Suite à la révélation de l’assassinat de notre camarade Hervé Rybarczyk par les fascistes lillois, rassemblement hommage vendredi 12 mai à 19h sur la Grand Place de Lille (plus d’infos à la fin de l’article). Ci-après l’article revenant sur ces évènements, et les zones d’ombres de l’affaire publié par l’AFA NP2C. La police couvrait-elle les […]

via [Urgent] Assassinat de notre camarade Hervé Rybarczyk par les identitaires : rassemblement vendredi 12 à 19h — Lutte en nord

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Bobby Sands révolutionnaire anti colonialiste mort il y a 36 ans

Bobby Sands, militant de l’IRA provisoire de 27 ans, est mort après soixante-six jours de grève de la faim, le 5 mai 1981, dans la prison de Maze. Cette prison,

via Bobby Sands : “Notre vengeance sera le rire de nos enfants” — Quartiers libres

Postface à Benoît Duquesne, journaliste

Le hasard et l’alphabet a voulu que Benoît Duquesne et moi soyons dans le même groupe à l’École supérieurs de Journalisme de Lille. Tout nous opposait. Il avait une intelligence et des lunettes carrées, les miennes était cassées. Il voulait faire de la radio, moi de la presse écrite. Il avait un look à un premier de la classe, moi j’explorais les limites du post-punk. Il se disait proche du PS ( c’était en 1981), je portait en noir le deuil de la bande à Baader. Mais j’ai toujours aimé ce Clark Kent travaiolique, qui ne manifestait aucune des crispations idéologiques dont souffrent souvent ce genre d’individu. En « carrefour d’actualité », lorsque c’était mon tour de contribuer au résumé de la semaine je guettais son regard désapprobateur et son sourire amusé, lorsque j’affirmais que les journalistes français n’étaient pas plus libre que ceux d’URSS ou qu’il était réactionnaire d’appeler des combattants palestiniens «  terroristes ». J’avoue que parfois, écrivant mes chroniques sur une nappe du restaurant où je travaillais, j’en rajoutais un peu, dans l’espoir de lui faire un peu plus froncer les sourcils.
Benoît a fait partie des camarades qu l’on perdait en début de seconde année, parce qu’ils avaient décidé de préparer la  bourse Lauga, comme on prépare le Grand oral de l’Ena. Cette bourse, en mémoire d’un jeune journaliste missing in action, permettait d’entre directement à Europe 1. Benoît s’est mis à apprendre tout sur tout. En juin 1983, il connaissait l’organigramme du PC d’Azerbaïdjan, et la liste de tous les prix Nobel. Moi, seul, à avoir demandé la dominante presse écrite, j’étais versé en journaliste Télé, avec comme maître Jean Pierre Pernaut, alors placardisé par la gauche triomphante. Lors des carrefours d’actualité, je continuais à vomir sur la presse bourgeoise, et lui il parlait comme un journaliste de BFM. Et le plus fort c’était que BFM n’existait pas.
De la vie privée de Benoît dans ces années studieuses je ne raconterai rien de peur de m’endormir immédiatement. Alors que le « groupe A » défiait toutes les règles de la prophylaxie en épuisant la multiplicité des jeux des corps, il était marié, papa, et amoureux de sa sage-femme de femme. Benoît avait un rapport douloureux et tendre à la santé. Il avait tenté vainement d’être médecin, et je m’étais toujours dit que c’était une perte pour la médecine, et une chance pour la journalisme. Hier soir, apprenant la nouvelle de sa mort naturelle, je me suis dit qu’à quelque points près, il serait aujourd’hui bien vivant, médecin de quartier un peu enrobé, grondant gentiment les vieilles hypocondriaque, et corrigeant d’un sourire amusé le regard désapprobateur porté sur une jeune actrice polytoxicomane à qui pour « la dernière fois »il prescrirait encore une fois un truc qui la soulage un peu.
Est ce mon imagination, mais il me semblait lorsque j’apercevais son visage multiplié dans un rayon de chez Darty, que lors de ses interviews un peu professorale, il gratifiait les menteurs politiques d’un regard désapprobateur et d’un sourire désabusé. Si un jour, comme cela s’annonce dans l’indifférence générale » les nouveaux nazis arrivent au pouvoir, Benoît nous manquera. A moi en tout cas. Tous les combattants ont besoin d’une vitrine légale. Et d’un regard désapprobateur et amusé. 

Cérébrale

Ce matin je suis allé entendre des jeunes chercheurs ( doctorants) parler d’arts et de sociétés, puis au marché de Wazemmes (1), j’ai acheté des pensées pour N. et j’ai joué au poker avec les deux enfants de la fille de la sœur de l’ex de de mon ex (quasiment mes neveu et nièce).J’ai acheté un jeu et des chouchous pour Violette. J’ai discuté avec un copain de Marjane Satrapi et ce malaise qui me prend quand je vois ses films qui ne nous apprennent rien de pourquoi l’intégrisme a pu s’installer dans cette société occidentalisées. Puis j’ai rencontré Clémentine et Romain et fait la connaissance de leur coloc, une américano-iranienne, j’ai reparlé de Marjane en mode mineur «  j’ai été déçu je m’attendais à une grande blonde avec de gros seins. J’ai fait rire, alors j’ai offert une pensée à Romain, en disant que j’allais venir voir si elle va bien. Il m’a dit quand tu veux. Je me suis dirigé vers le métro pour rejoindre mon fils Virgile. J’ai croisé Bertrand qui m’a dit qu’il avait rêvé qu’avec Laurence et Jean-Louis on lui avait demandé de décoré une boutique à Londres. Il m’a dit que mon pantalon de skai lui faisait pensé à nos année 80 puis il m’a dit qu’hier au soir, Bouziane Delgrange était mort d’une hémorragie cérébrale. (2)

(1) Quartier populaire de Lille
(2) Bouziane était chargé de mission développement local, mise en œuvre des politique public de l’emploi au Comité de bassin pour l’emploi de Lille. Il avait participé à la marche des Beurs, avait été très actifs dans les quartiers populaires de Wazemmes et Moulins, dans des associations avant de devenir, en 1995 conseiller délégué à l’action humanitaire et à la coopération humanitaire sur la liste de Pierre Mauroy. Jeté de la liste Aubry en 2001. Il servait parfois en terrasse aux Tilleuls (bar mythique du marché de Wazemmes) . Il avait au moins un fils. Sa mère est une grande militante du quartier de Moulins;