maître Regley afin de demander à avoir accès aux motocross saisies et à toutes les caméras du quartier, notamment celles de la caserne militaire à proximité qui pointent vers le lieu de l’incident.
Vaudrait mieux pour les bleus que les caméras corroborent leur version. En attendant, la famille et les habitant.es sont déterminé.es à connaître la vérité.
Histoire à suivre !
La Brique et le CRIME (Contre la répression des individus et les mouvements d’émancipation)
[1] Brigades Spécialisées de Terrain créées en 2010 par Hortefeux,
anciennement UTeQ.

zero, un, zéro zéro zéro : le numérique et la dégradation de l’emploi

Re-tuer Jaurès, chronique de la répression en Alès

Je reproduis un communiqué de Carapace qui organise ce jeudi le soutien à un manifestant qui porte la casquette pour une critique un peu vive de la police.

> Rassemblement de soutien
>>> Nîmes – Jeudi 11 mai – 8h
>>> Devant le tribunal (Boulevard des Arènes)
>>> Départ d’Alès en co-voiturage, à la Bourse du travail, à 6h45

Du 9 mars au 15 septembre 2016, des manifestations et autres actions
déterminées sont menées contre la loi travail. Dès le début du mouvement
social, l’Etat use de la violence pour casser les blocages et disperser
les manifestations. La détermination de l’Etat à ne pas laisser le
mouvement se développer est particulièrement forte dès les premières
actions. Les blessés et interpellés sont nombreux, rien d’étonnant au vu
des moyens dont disposent les flics (matraques, flashballs, gaz,
grenades, etc…). Au niveau national, ce sont des milliers de personnes
arrêtées, dont certaines écopent de peines de prison ferme ou avec
sursis, d’autres se voient soumises à des “peines alternatives” (Travail
d’Intéret Général, assignation à résidence, interdiction de manif ou
de séjour…).
Rien que sur Alès, 4 personnes sont interpellées le 23 avril suite à un
collage d’affiches. Lors de la manifestation du 17 mai, une action de
blocage de la sous-préfecture a été réalisée par plusieurs centaines de
personnes dont deux sont arrêtées quelques jours plus tard. L’un d’eux
est un collégien, convoqué pour jet de projectile. La deuxième personne,
accusée d’avoir cadenassé le portail lors du blocage, est condamnée à
280 heures de TIG. Durant la manifestation du 19 mai, deux personnes ont
le bras cassé dans une tentative d’interpellation de la BAC et de la
police nationale. Le 26 juin, ne trouvant pas d’autre prétexte, les
flics embarquent un manifestant pour un jet de pétard, il sera condamné
à 3 mois de sursis, 250 € de dommages et intérêts et 350 € de frais de
justice.
Au niveau national, le 15 septembre, dernière journée de mobilisation
contre la loi travail, est particulièrement encadré par la flicaille,
l’Etat voulant mettre un terme au mouvement social et surtout empêcher
sa reprise. Ce jour-là, à la fin de la manif à Alès, une partie du
cortège se dirige vers le lycée JBD pour aller soutenir les lycéens qui
veulent tenter de bloquer leur bahut. Comme tout au long de la manif,
les flics nombreux devancent les manifestants. Gazeuses et flashballs en
mains, les keufs démontent violemment la barricade qui tente de
s’ériger. Dans la cohue, un pavé est lancé face à ces provocations. Pour
les flics, il fallait un coupable. Une casquette trouvée dans un sac
crée la preuve idéale. Malgré les multiples caméras utilisées par les
flics ce jour-là, le moment où le pavé est jeté disparaît
miraculeusement des bandes. Le parquet décide de poursuivre le camarade
à la casquette.

Le 11 mai 2017, ce compagnon passe en procès en appel. Accusé de jet de
projectile sur les “forces de l’ordre”, il est relaxé en première
instance mais dans la foulée, le parquet fait appel de cette décision,
comme on pouvait s’y attendre. Après l’avoir soutenu lors de son premier
procès, nous entendons bien confirmer notre solidarité devant le
tribunal de Nîmes, le jeudi 11 mai.
L’utilisation de cette violence “légale” a pour objectif de faire peur,
de briser toute résistance à notre exploitation et de miner nos
capacités d’offensive. Il nous importe d’affirmer notre solidarité aux
personnes touchées par la répression sans tomber dans le piège de
l’innocence et de la culpabilité. N’oublions pas que la police nous
contrôle et nous humilie tous les jours, que la justice a pour but le
maintien de notre exploitation. La répression est indispensable aux
bourgeois et à nos gouvernants pour le maintien de leurs intérêts. Nous
subissons tous les jours l’exploitation et la domination, la répression
ne s’arrête pas en fin de manifestation, elle se poursuit au quotidien.
Des mobilisations ont eu lieu, notamment suite à l’agression de Théo à
Aulnay, la mort de Rémi au Testet, celle d’Adama dans le Val-d’Oise ou
celles de Zyed et Bouna à Clichy-sous-bois. À nous de les développer
face aux violences et à la répression policière. Il est important de se
défendre collectivement, d’affirmer notre solidarité, de ne pas laisser
de personnes isolées face à la police et à la justice.
Une attaque contre l’un d’entre nous, c’est une attaque contre tous !
Liberté pour tous !

> Carapace (Collectif Anti-Répression, Anti-Prison à Alès, Cévennes et
> Environs) est un collectif d’auto-défense, ouvert à tous et toutes,
> pour résister à la police, la justice et l’enfermement. Il a pour
> objectif de développer la solidarité et des outils de lutte afin de
> briser l’isolement et de construire des rapports de force face à la
> répression.
> Pour nous contacter, rencontrer…: carapace30@riseup.net

_______________________________________________

Lille Assassinat de notre camarade Hervé Rybarczyk par les identitaire

Suite à la révélation de l’assassinat de notre camarade Hervé Rybarczyk par les fascistes lillois, rassemblement hommage vendredi 12 mai à 19h sur la Grand Place de Lille (plus d’infos à la fin de l’article). Ci-après l’article revenant sur ces évènements, et les zones d’ombres de l’affaire publié par l’AFA NP2C. La police couvrait-elle les […]

via [Urgent] Assassinat de notre camarade Hervé Rybarczyk par les identitaires : rassemblement vendredi 12 à 19h — Lutte en nord

Bobby Sands révolutionnaire anti colonialiste mort il y a 36 ans

Bobby Sands, militant de l’IRA provisoire de 27 ans, est mort après soixante-six jours de grève de la faim, le 5 mai 1981, dans la prison de Maze. Cette prison,

via Bobby Sands : “Notre vengeance sera le rire de nos enfants” — Quartiers libres