Repenser l’action non-violente et la politique contestataire : Cultures politiques d’opposition non-violente dans le mouvement indépendantiste indien et le Mouvement des travailleurs sans terre du Brésil 1/9

 

SEAN CHABOT , Eastern Washington University, STELLAN Vinthagen Université de Göteborg

[cette traduction automatique non officielle n’est destinée qu’à inciter le public francophone à faire l’effort de lire l’article original en anglais. ]

 

La synthèse émergente entre les travaux sur l’action non-violente et ceux sur la politique contestataire a donné des informations importantes. Pourtant elle reproduit aussi la dichotomie entre politique et culture qui continue à hanter les deux champs. La poursuite des travaux récents de Jean-Pierre Reed et John Foran, et notre contribution introduit les concepts de cultures politiques d’opposition non-violente pour forger une nouvelle synthèse, qui reconnaît l’aspect politique de la culture non-violente et l’aspect culturel de la culture de la politique non-violente. Nous appliquons notre cadre théorique à deux cas empiriques, le mouvement d’indépendance en Inde et le Mouvement des travailleurs sans terre au Brésil (connu sous le nom de Movimento sem Terra ou MST ), et conclure par des idées pour d’autres recherches sur les cultures politiques d’opposition non-violente.

INTRODUCTION

Alors que les mouvements sociaux pacifiques continuent d’exercer une influence puissante sur les gouvernements et sociétés dans le monde entier, les chercheurs qui travaillent sur l’action non-violente et les politiques contestataires se rendent compte de plus en plus qu’ils ont beaucoup à apprendre les uns des autres. Informé par les précédentes tentatives de synthèse, Unarmed Insurrections de Kurt Schock (2005) innove en fusionnant l’action non-violente et études des politique contestataire. Alors que la fertilisation croisée a commencé au cours des années 1990 (Sommer 2000, McAdam et Tarrow 2000, Zunes, Kurtz et Beth 1999, Ackerman et Kruegler 1994, McCarthy et Kruegler 1993), Schock est le premier à développer un cadre théorique complet fondé sur des constats et des débats-clés dans les deux domaines. Le but de notre contribution à ce volume est d’étendre – et où c’est nécessaire de réviser – le travail de Schock, et d’appliquer notre propre approche au mouvement indépendantiste indien et au Mouvement contemporain des Travailleurs sans terre au Brésil (Movimento Sem Terra ou MST). Bien que nous apprécions la clarté d’analyse et l’applicabilité empirique de Insurrections sans armes, nous pensons aussi qu’il reproduit certains trous noirs des travaux sur l’action non-violente et de ceux sur la politique contestataire. À notre avis, les deux domaines de recherche ont tendance à se fonder sur la dichotomies entre politique et culture, qui restreint l’exploration des intersections entre ces domaines.

A la suite de la perspective de Gene Sharp, le pionnier incontesté dans le domaine, les chercheurs sur l’action non-violente fondent généralement leurs théories sur les distinctions scientifiques et sociales entre choix rationnel et comportement éthique, entre explications objectives et interprétations subjectives, et particulièrement entre intérêts stratégiques et valeurs morales. The Politics of non-violent Action de Sharp (La politique de l’action non-violente), par exemple, expose à titre liminaire qu’il se concentrera sur l’action non-violente comme une technique politique plutôt qu’une manière culturelle de vivre:

«les  relations entre la technique et les problèmes éthiques, et entre les systèmes de croyance incitant à un comportement non-violent et la technique, sont pour la plupart pas discutés ici »(Sharp 1973, voir aussi Sharp  1990: 2).

Ses successeurs adoptent généralement les mêmes point de vue théorique, le traitement « pragmatique » et le principe de l’action non-violente comme un ensemble de techniques de protestation distinctes, et la politique et la culture comme deux domaines distincts (Schock 2005: 36-37; Burrowes 1996: 100). Ces binarités conduisent les chercheurs à sous-estimer la culture de la politique non-violente, la politique de la culture non-violente, et les liens entre eux.

Bien qu’ils accordent plus d’attention maintenant aux processus culturels que par le passé, les éminents spécialistes des politique contestataire continuent de construire leurs arguments sur des oppositions catégoriques,traitant la culture en tant que médiateur entre institutions politiques et action collective (Williams 1977: 99). Prenons, par exemple, les dernières dynamique du modèle de contention mis au point par Doug McAdam,un des chercheurs les plus influents de ce champ. Il attribue plus d’importance aux mécanismes culturels tels formation d’identité et fabrication de sens que l’ancien modèle de processus politique de McAdam (1982), mais les conçoit encore comme mettant en place le décor pour  l’action politique organisée et la réforme gouvernementale – non en tant qu’objets  politiquement significatifs par eux mêmes ( Goodwin et Jasper 2004: 211). Nous reconnaissons que politique et culture ne doivent pas être confondus, nous suggérons que ceux qui étudient la politique contestataire devraient accorder plus d’attention à l’interaction entre ces sphères de vie sociale.

Nous ne sommes pas seuls à soulever cette question théorique cruciale. Particulièrement dans le domaine de politique controversée, les chercheurs sont de plus en plus nombreux à contester le biais structuraliste de personnalités comme McAdam et ses collaborateurs Charles Tilly et Sidney Tarrow, les mettant au défi de prendre le lien entre politique et culture plus au sérieux (McAdam, Tarrow et Tilly 2001). Dans Rethinking social movements (  repenser les  mouvements sociaux) ,par exemple, Jeff Goodwin et James Jasper (2004) lancent un débat sur le modèle de médiation de la culture et incluent des déclarations importantes des deux côtés du débat (voir aussi VJ Reed, 2005, Duncombe 2002, Mansbridge et Morris 2001 ; Buechler 1999, Alvarez, Dagnino et Escobar 1998). Mais alors que l’importance de leur collecte confirme que le champ est en pleine mutation, ils ne proposent pas une alternative concrète au cadre théorique privilégié par des chercheurs comme McAdam, Tarrow et Tilly. À notre avis, les travaux récents les plus prometteurs à cet égard proviennent de Jean-Pierre Reed et John Foran (2002), qui proposent le nouveau concept de « cultures politiques d’opposition » comme un moyen d’explorer le terrain fertile entre politique et culture. En tant que spécialistes de la sociologie des révolution, Reed et Foran sont en marge du champ de la politique contestataire, mais nous pensons que leur concept nous permet de repenser les liens avec les études sur l’action non-violente, particulièrement dans les cas du mouvement d’indépendance de l’Inde et du MST au Brésil.

La section suivante présente un nouveau concept pour l’étude de l’action non-violente et de la politique contestataire, « cultures politiques d’opposition non-violente, » sur la base des efforts théoriques de Reed et Foran. Ce concept permet une nouvelle synthèse qui se déplace au delà des dichotomies actuelles politique/culture et repose sur une vision alternative du pouvoir. La troisième section porte les quatre éléments qui façonnent cultures politiques d’opposition non-violente, expériences émotionnelle, idiomes culturels, idéologies et structures organisationnelles- dans le mouvement indépendantiste indien dirigé par Gandhi et le MST, en cours au Brésil. Il suggère que certains mouvements sociaux non-violents doivent être considérés comme à la fois pragmatiques et fondés sur des principes,à la fois politiques et culturels, plutôt que l’un ou l’autre. Pour conclure, nous montrons comment les éléments discutés dans la section précédente croisent et se connectent avec les cultures politiques spécifiques de l’opposition non-violente, et suggèrent plusieurs domaines de recherche.

Sea Shepherd : sombre héros de l’amer

Totenkopf

 

 ON a coutume dans le milieu antifa de critiquer Sea SepHerd pour ses relations avec Brigitte Bardot, elle même proche du FN, et islamophobe forcenée. Du coup il est assez facile à certains de se débarrasser de l’objection en disant qu’on ne peut pas incriminer quelqu’un pour ses relations amicales etc… J’ai moi même des amis de droite macronistes ou France Insoumise. Cependant je ne m’afficherais pas forcément avec eux dans les médias comme le fait Paul Watson avec BB.

On sait peut être que c’est Paul Watson, alors membre fondateur de Greenpeace qui pilota BB sur la banquise et l’incita en 1977 à lancer une campagne, retentissante et efficace contre le massacre de bébés phoques. On pourrait supposer que, canadien, Paul Watson n’est pas au courant des évolutions diarrhéique de notre star nationale. Peut être. Mais les idées défendues par Paul Watson font qu’il n’est peut être pas gêné de partager la table de membres du FN.

Paul Watson, comme certains écologistes est malthusianiste. Il est partisan de réduire la population mondiale à un milliard d’individus humains.On se demande comment il espère arriver à ce résultat : façon Allemagne 42 ou en mode Rwanda, à la machette ? Pourtant ce malthusianisme ne gène pas trop dans les milieux écologistes qui considèrent que la croissance de la population est à l’origine de la trop forte empreinte humaine sur la nature ( et non pas le manque de réflexion à moyen terme, et la cupidité capitaliste) . ET ce n’est pas non plus top problématique dans les milieux anarchistes cultivés qui savent que le malthusianisme a un temps été défendu dans nos milieux par opposition à la propagande nataliste de l’Eglise, sans doute, et sûrement par misanthropie.

Pourtant le malthusianisme n’a rien de gauchiste. Dans un article paru dans la compilation “Life on the brink” (vivre au bord du précipice) il décrit l’humanité comme

une maladie auto-immune de la terre “

et propose que seuls soient autorisés à se reproduire

 

“ceux qui peuvent assurer financièrement et éducativement envers leur progéniture.”

ce qui interdirait aux pauvres d’avoir des enfants.

http://climateandcapitalism.com/2014/01/27/two-sides-of-populationisms-bad-penny/

 

Mais Watson, de surcroît croit au malthusianisme dans un seul pays. Il a commis des déclarations, et même un communiqué officiel encore présent sur le site du mouvement dans lequel il demande “profitant d’un débat sur l’immigration clandestine

“ de réduire l’immigration a un niveau où serait réaliser une stabilisation de la population des USA. “

.http://www.seashepherd.fr/news-and-media/editorial-060518-1.html

 

Une fois encore, ce sont les pauvres qu’il veut empêcher de survivre en cherchant du travail aux USA, et il ne demande aucun effort aux femmes blanche autochtones.

 

POur parachever le portrait, Paul watson qui aime se montrer avec sa femme qui est une blonde mince correspondant aux stéréotypes du mannequinat, utilise d’autres “sex symbol” telle Pamela Anderson pour sa communication.

 

puisqu’on parle de lien, Sea Sepherd France a des liens avec Pierre Rabhi. gourou de la vie simple dont la famille a fait fortune sur cette idée facile.

 

 

et qui est pote avec Chouard.

 

Chouard qui appelle à voter asselineau

 

qui défend Soral

 

et  cite des auteurs antisémite souhaite accueillir des antisémites dans son mouvement et défend l’ignoble théorie selon laquelel les juifs auraient financé Hitler.

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/09/15/142-le-fascisme-n-est-pas-assimilable-a-l-antisemitisme

 

Pour moi Sea Shepherd c’est non. On peut juste espérer que les gens se documentent un peu avec de s’engager n’importe où

 

Cela peut nous permettre de signaler quelques points q font qu’il faut être méfiant quant à un mouvement

 

  • .Si ce mouvement est celui d’un seul homme ( en terme de présence médiatique et symbolique.
  • Si le mouvement porte un nom spéciste ( ici “berger de la mer”) quelque soit le degré ou ça doit être pris. Et un nom qui évoque le chef le leader, le conducteur, le berger, le gardien de vache.
  • enfin notre réflexion sur la violence ne pas pas s’épargner de réfléchir à la chose suivante : PW quitte Greenpeace qui voulait rester aux limites de la non-violence active. PW défend l’idée qu’il serait pas criminel de tuer l’équipage d’un chalutier. Ce type de propos ne peut pas être tenu, à mon avis par une personne entièrement saine d’esprit,, et une personne qui tient detel propos niant l’importance de la vie humaine ne peut que dériver vers le sexisme, le racisme et toutes formes de domination.

 

 

« Les pansements ont bien été expédiés à Rojava, voici une petite photo en PJ »

Emmanuel Maton : 5 militants politiques rennais en détention arbitraire !

(communiqué des éditions Pontcerq

COMMUNIQUÉ CONCERNANT DES ARRESTATIONS POLITIQUES DANS RENNES

6 juin 2017

Des arrestations politiques d’une très grande violence ont eu lieu dans plusieurs appartements, à Rennes, au matin du 30 mai dernier. Depuis, cinq militants politiques, qui ont refusé la comparution immédiate, sont en détention.

Nous, Pontcerq, faisons ce communiqué, ce mardi 6 juin, et relayons cette information autour de nous : pour la raison que ces arrestations ont eu lieu dans un silence presque total dans les médias.

Les journaux sont occupés ailleurs. Ou alors : on ne sait plus très bien situer, après bientôt deux ans d’état d’urgence et des milliers de perquisitions, ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. (On le sait pour la Turquie, la Russie, les autres pays.)

De telles opérations de police ciblées, précises, ne peuvent avoir été pensées et décidées qu’en haut lieu. Elles poursuivent un but évident : briser des groupes de résistance politique.

Les groupes auxquels on s’en prend aujourd’hui se sont battus par exemple contre la loi « travail » au printemps 2016. En les éliminant on ne cherche même pas à les punir : on les empêche préventivement de s’opposer à ce qui va venir1.

Ce qui se passe maintenant n’est plus seulement un spectacle écœurant d’intimidation : c’est réellement que quelque chose est en train, sous nos yeux, d’être expulsé, détruit, liquidé – de manière très décidée et froidement commandée, sous l’action de brigades policières : la possibilité d’une résistance politique.

Plusieurs de ces militants faisaient vivre à Rennes la Maison de la grève.

Nous déclarons notre soutien aux cinq personnes détenues, à leurs proches, à leurs camarades, à tous ceux de leur camp. Ainsi qu’à toutes les autres victimes, à Rennes et ailleurs en France, des méthodes ultra-violentes d’intimidation, d’incarcération politique2.

Nous sommes de leur camp contre un pouvoir aussi foncièrement policier, aussi foncièrement anti-politique.

Pontcerq,

Rennes, le 6 juin 2017

(Au cours de l’état d’urgence, en France, pour la cinquième fois prolongé)

1 Un nouveau président de la République (Emmanuel Macron) a été récemment élu. On sait les réformes dont il a l’intention, en particulier dans ce domaine du code du travail.

2 Le préfet de région, qui s’est occupé de la répression des mouvements politiques à Rennes jusqu’au printemps 2016 (Patrick Strzoda), a été nommé depuis Chef de cabinet du président de la République Emmanuel Macron ; il est passé entre-temps par le ministère de l’Intérieur. Les priorités policières du nouveau pouvoir sont évidentes. Certains « foyers » doivent être liquidés « avant l’été » (des réformes viennent).

Nota bene :

La violence de l’opération de police a été racontée dans lundimatin (revue en ligne). Les raisons alléguées par la police pour l’arrestation des sept personnes le mardi 30 mai ont été exposées dans lundimatin : ces raisons ne sont pas tenables. https://lundi.am/Rennes-un-policier-sort-son-arme-et-braque-des-manifestants. Il est imprudent – objectera-t-on – de s’en tenir à ce que dit lundimatin, aux seuls dires de lundimatin : mais aucun autre média n’a parlé. Que d’autres enquêtent aussi, s’ils peuvent… Dans un cas comme celui-là, tellement violent, la preuve est bien à faire de l’autre côté ; du côté de ceux qui ont tiré les armes, et qui continuent à les tirer.

Éditions Pontcerq

​18, bis Boulevard Volney​


35

​7​

00 Rennes
pontcerq@gmail.com
http://www.pontcerq.fr/

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Pour Pôle emploi, chômer c’est un job à temps plein

journée type d'un demandeurLa publication par Pôle emploi d’une infographie relatant la « journée type d’un demandeur d’emploi efficace ». Suscite beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux. Certains ( les comptes Twitter d’autres Pôle emploi par exemple) relaient avec enthousiasme, mais beaucoup d’autres s’indignent. Certains ont le bon réflexe de se demander s’il ne s’agit pas d’un fake. Il est inimaginable que le service public de l’emploi français demande aux chômeurs de prendre une douche de 15 mn chaque matin ( pour accélérer le réchauffement climatique et résoudre ainsi le chômage par la suppression de l’humanité ? https://www.energie-environnement.ch/entretien-nettoyage/douche-et-bain) et lui ordonne de se détendre à 17 h 30. Il est aussi bizarre que le Pôle emploi recommande l’utilisation d’un service de réseautage allemand (LinkedIn ) au lieu de Viadeo qui crée des emplois en France.

Et Pourtant c’est vrai ! Cet infographie siglée Pôle emploi a été publiée sur le Facebook de l’agence P.E. de Compiègne (en Hauts de France). C’est une adaptation d’une infographie parue sur businessinsider (16 août 2015) un site économique américain qui appartient au géant de la presse allemande Springer. Ce site est destiné aux cadres et dirigeants. Le demandeur d’emploi présenté est celui dont rêve ces gens !

la-journc3a9e-type-dun-demandeur-demploi-efficace

Dix jours plus tard le job board Keljob (filiale du Figaro) publie une traduction française, relayée le 27 août 2015 par une mission locale ( organisme public qui aide les moins de 25 ans à s’insérer).

Il n’est sans doute pas utile de démontrer pourquoi il est choquant de voir des organismes publics vouloir ainsi dicter la vie de chômeurs. Cette histoire est l’illustration de l’importance du paratexte. Ce discours ultra libéral n’est pas choquant lorsqu’il est relayé par des sites ultra libéraux. Il prend une connotation inquiétante lorsqu’à leur tout des organismes qui ont souvent un pouvoir de vie ou de mort sur des demandeurs d’emploi le relaient.

Il est possible aussi que le Pôle emploi de Compiègne ait voulu précéder une évolution prévisible de ses missions dans l’ère Macron. Viadeo s’est payé une page de pub dans les quotidiens pour demander une rendez vous au ministre du Travail. Ce site de réseautage a déposé le bilan avant d’être racheté par le Figaro. Il est probable que les libéraux qui nous gouvernent caressent l’idée de délester Pôle emploi de certaines de ses missions pour les confier à des partenaires privés. Et comme déjà les conseillers Pôle emploi recommandent déjà aux chômeurs de se créer un réseau sur Viadeo ou LinkedIn …

Mise à jour : Slate publie un article intéressant sur le sujet. Titiou Lecocq y souligne qu’il ne manque plus que le yoga et le gluten-free, le matin. Il ne coit pas si bien dire : dans la version US on ordonne de sortir le tapis de yoga. En revanche le petit déjeuner n’est pas tendance : bacon, oeuf et pain  https://www.slate.fr/story/146121/chomeur-solaire-pole-emploi

Interdiction du rassemblement contre les crimes fascistes : le talon de fer En Marche

Les constantes interdiction de manifester dans le centre de Lille pour protéger lA Citadelle, repaire de fafs pose de plus en plus problème. Voir sur Lutte en nord une position proche de celle de l’AFA-NP2C

Lutte en nord

Hier devait se dérouler sur la Grand Place de Lille un rassemblement dont l’objectif était :

  • de condamner les meurtres dont sont accusés des militants de l’extrême-droite lilloise (affaire dites « du pousseur de la Deûle »)
  • d’exiger la fermeture du local raciste « La Citadelle » fréquenté par ces individus
  • de rappeler les relations troubles entre la police lilloise et ces assassins présumés

Nous avons publié la semaine dernière un texte revenant en détail sur l’ensemble de ces points.
Seulement la préfecture a décidé que ce rassemblement ne devait pas se tenir : un arrêté interdisant le rassemblement a été passé au nom de l’État d’Urgence Permanent. Cocasse lorsque l’on sait que c’est la police et l’extrême-droite lilloise qui ont armé le djihadiste ayant attaqué l’Hyper Cacher.
Cette interdiction n’a pas été communiquée publiquement. Ni la presse locale (qui s’était pourtant fendu d’un article racoleur le jour même)…

View original post 375 mots de plus

#ACAB : Johnny, 27 ans dans le coma après une intervention policière à #Lille

Voici un communiqué du Crime (Contre la répression des individus et les mouvements d’émancipation). Pour comprendre : cela se passe dans une enclave d’HLM

Fuck Cops = Nique la police

en lisière du Vieux-Lille qui est un peu Le Marais lillois.

 

Salut à toutes et à tous,
Voici ce qui s’est passé ce mercredi 10 mai dans le Vieux-Lille. On vous tient au courant des suites.
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Intervention de la police : un animateur dans le coma
10 mai. 14h 45. Vieux Lille.
Des jeunes font des allers-retours en motocross sur la plaine Winston Churchill. Churchill, c’est le nom de la résidence de 8 tours et de 400 foyers située à la périphérie nord du Vieux Lille. Là où vivait Hakim Djellassi, tué en toute impunité après son passage dans un fourgon de police en 2009. C’est là aussi où est retrouvé, ce mercredi 10 mai, Johnny, inanimé, la tête ensanglantée, suite à une intervention des forces de l’ordre. Johnny est toujours dans le coma à l’heure où l’on écrit ces lignes. Accident ? Violences policières ?
On est allés à la rencontre des habitant.es du quartier pour comprendre ce qu’il s’est passé.

Chaque jour ici, les jeunes subissent humiliations et contrôles policiers.«Les keufs nous balancent souvent des  »vous inquiétez pas, on va bientôt débarquer et on vous aura tous »» nous résume-t-on. C’est que la cité dérange dans ce paysage en cours de revitalisation du Vieux-Lille. Ici sera implanté le palais de justice flambant neuf à l’horizon 2021.

Pour l’instant, les résidences Churchill, Pont-Neuf et La Poterne sont les derniers endroits populaires résistants encore à l’embourgeoisement du Vieux-Lille.
Ce n’est donc pas un hasard si la police et surtout les BST [1] viennent « sécuriser » le territoire, ou plus clairement, harceler et stigmatiser la population.
14h45, ce 10 mai, les keufs débarquent, bloquent les rues, et contrôlent illico, tasers et flingues à la main. Bac, motards, camion-béliers, gendarmes.
Du monde. Beaucoup de monde. Du lourd pour seulement deux motocross circulant sur la plaine…
La scène est confuse, tout va très vite, une motocross est saisie rue Paul Ramadier, tandis qu’une autre prend la fuite à travers la plaine.
« Les flics braquaient tout le monde avec des guns » nous confie un jeune. Les renforts policiers sont appelés : contrôles, fouilles, pressions, etc.
Quinze minutes plus tard, Johnny, le conducteur de la motocross en fuite, est retrouvé inanimé à l’angle de la rue du Pont Neuf et de la rue de Gand.
Johnny alias « Baguette » a 27 ans et travaille dans le quartier comme animateur. Il est descendu de chez lui au moment de l’arrivée des premiers fourgons.
On nous raconte : un jeune était en train de pousser l’une des motocross, Johnny la récupère, démarre, et file en voyant la police le poursuivre.
Au talkie, un flic indique à ses collègues la direction prise par la motocross. Peu après, un autre balance aux jeunes avec cynisme « vot’ pote là, il s’est bien crashé la gueule ! ».
Personne n’y croit vraiment à ce moment-là, mais toutes les voitures de police se dirigent alors vers le lieu indiqué.
Que s’est-il passé ? Pour l’instant, peu d’éléments ont été fournis. Le conducteur aurait perdu le contrôle de la motocross alors qu’il sortait de la plaine.
C’est en tout cas la version de la police que s’empresse de relayer la Voix du Nord sur son site internet.
« Un véhicule des forces de l’ordre passant alors rue de Gand, avait trouvé le jeune homme inanimé et en sang, à côté d’une seconde moto-cross ».
Et plus loin : « Déséquilibré par une série de terre-pleins, le motard a perdu le contrôle de son engin, et a violemment percuté un mur d’enceinte ».
Pour la VDN, le conditionnel est en option et la police… hors de tout soupçon.
À ceci près que « Johnny savait conduire une motocross, et ces deux ou trois bordures, la moto les passe tranquille » assurent les jeunes.
Très vite, le bruit court que la voiture de police a percuté la motocross pour la déstabiliser.
Un flic lance à une personne présente sur les lieux du crash : « Viens voir sur la voiture, y’a rien, tu vois ».

Ce qui est étrange, c’est que les prostituées du secteur assurent tout d’abord aux jeunes avoir vu la voiture percuter la motocross.

Traiter les flics de porcs est insultant pour les porcs
Mais, dès le lendemain, elles se rétractent et affirment que Johnny aurait perdu le contrôle.
Une procédure judiciaire est enclenchée en moins de 24 heures à l’initiative de la famille, des soutiens et de Maître Regley afin de demander à avoir accès aux motocross saisies et à toutes les caméras du quartier, notamment celles de la caserne militaire à proximité qui pointent vers le lieu de l’incident.
Vaudrait mieux pour les bleus que les caméras corroborent leur version. En attendant, la famille et les habitant.es sont déterminé.es à connaître la vérité.
Histoire à suivre !
La Brique et le CRIME (Contre la répression des individus et les mouvements d’émancipation)
[1] Brigades Spécialisées de Terrain créées en 2010 par Hortefeux,
anciennement UTeQ.