Aux vieux cons que nous sommes devenus

l'Ecolo-Libertaire

J'ai exceptionnellement choisi de ne pas féminiser ce texte pour en faciliter la lecture aux moins coutumierEs de ce type de rédaction.
Il est dédié à mes amiEs, aux vôtres, à touTEs celleux qui restent bras ballants alors qu'une lame de fond devrait traverser le pays en réaction à la mort de Rémi Fraisse, aux récentes révélations de Médiapart 
et du Monde, mais aussi à tous les autres cas moins connus de violences policières qui commencent à être connus.
J'espère que les plus féministes comprendront la finalité de cette non féminisation...

Je m’adresse à mes (vieux) copains et aux vôtres, qui ont aujourd’hui des gosses ou sont en passe d’en avoir : Vous vous souvenez del’époque du lycée et de la fac? Des mouvements contre le CIP de Balladur ou la réforme Allègre et de cette fameuse sortie : « il faut dégraisser le mammouth ». Oui ça remonte…

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Croire en ce qu’on fait, ça change tout

Seuls ceux qui luttent savent !

Quartiers libres

La grande leçon du moment, ce sont les militant.e.s kurdes et la résistance kurde qui la donnent par l’exemple.
Ces personnes dont on ne parle pas ou peu et dont on ne cite jamais la véritable identité politique.

manifestation_Kobanê_Paris01112014
La résistance militaire à Kobanê face aux troupes de Daesh est présentée comme exemplaire. Pourtant celles et ceux qui la mènent ne sont jamais véritablement mentionné.e.s. On les présente comme des féministes ou des laïques qui luttent héroïquement.
En revanche, on entend plus souvent parler des Kurdes irakiens, « les Peshmergas » dont on parle beaucoup parce qu’ils sont les alliés des Américains.
Mais le fer de lance de la lutte sur le terrain n’est jamais nommé. Pourtant,

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Les Roms expulsés de Villeneuve d’Ascq ne veulent pas aller à Bauvin ou Cysoing

Nous sommes des bénévoles présents sur les 3 lieux ou vivent deux cent personnes depuis le 9 aout : la bande qui longe l’église ND des Victoires, le bosquet entre Triolo et Hôtel de Ville, le trou dans la terre, entre voie ferrée et excréments face à la gare d‘Hell-emmes chemin Napoléon.
Nous partageons, depuis 4 semaines leurs jours et leurs nuits, leurs repas leurs cafés, leurs discussions et leurs fous rires. Nos petites filles blondes (ça fait cliché mais c’et la vérité)  ont aujourd’hui des nouvelles copines brunes, qui en roumain savaient déjà dire Barbie ou Nike (chaussures se dit adidach).
Nous sommes venus le rejoindre, après vous avoir lus ou écoutés, ou parce que depuis deux ans nous avions participé à des activités sur la Friche évacuée par Valls et Aubry. Nous n’avons de responsabilité dans les associations du collectif, et pour la plupart n’adhérons à aucune.
Mais nous savons ce que veulent les personnes roms, parce que nous causons avec eux tous les jours et  certains d’entre nous apprennent le roumain. Quelques uns voudraient s’installer en France, vivre, comme en Roumanie, dans une maison, travailler, envoyer les enfants à l’université… D’autres simplement travailler quelque temps ici pour pouvoir financer une activité en Roumanie. … Ce sont des citoyens européens qui vont et viennent librement,.
A court terme, les Roms n’ont pas d’emploi en France, et ont 2 moyens de subsistance légaux ou tolérés : le sémafor (mendicité au feu rouge), et la récupération de ferrailles. Que vont-ils pouvoir faire dans des villages sans feux rouges ni ferraille ?
On sait ce qui est arrivé aux Harkis, aux Amérindiens, déportés dans des camps, coupés de leurs ressources habituelles. Nos amis hommes femmes enfants Roms le savent (certain-e-s sont allé-e-s à l’université) ou le pressentent. Ils ne veulent pas aller mourir de faim dans les sibéries socialistes.
Loin du regard apitoyé des membres de la LDH, du MRAP, du CCFD, d’AMNESTY des Verts. Nous l’avons compris réunion du collectif après réunion. Un responsable de la LDH l’a dit le 3 septembre  « Je ne suis pas ici pour défendre les intérêts des Roms mais celui de mes mandants, qui s’élèvent contre les traitements indignes qui leur sont fait. » Tous les social-démocrates-chrétiens-écolo… fondateur du collectif veulent aider le Rom et une chose : que l’on éloigne de leurs regards compatissants ces femmes implorantes, ces gamins au pieds nus qui interrogent non pas la charité, non pas les droits de l’homme mais la répartition des richesses entre capital et travail, entre Sud et Nord, entre Est et Ouest.
Les Roms et nous n’avons confiance que dans deux associations : l’Atelier solidaire et Pierre blanche ; ou plutôt deux hommes : le père Arthur et Yann Lafolie. Les deux personnes que Martine Aubry ne voulait pas rencontrer. Nous savons qu’ils défendront jusqu’au bout les intérêts des roms. Ou ceux qu’ils pensent être les leurs.
Cependant, nous vous demandons : si un Français était condamné en Roumanie, sans avoir été entendu par un juge, sans pouvoir choisir son avocat, sans avoir le droit de communiquer à la presse, que dirions nous ?
M. le préfet ne veut pas recevoir de roms. Il préfère annoncer les infos les concernant à des associations qui, de leur aveu même, ne les représentent pas ! Ne pas vouloir parler directement aux personne roms est une décision raciste. Celui qui l’a prise tombe sous le coup de la loi.
Nous, bénévoles, pouvons vous faire rencontrer tous les roms que vous voulez, servir d’interprètes pour les interviews. Nous savons que la plupart de vos lecteurs, les polaks, ritals, bougnoules, nyaqué d’autrefois n’aiment pas trop les Roms. Mais nous imaginons que vous n’avez pas choisi le journalisme forcément pour ne traiter que des sujets évidents. Le prix Albert Londres ne e gagnent pas ou les lambris dorés pour reprendre l’expression de Simon Verdière