#Lille la #librairie l’INSOUMISE SE RELANCE

on reprend petit à petit des permanences, on sera donc là ce samedi entre 15h et 19h, ce sera l’occasion de parler avec un camarade parisien qui est de passage sur Lille des assignations à domicile, des procès en cours à Paris, du mouvement contre la loi Travail…n’hésitez pas de passer !

Et aussi comme vous avez pu constater, L’Insoumise a été beaucoup moins active ces derniers mois, nous avons besoin de vous pour se relancer! Venez donc à l’AG de l’Insoumise le samedi 5 novembre à 15h! Voici l’appel:

———->

L’insoumise est une librairie occupée, plantée rue d’Arras, qui entend être un lieu fermement ancré dans les luttes, l’anticapitalisme et l’autonomie de classe. Depuis septembre 2012, elle propose de nombreux bouquins à prix libre, une bibliothèque. De très nombreuses causeries avec des intervenant.es d’un peu partout s’y sont tenues.

Durant le mouvement contre la loi travail l’AG de lutte s’y est fréquemment réunis. Notre collectif s’est alors jeté dans le mouvement délaissant nos activités habituelles.

Avec la rentrée, on entends reprendre les débats, rouvrir la bibliothèque et la librairie, bref mettre de la vie dans ce lieu d’échange et de rencontre entre celles et ceux pour qui lutte sociale et autonomie ne sont pas juste des mots. Alors, on vous appelle.
Si le projet de l’Insoumise vous plait, si vous avez des idées, et si vous voulez nous aider à la faire tourner, venez en discuter avec nous. Rejoignez nous

Une nouvelle bibliothèque numérique de documents d’histoire contemporaine

Communiqué du Centre d’histoire internationale contemporaine

Lancement de l’Argonnaute le 17 novembre 2014

 L’Argonnaute  est la nouvelle bibliothèque numérique de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine et tire son nom du journal des tranchées du même nom.

Ce nouveau portail vous donnera accès aux plus de 130 000 documents numérisés par la BDIC : imprimés et pièces d’archives, dessins, peintures, photographies, affiches et objets, permettant de se plonger dans les sources de l’histoire du XXe siècle.
Accessible sur supports mobiles et collaboratif, l’Argonnaute permet de signaler les documents via les réseaux sociaux ou de les exporter vers des sites tiers.

Comme le signale Bibliomab , il n’est pas possible de télécharger ses documents sur son disque dur mais on peut les partager, les inclure dans un blog.

Voici une affiche anti-dreyfusarde de 1900

http://argonnaute.u-paris10.fr/embed/a011415836885vdx8h9

Voici une photo de l’auditoire de Pierre Taittinger, le grand père de Brigitte, la  femme de Jouyet et du défunt Christophe de Margerie, en 1934. M. Taittinger figure important de l’extrême droite d’entre les deux guerres a été « maire » de Paris nommé par les Allemands en 1943-1944.

http://argonnaute.u-paris10.fr/embed/a0114115603282s7c5f

Affiche anti fasciste de la guerre d’Espagne

http://argonnaute.u-paris10.fr/embed/a011415909834vn7bh1

Manifestation antiraciste ca 1980

http://argonnaute.u-paris10.fr/embed/a011416010326w14tx9

journalisme debout ou démocratie couchée ? Un choix de société…

Journal contre la #PesteBrune

journalisme-censure-L-_GnJFvProfondément convaincu qu’un journalisme de qualité devrait être au cœur de l’idéal démocratique tant il a un rôle important à jouer, surtout dans le contexte actuel, je ne pouvais qu’être interpellé par ces deux publications. La première, c’est celle du SNJ, sous la forme d’une lettre en date du 10 novembre 2014 au Président de la République. Elle demande une chose pourtant simple :

Les journalistes et leurs organisations syndicales sont mécontents; ils sont en attente depuis des mois de la nouvelle loi sur la protection des sources des journalistes, une des promesses du candidat François Hollande lors de sa campagne électorale. Un projet, élaboré après plusieurs mois de travail avec les professionnels afin de compléter les dispositions de la loi votée sous le quinquennat précédent,  demeure enfoui sur une étagère de l’Assemblée nationale.
Le courrier insiste également sur d’autres points qui viennent affaiblir la qualité du journalisme français…

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Web 2.0 : De la création d’Internet à l’invention du web

   Le web 2.0 s’inscrit dans un processus historique lié bien sûr à l’histoire de l’Internet mais aussi à celle des innovations ou prétendues telles.[1] Il serait bien avant de parler du web 2.0, de remonter à ses origines c’est-à-dire à Internet et au web. Dans des articles ultérieurs, je présenterai l’origine, la définition, la philosophie et quelques applications du web 2.0 sans oublier ses avantages et inconvénients.

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Postface à Benoît Duquesne, journaliste

Le hasard et l’alphabet a voulu que Benoît Duquesne et moi soyons dans le même groupe à l’École supérieurs de Journalisme de Lille. Tout nous opposait. Il avait une intelligence et des lunettes carrées, les miennes était cassées. Il voulait faire de la radio, moi de la presse écrite. Il avait un look à un premier de la classe, moi j’explorais les limites du post-punk. Il se disait proche du PS ( c’était en 1981), je portait en noir le deuil de la bande à Baader. Mais j’ai toujours aimé ce Clark Kent travaiolique, qui ne manifestait aucune des crispations idéologiques dont souffrent souvent ce genre d’individu. En « carrefour d’actualité », lorsque c’était mon tour de contribuer au résumé de la semaine je guettais son regard désapprobateur et son sourire amusé, lorsque j’affirmais que les journalistes français n’étaient pas plus libre que ceux d’URSS ou qu’il était réactionnaire d’appeler des combattants palestiniens «  terroristes ». J’avoue que parfois, écrivant mes chroniques sur une nappe du restaurant où je travaillais, j’en rajoutais un peu, dans l’espoir de lui faire un peu plus froncer les sourcils.
Benoît a fait partie des camarades qu l’on perdait en début de seconde année, parce qu’ils avaient décidé de préparer la  bourse Lauga, comme on prépare le Grand oral de l’Ena. Cette bourse, en mémoire d’un jeune journaliste missing in action, permettait d’entre directement à Europe 1. Benoît s’est mis à apprendre tout sur tout. En juin 1983, il connaissait l’organigramme du PC d’Azerbaïdjan, et la liste de tous les prix Nobel. Moi, seul, à avoir demandé la dominante presse écrite, j’étais versé en journaliste Télé, avec comme maître Jean Pierre Pernaut, alors placardisé par la gauche triomphante. Lors des carrefours d’actualité, je continuais à vomir sur la presse bourgeoise, et lui il parlait comme un journaliste de BFM. Et le plus fort c’était que BFM n’existait pas.
De la vie privée de Benoît dans ces années studieuses je ne raconterai rien de peur de m’endormir immédiatement. Alors que le « groupe A » défiait toutes les règles de la prophylaxie en épuisant la multiplicité des jeux des corps, il était marié, papa, et amoureux de sa sage-femme de femme. Benoît avait un rapport douloureux et tendre à la santé. Il avait tenté vainement d’être médecin, et je m’étais toujours dit que c’était une perte pour la médecine, et une chance pour la journalisme. Hier soir, apprenant la nouvelle de sa mort naturelle, je me suis dit qu’à quelque points près, il serait aujourd’hui bien vivant, médecin de quartier un peu enrobé, grondant gentiment les vieilles hypocondriaque, et corrigeant d’un sourire amusé le regard désapprobateur porté sur une jeune actrice polytoxicomane à qui pour « la dernière fois »il prescrirait encore une fois un truc qui la soulage un peu.
Est ce mon imagination, mais il me semblait lorsque j’apercevais son visage multiplié dans un rayon de chez Darty, que lors de ses interviews un peu professorale, il gratifiait les menteurs politiques d’un regard désapprobateur et d’un sourire désabusé. Si un jour, comme cela s’annonce dans l’indifférence générale » les nouveaux nazis arrivent au pouvoir, Benoît nous manquera. A moi en tout cas. Tous les combattants ont besoin d’une vitrine légale. Et d’un regard désapprobateur et amusé. 

Des vidéos au cdi : enjeux et how to…

En février 2011, j’avais publié l’essentiel du texte qui suit sur
la liste d’échange par mails entre documentalistes e-doc. Je le re-publie  aujourd’hui, pensant qu’il n’a guère vieilli,
et en rajoutant quelque commentaires qui
s’appuient sur ma récente expérience de professeur documentaliste.

J’avais posé cette question sur e-doc

« Préparant
le Capes de documentation, je voudrais savoir s’il existe un texte en ligne qui
fait le point sur la méthodologie, la réglementation et éventuellement les
enjeux de l’acquisition de dvd de films de cinéma au cdi.. Le pléonasme est
volontaire : on trouve de l’info sur des dvd-rom, sur des films documentaires
produits pour l’Éducation nationale, mais pas sur  »
Le Dernier métro »
ou « 
Entre les murs. ».

Enfin, je suis intéressé par des témoignages et
réflexions sur les raisons  de la faible présence de films dans vos cdi
par rapport aux BD ou romans (ou pas). Et surtout par des témoignages sur des
expériences réussies d’utilisation de films dans l’éducation à … et
l’acquisition de savoirs et compétences disciplinaires.

Vous l’avez compris, il s’agit pour moi de préparer
un éventuel stage (dans un LGT-LP 800 élèves un seul seul professeur
documentaliste, pas un un seul dvd). Si vous me DM je ferai un RT récapitulatif
la semaine prochaine. »

 

(pour répondre à une question : Dm = direct message, RT (re-tweet)

Je n’ai gardé que ce qui était intéressant dans les réponses que
j’ai reçu. C’est très long, et je vous présente mes excuses.

 

Sommaire

1     DES ENJEUX

2     COMMENT ON
ACHêTE les films
2

3
COMMENT
ON GèRE SON FONDS DE FILMS

4
UNE
ANALYSE DES USAGES
3

5     DES APPLICATIONS péDAGOGIQUE

6     Des freins 4

7     VERS LA MEDIATHèQUE …

8
CONCLUSION

9
ANNEXES

10   UN
MINI PORTAIL

11   éPILOGUE

 

   DES
ENJEUX

 

l
Yvan Hochet (clg Falaise, 14)

 

« L’enjeu
de l’enrichissement culturel pour les élèves est (…) de leur faire construire
des aptitudes au sens critique, au goût, au jugement. En somme, retrouver le
caractère émancipateur de la culture et la nécessité de sa transmission. de
leur faire construire des aptitudes au sens critique, au goût, au jugement. En
somme, retrouver le caractère émancipateur de la culture et la nécessité de sa
transmission.[1]

Comme
pour les autres enseignants, le rôle de médiateur culturel du
professeur-documentaliste semble une évidence. La circulaire de mission de 1986[2]
l’associe d’ailleurs à celui de contributeur essentiel à l’ouverture de l’établissement.
Le contexte actuel semble cependant moins favorable qu’il a pu l’être il y a
quelques années[3],
(…) D’une part, les politiques d’ouverture culturelle ont été critiquées,
(…) car elles ont présenté des dérives certaines (…). Le débat actuel sur
le « socle commun »[4]
tend d’ailleurs à recentrer les priorités sur des acquisitions jugées plus fondamentales,
dans un contexte budgétaire offrant une marge de man?uvre plus restreinte.
D’autre part, l’irruption récente des TICE (Technologies de l’information et de
la communication dédiées à l’enseignement) a bouleversé l’ordre des priorités,
en particulier pour les C.D.I.

Il me semble néanmoins que la contribution à l’ouverture
culturelle des élèves est un axe fort du travail de l’enseignant –
documentaliste.(…)

Après
avoir en effet constaté que bon nombre d’élèves ne connaissaient pas Charlie
Chaplin[5] en
classe de 3e, j’ai proposé la constitution d’une vidéothèque de prêt
au C.D.I., ce qui a été accepté par le principal et l’enseignant–documentaliste
en 1994. »

COMMENT ON LES ACHETE

 

l
Laurence Berne (LP Ferrié 73)

 

« Tout
d’abord on n’acquiert pas n’importe quel DVD il faut acheter les droits (de
prêt et ou de consultation) pour cela tu as plusieurs organismes : ADAV, COLACO
… »

 

l
Yvan Hochet

 

« Les VHS du commerce ne pouvant être
prêtées ou visionnées en classe, les films ont été achetés auprès des sociétés
COLACO et ADAV, deux centrales d’achat de produits audio-visuels pour les
collectivités. Le surcoût pour un prêt gratuit dans le cercle de famille est
très modique (environ 10 % du prix public). »

 

l
Léo Léo

 

« Actuellement,
je diffuse en libre service à la demande des DVD sur des thèmes du
CESC (une dizaine de DVD libres de droits et /ou RIP) sur un lecteur
portable possédé par le cdi. Le tout financé par un don d’une entreprise
pharmaceutique qui sponsorise notre CESC (mais c’est rare d’avoir ce type de
financement).

Finalement,
cela relève beaucoup du projet pédagogique de l’établissement et de la
politique documentaire : quels objectifs l’établissement souhaitent se fixer et
quels moyens met-il en oeuvre pour y parvenir ? (le budget cdi en
découle) »

COMMENT ON GèRE
SON FONDS DE FILMS

   Yvan
Hochet

 

« Les
premiers films achetés, grâce à une subvention exceptionnelle puis régulière de
l’association de parents d’élèves, ont visé l’acquisition de films historiques
(pour faire le lien avec l’enseignement de l’histoire en 3e) puis de
« classiques » du cinéma.

Aujourd’hui,
le C.D.I. propose près de 120 vidéos empruntables, avec un large choix, allant
du film historique (Le Jour le Plus Long),
au western (Les Sept Mercenaires) en
passant par des grands classiques (des Hitchcock), des péplums, des films grand
public et des films vus lors de l’opération « Collège au Cinéma« . Peu de ces films passent à la télévision. Leur
acquisition est menée par l’enseignant – documentaliste et parfois sur
suggestion des enseignants, en tenant compte du goût des élèves de cet âge.
Mais ceux-ci suggèrent peu d’achats de manière spontanée.

Ces vidéos sont rangées dans un meuble vitré à part, sous clé pour
éviter les vols. Le droit de prêt est de 15 jours, avec un rappel immédiat de
la part du documentaliste (certains films étant très demandés). »

 

UNE
ANALYSE
DES
USAGES

 

l
Yvan Hochet

 

« La
première année, un chèque de caution était demandé aux élèves pour les vidéos, mais
cette sécurité s’est avérée bloquante et inutile. Cet obstacle supprimé, les
cassettes étaient d’autant plus empruntées qu’elles étaient signalées en cours.
En général, une vidéo dont l’enseignant évoquait l’existence au C.D.I n’était
que très peu empruntée ; mais dès lors qu’elle était emmenée en classe et qu’il
y avait un lien avec le cours, elle avait une chance sur deux d’être demandée.
Quand c’était un élève qui présentait le film et qui expliquait s’il l’avait
éventuellement aimé, la vidéo était automatiquement ré-empruntée sur le champ.

Globalement
aujourd’hui, les vidéos sont une nouveauté très appréciée des élèves, mais le
taux d’emprunt décroît assez vite dans l’année (il est maximum en début
d’année) et au cours de la scolarité (les élèves de 6e empruntent
plus que les élèves de 3e). Certains élèves n’empruntent que des
vidéos au C.D.I. Le « record » d’emprunt est détenu par un élève de 5e
qui a emprunté depuis le début de cette année scolaire des films aussi divers
que Un taxi pour Tobrouk, Tintin et les oranges bleues, La conquête de l’Ouest, 1492 Christophe Colomb, Wallace et Gromit, Le maître des éléphants, Les
derniers jours de Pompéi
et L’ours
(données BCDI).

Les
quatre élèves de notre enquête interrogés au C.D.I. étaient tous au courant de
la possibilité du prêt de vidéos (grâce à l’information donnée par le
documentaliste en début d’année), et savent le localiser dans le C.D.I., mais
seulement deux en ont déjà empruntées. Leur choix a été complètement libre et
ils ont regardé les films (dont La Ruée
vers l’or
) seuls chez eux. Ils trouvent le stock suffisant, même si l’un
regrette de ne pas y avoir trouvé Le roi
des masques
vu dans le cadre de « Collège au Cinéma ». Les deux
autres disent être intéressées par l’emprunt éventuel de vidéos, mais faute de
temps, elles n’ont pas pu encore le faire. L’une d’entre elles serait prête à
prendre une cassette au hasard, « pour voir ». Deux sur quatre ont
également emprunté le CD audio de la Ve Symphonie de Beethoven pour
pouvoir l’écouter en entier, après en avoir étudié des extraits en classe.

Dans
l’enquête menée en 3e, la totalité des élèves sont au courant de la
possibilité de ce prêt et 38 % ont déjà emprunté des vidéos et ce, toujours sur
un choix personnel. Les vidéos empruntées sont plutôt des films récents
« grand public ».

Selon le documentaliste, il y a peu de retour d’appréciation des
élèves après avoir emprunté une vidéo, mais beaucoup affirment l’avoir
visionnée avec leurs parents. Selon l’enseignant– documentaliste, 5 cassettes
sont sorties en moyenne en permanence. »

    DES
APPLICATIONS PEDAGOGIQUE

 

l
Laurence Berne

 

« Moi dans le cdi, j’ai acheté des fictions dvd pour lycéens
au cinéma, pour compléter des cours de disciplines ( par ex l’étude de « La Mouche« ,
les élèves ont ensuite regardé le film puis comparaison des points de
vues….).

Si je trouve un film correspondant au programme je le propose au
collègue. (« La Française a
voté », « La trahison… »)

Nous travaillons sur l’analyse filmique et décortiquons les images avec un
intervenant lors des séances « Lycéens au cinéma ».

 

l
Léo Léo

 

« Dans mon ancien établissement, il y avait un gros projet
cinéma (Collège aux cinéma + Semaine d’Amnesty
international
), les élèves visionnaient environ jusqu’à 6 films dans
l’année. Le cinéma était à 200 m du collège et cela ne nécessitait pas de gros
budget. »

    DES
FREINS

 

l
Léo Léo

l
« Question pleine de naïveté d’un débutant (ne le prend pas
mal, c’est normal quand on a pas l’expérience et le recul), mais très
intéressante. (NDJFG j’adore quand on me croit naïf)

En général, la première raison est économique, nos budgets
sont souvent restreints et l’on va à l’essentiel : achalander (sic) nos rayons
pour offrir une diversité culturelle dans tous les domaines.

En deuxième, je dirais que souvent, ce sont les collègues de
disciplines qui investissent plus facilement dans les films avec leur budget,
et gardent précieusement ces outils dans leur labo ou à domicile…(je ne
veux pas généraliser pour autant) Je dirais quand même que je l’ai observé
pratiquement partout où je suis passée (les joies du TZR et mes 12 ans
d’expérience).

Quand j’ai débuté, je trouvais des armoires entières de
films enregistrés à la TV (entre 100 et 300 par établissement); la question des
droits d’auteurs ne se posait même pas (les usagers n’en avaient pas conscience
ou ne souhaitaient pas s’en préoccuper). Seuls les jeunes certifiés et les
chefs d’établissements consciencieux ayant peur des représailles ont désherbés
ces K7 vidéo…

Puis se posent les pb de matériel = comment sont
équipés les CDI,

Et les pb pédagogiques = dans quel contexte va t-on passer
un film aux élèves sans empiéter sur les contenus disciplinaires, est-on tj
dans le transversal, comment se positionne notre action dans une séquence, un
projet interdisciplinaire, une validation de compétences…

L’éducation aux médias et à l’esprit critique n’est pas une
priorité pour de nombreux collègues et nous sommes souvent amenés à
fonctionner en club ou par projet ponctuel de type « semaine de la
presse », « action culturelle », « semaine du cinéma » pour
avoir le temps de passer par ce support. » .

 

    Laurence
Berne

 

« Peut-être que les classes ne sont pas toujours toutes équipées
avec du matériel adéquat. Il faut souvent faire échange avec les collègues, ou
bien des manip qui peuvent en dissuader certains ou certaines. »

    Yvan
Hochet

 

Dès
lors que les enseignants établissent clairement un lien entre ce qui est fait
en classe et la possibilité d’emprunt de documents audio-visuels au C.D.I.,
leur emprunt décolle. Serait-il excessif d’envisager une « stratégie de la
frustration » ou « de l’échantillon » ? Ce que j’ai souvent
pratiqué dans mes classes (lire le début d’un roman ou d’un témoignage puis
s’arrêter au moment crucial et proposer l’emprunt) serait facile à transposer
avec ces supports.

Cependant,
un obstacle majeur gêne cette publicité pour les vidéos puisqu’il est interdit
de diffuser tout ou partie du film en classe. La législation, très restrictive
dans ce domaine, devrait pouvoir être alignée sur celle des livres et des CD
musicaux, dont on peut étudier des extraits en classe. Les débats législatifs
actuels ne vont pas en ce sens.

De
même, il serait envisageable de promouvoir un titre particulier régulièrement
(les vidéos nouvelles ne sont pas exposées sur les présentoirs, mais il serait
possible de n’y déposer que la boîte si l’on craint le vol) et de tenir compte
des demandes des élèves, notamment des élèves les plus âgés, sous forme d’un
cahier de suggestion, d’un tableau « coup de coeur » ou de les
associer au choix de certains titres. Dans l’enquête menée en 3e, 77
% des élèves estiment le choix de vidéos insuffisant en qualité et en quantité
(et 22 % ne vont pas au C.D.I.). »

 

   VERS
LA MEDIATHEQUE ….

 

l
Laurence Berne

 

« Mais il n’y a pas que l’absence de ce support au CDI tu
pourras noter qu’il y a très peu par exemple de romans à écouter alors que
c’est une bonne solution pour par exemple les dyslexiques mais pas
seulement. »

 

l
Yvan Hochet

 

« Ce fonds original a donné l’idée au professeur d’éducation
musicale de constituer à son tour une discothèque de CD empruntables (une
quarantaine), en relation directe avec les oeuvres étudiées en classe. Les
titres sont là aussi variés (jazz, classique, musique irlandaise). Les CD sont
rangés à côté des vidéo »

 

   CONCLUSION

 

l
Yvan Hochet

 

« L’enrichissement
du fonds documentaire au profit de supports audio-visuels n’est pas une
concession à la modernité, elle répond à un besoin identifié pour ce public
scolaire. Ce choix pose des problèmes à la fois spécifiques mais aussi
généraux, notamment le lien à renforcer avec les enseignants disciplinaires.
« Nous avons la conviction que le cinéma doit être quotidiennement présent
dans l’école, au même titre que les livres, les disques ou les reproductions de
tableaux » peut-on lire sur le site du ministère de l’éducation nationale[6]. Il
faut reconnaître qu’il reste cependant du chemin à faire. »

 

l
Emmanuel Kant

 

« (…)
on ne doit pas élever les enfants d’après l’état présent de l’espèce humaine,
mais d’après un état meilleur possible dans l’avenir »[7]

Annexes

   MINI
PORTAIL

 

l
Héloïse Hembert

 

le site de l’ADAV [ http://www.adav-assoc.com/index.html %5D

Sur Doc pour docs le point sur la
législation régissant les enregistrements à la télévision (de films de fiction
entre autres), page régulièrement remise à jour par Jacqueline Valladon

http://docsdocs.free.fr/spip.php?article348&var_recherche=BO

et
notamment le passage :

« Nous
ne pouvons ni prêter ni distribuer aux élèves des reproductions intégrales ou
partielles d’oeuvres protégées ».

 


un article du CNDP très clair (et court) : http://www.cndp.fr/lesScripts/bandeau/bandeau.asp?bas=http://www.cndp.fr/tice/teledoc/actuel/liste_libres.htm
(une reprise du BO de 2007 : http://www.education.gouv.fr/bo/2007/5/MENJ0700078X.htm

 


http://pedagogie.ac-montpellier.fr/tice/pdf/guide_image.pdf (sur
le droit à l’image en général)

 


« vidéo en classe et droit », un article pour faire le tour de la
question (qui va un peu plus loin que les précédents…

http://www.cinehig.clionautes.org/spip.php?article98

 

et
en bonus un lien sympa (site développé par l’académie de Clermont)qui développe
quelques idées pour exploiter le ciné en établissement (rubrique boîtes à
outils + une rubrique collège / lycée avec les dispositifs et les programmes,
un dictionnaire … : http://www3.ac-clermont.fr/cinemaV/

 

 

   éPILOGUE

 

l
Yvan Hochet

 

«étant
dans un nouvel établissement depuis peu, je vais également monter une dvdhèque
des films qui sont les adaptations des romans que nous avons, enfin en 2010,
quand j’aurai récupéré des crédits… »

 

P.S. Yvan Hochet m’a
obligeamment transmis son mémoire de Capes interne 2006 « L’enseignant
-documentaliste et l’ouverture culturelle au collège : Quelles actions
mener ? Comment les évaluer ? » Il présente en plus de la
dévédéthèque, une expérience de galerie d’art dans le même collège rural
accueillant principalement des enfants d’ouvriers. Il serait utile que ce texte
enthousiaste et rigoureux soit en ligne quelque part… 


[1]Ces
arguments sont repris par les enseignants en lutte contre la volonté prêtée au
gouvernement actuel de supprimer les lycées professionnels et de confier aux
entreprises le principal de la formation des futurs ouvriers et employés au
niveau CAP et Bac Pro. (Ndjfg ainsi que pour les notes ultérieures sans mention
contraire

[2]Toujours
en vigueur en 2012 malgré l’apparition d’Internet, du livre numérique, du
Smartphone, des lecteurs MP3,  faute
d’accord entre ministère et syndicats.

[3]Plan pour la culture et les arts à l’école,
Ministère de l’Education Nationale, 2001, CNDP (NdA)

[4]De
connaissances et compétence (SCCC) ensemble des savoirs, aptitudes et attitudes
supposés acquis en fin de 3éme. Nécessaire pour l’obtention du Brevet des
collèges. Comporte 7 items en gros français, maths sciences, culture humaniste,
langue étrangère, Tuic (technologies usuelles de l’information et de la
communication), compétences civiques et sociales, et enfin autonomie et responsabilité.
En réalité, pour préciser la pensée de l’auteur, les pratiques pédagogiques se
consacrent essentiellement aux lire écrire, compter et baragouiner l’anglais
traditionnels

[5]Acteur
et réaliseur américain, d’origine anglaise auteur de films burlesques muets
puis de comédies à caractères sentimental (Les
Lumières de la ville/ City Lights) ou
politique (Le Dictateur, Les Temps
modernes).
L’un des trois noms les plus connus des cinéphiles français avec
Orson welles et Lazlo szabo.

[6]
<http://www.education.gouv.fr/thema/arts/arts.htm&gt; (consulté le
06/04/2006), page « le cinéma à l’école, de la maternelle au lycée »
(03/12/2001) (Nda)

[7]Cité
in AUUDIGIER Françoise «  Quelques questions à l’enseignement de
l’histoire » in FASILD, L’école et
la diversité culturelle
, Paris, 2006, La Documentation Française, actes du
colloque national d’avril 2006