Les Origines ésotériques de Mein Kampf : mythes et réalités — Fragments sur les Temps Présents

A l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’extermination des juifs d’Europe et à la prévention des crimes contre l’humanité, l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean Jaurès publie cette note de Stéphane François. La question de l’influence de la Société Thulé sur le parti national-socialiste est un vieux serpent de mer, apparaissant […]

via Les Origines ésotériques de Mein Kampf : mythes et réalités — Fragments sur les Temps Présents

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#conspis : la bêtise, la peur et la haine de l’autre, leurs seules armes contre le système ?

Lire aussi les commentaires gerbants, dont GDC ne relève pas le fond

 

 

Journal d'un #antifa (parmi d'autres)

898405-1110668Passer de la quenelle au complotrelève de la transition facile pour qui sait de quoi on cause sur le net. Notre époque est malade. Notre société souffre de peur généralisée, d’une pathologie collective avancée. Seules nos élites ne voient plus à quel point le manque de sens, de repères et d’espoirs troublent l’ordre public et le souci du bien vivre ensemble, manifestement oublié par beaucoup de dirigeants qui ont préféré jouer la lutte de tous contre tous. On voit ce que ça donne, au quotidien…  La volonté d’en découdre n’est jamais bien loin, quel que soit le sujet abordé.

Aussi, certains se réfugient aujourd’hui dans telle ou telle théorie du complot plus ou moins élaborée pour tenter bien maladroitement de mieux expliquer le monde, et de conjurer ses peurs, faute d’autres croyances plus consommables rapidement,  comme nos aïeux qui vivaient dans la peur de la fin du monde…

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[ Les tortionnaires de l’histoire Qu’est ce que le négationnisme ? ] 6/6

La Banquise : réviser le négationnisme


En 1983, paraît la revue La Banquise où se retrouvent les quatre qui ont rompu avec Pierre Guillaume à la fin 1980 et ont conservé, depuis, le silence. Les auteurs (Dauvé Quadruppani…) des articles non-signés analysent le monde à la lumière de l’ultragauche. C’est aussi, après un long silence, l’occasion de s’expliquer sur la dérive négationniste.

 

Il semble qu’il y ait eu une certaine évolution entre les numéros 1 (premier trimestre 1983) et 2 (deuxième trimestre 1983) de La Banquise. Dans le n° 1, l’accent est mis sur une sorte de rationalisation des délires négationnistes1 du génocide ( Pierre Vidal-Naquet parle de « négationnisme discret »). Dans le n°2 on se préoccupe davantage de sauver sa peau : on s’explique sur son passé négationniste. Ou plutôt, on se défend, un peu à la manière des intellectuels collaborateurs. La similitude est troublante . Trois méthodes principales sont employées

  • La sémantique : « je l’ai dit, certes, mais cela ne voulait pas dire ce que j’ai dit.

  • La naïveté «  on ne savait pas tout »

  • Le criminel endurci » Je ne l’ai pas signé ? Ce n’est pas moi ! »

Par exemple : la sémantique, pour expliquer comment on a pu dire que les chambres à gaz étaient un mythe.

« Il faut être un imbécile pour dire qu’un mythe est un mensonge. Et il faut avoir une conception singulièrement policière de l’histoire pour s’imaginer de surcroît qu’un mensonge est toujours le fruit d’une manière de conspiration, manigancé pour servir les intérêts de tel ou tel groupe social ou géographique dans sa lutte avec les autres »2

la révision par la Banquise du négationnisme de la Vieille taupe ressemble aux idées de Le Pen recyclée par de Villiers, que Le Pen qualifiait de « Le Pen light ».

La Banquise continue cependant à suggérer que le génocide nazi est inventé, ou monté en épingle pour nous faire apprécier la démocratie

« Pour ..nous faire avaler la bonne sousoupe démocratique, on a recours à la menace du croquemitaine nazi. Pour supporter la morne horreur de son existence quotidienne, l’Européen moyen est sans cesse invité à contempler fantasmatiquement deux horreurs mythiques : dans le passé le double monstre fasciste et nazi, dans l’avenir, la menace d’une guerre nucléaire. «3

« Le camp nazi figure l’enfer d’un monde dont le paradis est le supermarché. »4

La Banquise continue à renvoyer dos à dos le fascisme et la démocratie. Les Français ont enfermé les Algériens dans des camps, le régime carcéral américain est comparable aux camps de concentration ( argument de Rassinier) , la déportation des juifs et la déportation sociale ( les pauvres en banlieue) sont comparables.

« Tout Etat est totalitaire »

« Il cesserait enfin d’être nécessaire de faire croire -et de croire que l’horreur de se heurter au pouvoir de l’argent qu’on n’a pas est moins horrible que l’horreur de se heurter au pouvoir d’un chef de block. »5

« Mis en fiche et carte par la Sécurité sociale et tous les organismes étatiques et paraétatiques, l’homme moderne juge particulièrement horrible et barbare le numéro tatoué sur les bras des déportés. Il est pourtant plus facile de s’arracher un lambeau de peau que de détruire un ordinateur. »6

« La démocratie est une arme capitaliste » 7

Dans la comparaison entre les démocraties capitalistes et le nazisme, qui somme toute est « normale » venant de bordiguistes, les auteurs atteignent l’ignoble en laissant entendre que la voiture tuerait plus que les camps.

Cette société tout entière mortifière [Sic : fière d’être morte?] exorcise ses mille morts banales dans la mort exceptionnelle du déporté.

 

Dauvé, à droite avec Pannekoek (montage)

C’est la conclusion d’un passage qui tente de développer l’idée suivante : le capitalisme fait davantage de mort que le nazisme, mais il est de bon ton de condamner le second parce qu’il fait exprès de faire mourir des gens. C’est établir un jugement moral, et le révolutionnaire n’a rien à faire de la morale. Et tout le passage décrit ironiquement la « déportation volontaires » des travailleurs turcs d’Allemagne qui l’été, vont en vacances dans le pays de leurs ancêtre. Le texte est plein de clichés racistes et de mépris de classe. Il décrit des ouvriers de l’automobile qui achètent les voitures qu’ils ont fabriquées et les bourrent de bagages, plein de ce qu’ils ont pu acheter dans le paradis capitaliste. Les auteurs semblent ignorer qu’ils feront ainsi vivre des millions de personnes restées au pays, et surtout semblent estimer que les ouvriers turcs ne pensent pas, ne savent pas analyser l’ironie de la situation. Ils semblent ignorer,que ces ouvriers immigrés savent très bien prendre ce qui les intéressent à la foire capitaliste, et rejeter ce qui les ferait se renier. Ils ignorent que lorsque les turcs achètent des télé couleurs c’est pour regarder des cassettes vidéo turques, en attendant l’arrivée des antennes satellites, ils ignorent qu’ils veillent que leurs enfants aillent dans les universités et les mosquées, ils ignorent qu’ils prennent ce qu’ils veulent de l’alimentation occidentale, en conservant les bases de leur cuisine originelle, au point un jour d’inventer le kebab, appelé à devenir un de standards de la fast food occidentale.

« Négationnistes discrets ? » Oui peut être, parce que les idées négazio sont enfouis dans un fatras de phrases ronflantes et indigestes.8 Mais une page est éclairante sur le fait que les Rapetou du vol de mémoire n’ont pas réellement fait acte de contrition. Il s’appuie sur ce que Pierre Vidal-Naquet appelle « la hantise d’une explication totale du monde9. » L’intellectuel marxiste agit comme une nation « socialiste ». Dans un tel pays, l’économie est un capitalisme dont les actionnaires, les chefs de la police, et les leaders syndicaux appartiennent au même parti. Un tel pays envahit fraternellement les pays voisins, les occupe amicalement et déporte pédagogiquement ses habitants. La différence entre un tel régime et un autre impérialiste de droite est adverbiale ! De même l’intellectuel marxiste se comporte comme s’il était l’orateur, le jury et le public. Il impose ses grilles de concept à tout sujet, à tout domaine. Ainsi  » mon beau frère s’est cassé la jambe au ski  » deviendra  »la petite bourgeoisie cherche dans les loisirs à lourd investissement capitaliste l’excitation du risque que l’État bourgeois cherche à éradiquer de cette société policée.  » Pour écrire en marxiste, il faut trouver une formulation qui sonne marxiste. C’est assez facile. Ainsi quand des marxistes soutenaient l’impérialiste colonialiste de l’Italie au début du XXe siècle, ils inventent le concept de « nation-prolétaire ». Le problème, et ce serait facile à démontrer, c’est que le jour où l’on fera revivre Karl Marx, à partir d’une chaine de son ADN, et qu’on l’aura enfermé une semaine devant une télé cablée, il ne « parlera » pas marxiste. Sa pensée, et ses mots auront évolué en fonction de la réalité présente. Le problème des fondateurs d’écoles de pensée c’est qu’ils ont peu délèves ( étymologiquement des personnes qui grandissent) qui s’éduquent (se conduisent en dehors, s’émancipe) mais des disciples qui apprent par coeur et répètent. Et c’est une rêgle en communication : la répétition d’un échangé change le message, puisque qu’un message c’est un énoncé, et un contexte d’énonciation. Dire « l’oisif ira dormir ailleurs »10 en 1870, ou en 2017, n’a pas la même signification. Sur de nombreux sujets, Marx à évolué du « jeune Marx, ou vieux Karl. Il ne dit pas la m^me chose de la Commune, à son début, et après sa fin, par exemple. De même les mots de Lenine militant révolutionnaire, sonneraient subversif dans la Russie de la Nep.11

La question que se pose un militant marxiste, avant d’analyser quoi que ce soit c’ est  » est-ce que c’est bon pour le communisme ?  »  »La Juve bat Rome 2 à zéro ; est-ce que c’est bon pour le communisme ? »12 Marx cherchait la vérité, à écrire vrai. Les marxistes cherchent à écrire marxiste. C’est ce qui fait que les anarchistes, par exemple peuvent lire et citer Marx, et ont plus de mal avec ses zélateurs.13 Donc les marxistes de la Banquise adeptes d’un négationnisme non délirant, rationnel quoi, tiennent le raisonnement suivant, au prix d’une acrobatie de saltimbanque14, : l’antinazisme nourrit l’anticommunisme. Puisqu’on disqualifie l’idéologie nazie, parce qu’elle a entraîné des millions de morts, on risque également de dévaluer le marxisme puisque des massacreurs s’en réclame. Il faut donc nier, relativiser, étouffer les morts d’un côté comme de l’autre. Nous voulons insister sur ce point, parce qu’il n’est pas cité par les gens qui analysent les raisons de la dérive de l’ultra-gauche négationniste. Et rappeler (dans la partie 1/6 du présent article) l’opinion des biographes de Garaudy15 : il n’est pas devenu négationniste bien qu’ex-stalinien, mais parce qu’ex-stalinien. [ Dans la citation suivante nous mettons en valeurs les mots qui nous semblent ressortir du négationnisme. ]

De même que c’est en projetant l’horreur du présent sur le passé que l’homme moderne saisit l’imagerie des camps, ce sont le Cambodge et les discours sur le Cambodge qui peuvent nous aider à comprendre quel spectre rôde dans les coulisses de ce théâtre des mille peurs. Pour composer un tableau horrifique de la société cambodgienne livrée à la dictature polpotienne, on a mélangé les morts dont le chiffre n’a cessé de varier de jour en jour, au point qu’une simple addition suffirait à montrer qu’il n’y a plus un seul habitant dans ce malheureux pays

De même la description des camps nazis est à l’évidence une caricature de communisme, un communisme de cauchemar : enfants arrachés à leurs parents, dépossession de tout bien matériel, absence d’autorité dégénérant en jungle, mais doublée d’une autorité despotique déclenchant des massacres, nivellement social par la destruction des intellectuels -et jusqu’à l’orgie sexuelle qu’a pu décrire un auteur aussi «sérieux» que Martin-Chauffier. Toute l’imagerie populaire des horreurs d’une révolution s’y retrouve. Le fantôme de l’opéra horrifique montre le bout de son nez, c’est le communisme. Ou plutôt l’un des aspects mythiques du communisme, son mythe négatif, qui n’est pas un mensonge et ne saurait donc être réfuté comme tel.

 

Rien n’a été retranché de cet texte qui avec ses deux parties équilibrées débutant chacune par « de même » ressemble à une traduction de l’antique un peu décadent, genre Lucréce. On notera le nombre de terme qui médiatise l’horreur (projetant, image, discours, théâtre, peur) et la mettent en doute. On reconnaît aussi la mauvaise foi propre aux négazios : si le chiffre des morts augmente « chaque jour » c’est à cause du zèle des assassins, pas de celui des médias.. On reconnaît la revendication du monopole du bon sens, propre aux négazios16 : le simple calcul qui débouche sur un résultat propre à ridiculiser « l’adversaire. Et on reconnaît l’ironie sur les auteurs « sérieux » c’est à dire reconnu par la communauté scientifique ou la société. Et donc c’est aveu : nous avons été négationnistes parce qu’il fallait dédouaner un des aspects du communisme.

 

D’ailleurs nul n’est besoin d’exégèse : les auteurs reconnaissent qu’ils lisent encore Faurisson, à qui il ne reproche que d’être trop diserts. Ils renvoient dos à dos l’antisémites et ses détracteurs.

Au risque d’ajouter encore un paradoxe, il convient donc de préciser que ce n’est pas dans les nombreuses, volumineuses et déjà poussiéreuses études de Faurisson et de ses adversaires qu’il faut chercher la «vérité» sur les chambres à gaz. A franchement parler, nous ne les lisons plus guère : nous ne sommes pas et n’avons jamais voulu devenir des super-experts de l’horreur quantifiée17

Dans le numéro 2, ils emploient le terme « exterminationnistes » qui n’est employé que par les négazios, qui voudraient faire croire qu’il s’agit de deux thèses en présence et non pas de vérité et mensonge. Quelqu’un s’attaque à Rassinier : c’est un un « antiraciste forcené » Ils reconnaissent, enfin qu’on a bien tué des juifs, mais précisent « on ne sait quel nombre »ou pire dans cet autre passage

Un très grand nombre (que nous vous laissons fixer) de Juifs, et Baader et ses camarades ont été tués par l’État allemand et le système capitaliste mondial. »

cela fait penser à la définition du complotisme prudent c’est celui qui répond «  je ne sais pas » à des questions genre « qui est responsable du 11 septembre ? », ou «a-t-on marché sur la lune ? ». la banquise est la voix des négationnistes prudents, qui , sans doute ne veulent pas insulter l’avenir et leur carrière d’intellectuels. Mais en même temps cette vision hallucinée d’un État allemand continu depuis Hitler à Merkel

Mais peut-être que lisant ces lignes les anciens de la Banquise vont se réjouir. Leur ambition première est sans doute de déplaire, de choquer le bourgeois. De recommencer à peu de frais l’opération de surréalistes ou des situationnistes , prémisse à une vie facile pleine de groupies , financée par les mécènes les à valoir des éditeurs et les cachets de conférencier. C’est ainsi qu’ils republient l’annonce d’un concours du Front national ( mouvement de résistance proche du PCF) qui demandent aux lecteurs de parier sur les condamnations des criminels de guerre18. Qu’ils esquissent une vison négazio des massacres de Pol pot.

Et ce passage qui mêle sexisme, classisme, défense de la pédophilie, fascist-porn, provocation négationniste, à tel point qu’on espère qu’il a été écrit sous l’effet d’un sniff de colle en écoutant des groupes oï

On verra tel prof d’université dans le vent réagir avec la même hystérie qu’une prolétaire si quelqu’un s’avise de jouer à touche-pipi avec son enfant. Pour l’intellectuel comme pour tous les autres, l’une des raisons qui font des camps une horreur plus horrible, c’est qu’ils ont bousculé un certain nombre de tabous occidentaux· : la mort et les cadavres, les enfants, la nudité des corps et les fantasmes sado-sexuels.19

On peut s’étonner que les auteurs de telles lignes puissent aujourd’hui plastronner, diriger des collections d’éditeurs, se voir confier des traductions, participer à des mobilisations « de gauche » etc.

Avec obligeance, les auteurs donnent un commencement d’explication à leur dérangement mental qui leur fait confondre une Porsche avec une chambre à gaz.

 

Lorsque, seul dans une pièce, on rédige un texte théorique, dans la mesure où ce texte donne une prise sur la réalité sociale, on est moins isolé des hommes que dans le métro ou au travail. L’essence de la misère sexuelle ne réside pas dans telle activité plutôt que dans telle autre 20-même si la prédominance de l’une d’entre elles peut être symptômatique (sic) -elle tient au fait qu’à dix, à ‘deux ou tout seul, l’individu est irrémédiablement séparé des autres par les rapports de concurrence, par la fatigue et par l’ennui. Fatigue du travail, ennui des rôles. Ennui de la sexualité comme activité séparée.

Je vous renvoie à Yves Coleman op.cit, ch 6, si vous voulez lire d’autres passages incriminant de La Banquise. J‘avoue que cette littérature commence à me donne renvie de gerber.

Il faut cependant dire encore qu’en 1983 Serge Quadrupanni sort  Catalogue du prêt à penser français depuis 1968 » où dans un chapitre il continue à dire en gros qu’il n’a pas encore choisi entre Faurisson et ses détracteurs. Et il donne largement la parole au négationniste. Et pour en finir avec cette épisode crapoteux de la vie d’ultragauche je voudrais reprendre une citation de Gilles Dauvé judicieusement choisie sur Wikipédia. Elle date de 1996.

« La première phrase de ma préface à Bilan 1936-1939 paru en 1979 chez 10/18 contient une énorme perle de cet acabit. Détachée du contexte, elle prête à confusion. J’y dis que « les horreurs nazies ne sont pas les pires » alors que jamais la barbarie capitaliste n’a atteint de tels sommets 21

Faudra-t-il plus de 21 ans, à nouveau, pour que l’auteur reconnaisse qu’il y a une barbarie proprement fasciste ?

1C’est ainsi que Quadruppani définit le négationnisme dans une lettre de 1980 où il rompt avec Pierre Guillaume (Yves Coleman, op.cit , chapitre 5

2Non signé

3Anonyme, L’Horreur est humaine, La Banquise n°1, 1983.

4Ibidem. On voit ici les ravages de l’idée selon laquelle la société de consommation serait un ennemi plus dangereux que le fascisme. Personnellement je préférerais passer dix ans au Starbucks d’Euralille a regarder des femmes s’engouffrer fiévreuses dans H&M que comme mon grand père 5 ans dans un camp allemand. Mais comme j’ai d’autres choix que cette alternative bouffonne et sinistre je n’ai jamais goûté le latte amarotto végétal.

5Ibidem

6Ibidem

7Coll., Le roman de nos origine, naissance du communisme moderne La Banquise n°2, 1983.

8C’est l’occasion de le dire : une des caractéristiques des négazios est qu’ils sont très ennuyeux à lire, dans leur style à mi chemin entre l’avoué balzacien, et le commissaire politique viet-minh dans un film de propagande US.

9Pierre Vidal-Naquet, op.cit

10Extrait de l’Internationale.

11Nouvelle économiqe politique, changement de cap décidé par Lenine, qui marque pour certains les prémisses du « capitalisme d’État. Lenine dit alors « le communisme c’est les soviets plus l’électricité » on traduit en général par « le socialisme d’État plus le réalisme économique ». mais, vue la manière dont Lenine a traité les soviets de Cronstadt, je traduirais par «  le communisme c’est envoyer les conseillistes à la chaise électrique. »

12Allusion à une histoire juive racontée, je crois par Pierre Vidal-Naquet : dans un shetl ( village juif en Europe de l’est) Moshe dit à Samuel

– » Buenos Aires a battu Montevido 2 à 1.  »

– » est-ce que c’est bon pour les juifs ?  » demande Samuel.

13Outre quelques taquineries à Cronstadt, en Ukraine, à Barcelone….

14Celui qui saute sur un banc, étymologiquement, contrairement au banquier qui y reste assis.

15Patience ! L’Affaire Garaudy n’intervient que dans la partie 6/6.

16Et à l’extrême droite en général. Barrès appelait le bon sens populaire « l’instinct des humbles » cf Ariane Chebel d’Appolonia, L’extrême-droite en France De Maurras à Le Pen, Bruxelles Editions Complexe, Questions au XXeS (dir. Pierre Milza). 1988, p. 41

17La Banquise N°1

18ibidem

19ibidem

20N. « Pour un monde sans morale/ L’Amour l’extase et le crime, », Ibidem,

21In Libertaires et « ultra gauche contre le négationnisme, Reflex 1996

[ Les tortionnaires de l’histoire Qu’est ce que le négationnisme ? ]5/6

logo-negazio Chomsky, anarchiste d’État et négationniste

Toujours, en 1980, qui sera décidément l’année sainte du négationnisme, la Vieille taupe publie un livre de Faurisson1 avec une préface de Noam Chomsky.

Si chaque homme est une guerre civile, Noam Chomsky est la seconde guerre mondiale à lui tout seul. Noam est un linguiste chiant, mais respecté. Ch est un adversaire résolu de la Guerre du Vietnam, membre des IWW ( syndicat anarcho-syndicaliste), libertaire, O est un défenseur du renforcement de l’État2, M plaide pour le réformisme au nom des enfants assassinés3S soutient les khmers rouges génocidaires4, K condamne le Stalinisme Y soutient Chavez et Castro5. Et mon tout est … Noam Chomsky le négationniste.

En effet les différentes facettes du personnages se rejoignent dans le confusionnisme et le négationnisme. Les partisans français de Chomsky ont réussi à détourné le débat sur le fait de savoir si Chomsky destinait ou non à la publication la longue lettre qu’il a adressé à Faurisson. Mais qui s’en soucie ? Chomsky ne renie pas le fond du texte, qui dit en gros qu’il n’a pas lu Faurisson, mais qu’il le soutient, et qu’il est persuadé qu’il n’est pas antisémite. Il s’indigne que l’on interdise les bibliothèques publiques à ce professeur estimé, ce qui est faux. Ensuite lorsqu’il reviendra sur cette affaire c’est pour attaquer ses adversaires, accusant PVN de vouloir la persécution de Faurisson. Contrairement à ce que certains défenseurs paresseux de Chomsky affirment, ce n’est pas seulement pour défendre la liberté d’expression qu’il défend Faurisson. Chomsky a écrit plusieurs livres sur la propagande, et cela étaye une vision révisionniste du nazisme, dont il donne une explication pour le moins révisionniste : c’est grâce à la propagande que les Nazis auraient obtenu le pouvoir. C’est juste faux. Je ne vais pas développer ici, il suffit de lire l’histoire de nazisme vulgarisé sur Wikipédia. La propagande telle que la décrit Chomsky se met en place une fois les Nazis arrivés au pouvoir, à l’appel de la droite conservatrice, et sans qu’ils n’aient jamais obtenu d majorité parlementaire, sans donc qu’ils aient réussi à convaincre une majorité du peuple allemand. Ce biais permet à Chomsky de mettre sur le même plan fascisme, communisme soviétique t État américain. Sa théorie sur le pouvoir des médias est formulée de telle façon qu’elle est citée par la plupart des confusionnistes et des complotistes. Enfin Chomsky donne dans le campisme, traitent avec sympathie tous les ennemis des USA, s’affichant avec des notables d’Iran ou avec Chavez. Comme dit l’anarchiste américain JamesHerod

« Ce serait une erreur pour nous de nous tourner vers Chomsky pour lui demander son opinion sur des sujets qu’il n’a pas réellement étudiés »6

Autant on peut comprendre que Chomsky soit une idole pour les communistes-réactionnaires et les gauchistes nationalistes ( Mermet, Fakir, Plénel…) autant on peut se demander comment il peut encore avoir des soutiens dans le milieu anarchistes et internationaliste.

« Si Chomsky connait aussi bien les USA qu’il connait l’Iran, nous sommes désolés pour les Américains », écrivent des résistants iraniens.

1Robert Faurisson, Mémoire en défense de ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire, la Vieille Taupe, 1980

2Cf Claude Guillon L’Effet Chomsky ou l’anarchisme d’État L’Oiseau-tempête, n°9 été 2002. [online] http://archivesautonomies.org/IMG/pdf/inclassables/oiseautempete/oiseautempete-n09(light).pdf consulté le 20/O1/2017

3ibidem

4Yves Coleman, Sur le film « Chomsky et compagnie d’Olivier Azam. Mondialisme.org, [Online] consulté le 20/01/2017 http://mondialisme.org/spip.php?article1186

5Octavio Alberola, « Chomsky, le bouffon de Chavez », Cuba Libertalia, septembre 2009, traduit sur Ni patrie ni frontières [online] http://www.mondialisme.org/spip.php consulté le 20/O1/2017

6Anarcho-syndicaliste review, N° 26, 1999

Les Tortionnaires de l’histoire : Qu’est ce que le négationnisme ? 4/6

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Ultra-gauche, Faurisson, confusion, petit pont, petit Papon

Le plus extraordinaire arrive dans les derniers jours de 1978 le Monde publie «Le Problème des chambres à gaz ou La Rumeur d’Auschwitz», une lettre signée de Robert Faurisson, comme si il s’agissait d’une simple opinion. L’auteur, qui au cours des années précédentes avait multiplié dans une certaine indifférence les lettres aux journaux, peut enfin faire connaître sa théorie mettant en doute l’existence des chambres à gaz.

Pierre Guillaume et Jean-Gabriel Cohn-Bendit(1936-)1 ( qui se présente comme un libertaire) rencontrent Faurisson dès novembre 1978. D’autres contacts auront lieu entre le « petit professeur lyonnais » et Quadruppani, et Dauvé par exemple, des anciens du Mouvement communiste.

Robert Faurisson (à dr.) et Pierre Guillaume au palais de justice de Paris

En mars 1979, « Gaby » Cohn-Bendit publie dans libération un article où il tient à défendre Faurisson et Rassinier contre l’accusation de néo-nazisme. Je n’ai rien, particulièrement contre ce monsieur, qui s’il eût été fils unique serait resté dans l’obscurité à laquelle sa faible intelligence le destinait. Mais il se trouve que sa fiche Wikipédia est typique de ce qu’on a pu appeler le « négationnisme du négationnisme. » Pour continuer à exercer la sinécure de gauchiste institutionnel de nombreux ex VT ont dû nettoyer leur biographie de leurs errements négazios. GCB place donc dans sa notice Wikipedia la phrase

« c’est pourquoi il ne sera jamais considéré par les spécialistes du sujet, et d’abord Pierre Vidal-Naquet, comme un négationniste »

Décidément, les négazios aiment faire parler les morts ! Soulignons l’inanité de ce constat. Il signifie seulement que PVN n’a pas écrit l’a phrase « GCB est négationniste » Ce n’est pas un brevet. En réalité PVN l’a traité de « révisionniste radical » à une époque ou le mot « négationniste » n’existait pas encore. Laissons donc le lecteur juger avec cet extrait de la lettre de mars 79 à Libération

« Battons-nous pour qu’on détruise ces chambres à gaz que l’on montre aux touristes dans les camps où l’on sait maintenant qu’il n’y en eut point » (Jean-Gabriel Cohn-Bendit, Libération, 5 mars 1979, p. 4)

Robert Faurisson au sujet de Jean-Gabriel Cohn-Bendit, le 16 avril 2012 :

Rendons hommage et justice à Gaby Cohn-Bendit pour sa contribution à la défense, dans les années 1979-1983, de l’exactitude et de l’honnêteté des révisionnistes 

En mars 1979 Guillaume dans Libération2 fait un parallèle entre la mort des juifs, et celles d’Algériens à Sétif. Beaucoup de Français ignorent ce massacre colonial, de même les Allemands ignoraient le génocide, qui ‘ pas eu lieu d’ailleurs, les juifs sont morts de faim et de froid, conséquence malheureuse de toutes les guerres. Dans un moment halluciné, Guillaume décrit même un Eichmann indigné par la rigueur de la détention dans le camp…français de Lurs.

Les Sept salopards

En juin 1979, la La Guerre sociale a la mauvaise idée de publier un article en soutien à Faurisson «  De l’exploitation dans les camps à l’exploitation des camps 3», fondé sur un article inédit de Dauvé écrit en 1977. La version publiée s’ouvre par des citations de Faurisson et Rassinier, et plaide pour un examen universitaire des conditions de la Shoah. La même année la Guerre sociale publie et diffuse plusieurs tracts dont « Qui est juif ? » la « réponse c’est Faurisson, juif, puisque persécuté par les antifascistes qui sont les nouveaux Nazis4. On tombe là dans ce que Pierre Vidal-Naquet avance comme explication du Nazisme : faire des Allemands le nouveau Peuple élu, perversa imitatio du peuple juif.5 La Guerre Sociale6 sera le plus fidèle allié de Pierre Guillaume et Faurisson.

Dans le même temps, Pierre Guillaume, rouvre la librairie La Vieille taupe , et la spécialise dans le négationnisme, d’abord en rééditant Rassinier7, puis en tendant de réhabiliter Faurisson.

Serge Thion
Serge Thion

Entre temps, en 1980, l’ultra-gauchiste Serge Thion, pourtant sociologue universitaire, publie Vérité historique ou Vérité politique ?/ le dossier de l’affaire Faurisson, la question des chambres à gaz à La Vieille Taupe8, où il donne la parole à Faurisson, qui atteint un sommet de l’immonde, en décrivant l’insurrection du ghetto de Varsovie, comme un coup de poignard dans le dos des pauvres Allemands, en s’appuyant, comme l’a montré Vidal-Naquet, sur un discours…d’Himmler.9. Jacob Assous10, Denis Authier 11, (Jean-)Gabriel Cohn-Bendit (cf note 22) , Maurice Di Scuillo12, Jean-Luc Redlinski (?) et Gàbor Tamàs Rittersporn13 sont les autres contributeurs. « Avec la participation et sous la responsabilité... » est-il précisé. Les sept salopards.

La même années, Plusieurs groupuscules ultragauches (Les Amis du potlatch, Le Frondeur, Le groupe Commune de Cronstadt, Le Groupe des Travailleurs vers l’autonomie ouvrière, Pour une intervention communiste-Jeune Taupe14) distribuent 60 000 exemplaires d’un tract «Notre royaumeest une prison15» dans lequel on peut lire :

« La rumeur des chambres à gaz, rumeur officialisée par le Tribunal de Nuremberg, a permis d’éviter une critique réelle, profonde du nazisme. C’est cette horreur mythique qui a permis de masquer les causes réelles et banales des camps et de la guerre.»16

«Il n’y a pas de monstre en face de nous. Nos ennemis, ce sont des rapports sociaux, même si ce sont des hommes qui les défendent et que nous devons affronter.» 17

auquel des anciens de la Vieille Taupe, dont Baynac, et des conseillistes18 répondent dans le texte « La Gangrène » paru dans Libération le même mois. Soulignons également que la plupart des ultra-gauchistes qui ont suivi la VT2 étaient des jeunes gens, qui n’avaient pas connu la seconde guerre mondiale. La majeure parti des militants bordiguistes plus âgés ne s’embarquèrent pas sur cette planche pourrie. Comme en témoigne cet extrait d’un article du Prolétaire

« Personne n’a besoin d’ « inventer » des horreurs et il est difficile d’ « exagérer » : le capitalisme en produit beaucoup plus que l’imagination ne saurait le faire. Le tout est de savoir quelle attitude on a devant ces horreurs. (…) Peut-on répondre à [l’]exploitation par la bourgeoisie de ses propres crimes en niant purement et simplement leur réalité ? Non ! C’est débile – dans tous les sens du terme -. (…) Le prolétariat ne nie pas la réalité des tortures, massacres, exterminations, même s’il n’est pas seul à les subir, (…) mais il montre leur cause réelle. »19

Jean-Pierre Carasso, Gilles Dauvé, Christine Martineau et Serge Quadruppani se séparent de la Guerre Sociale, de Pierre Guillaume et de son négationnisme tonitruant, mais pas tout à fait du négationnisme, comme le montrera des textes de la revue La Banquise en 1983 .

1Oui, le frère de Daniel, qui n’y peut rien.

2 Pierre Guillaume «Que savent les Français des massacres de Sétif ?» Libération 7 mars 1979

3N. (Dominique Blanc, Gilles Dauvé, et al.) « De l’exploitation dans les camps à l’exploitation des camps », La Guerre sociale N°3, juin 1979, cité par François-Georges Lavacquerie L’ultra-Gauche dans la tourmente révisionniste, 1992 revu en 1996, réédité par Non-Fides, 2014 [online] https://www.nonfides.fr/?Lultragauchedanslatourmente. Consulté le 28/12/2016. cet article quasiment à chaud retrace l’histoire de cette dérive de l’ultra gauche et, malheureusement ébauche une analyse qui met dos à dos négationnistes et mémorialistes de la Shoah.

4Argument recyclé sans honte par beaucoup de confusionnistes, tels le Grand soir ou Michel Colon.

5PVN, op.cit

6Cette affaire n’a pas nui à la carrière d’anthropologue du principal animateur de la Guerre sociale, Dominique Blanc http://www.dominiqueblanc.com

7Ce fut une mauvaise idée. Des militants entreprirent alors de lire ses livres, ce que personne n’avait pu faire auparavant, et découvrirent que celui qu’il croyait être un critique « de gauche » était un antisémite d’extrême droite.

8Serge Thion, op cit

9Robert Faurisson, in ibidem, et Himmler, Discours secrets, Trad. M.-M. Husson, revue par PVN, Gallimard, 1978, p.168 cités par Pierre Vidal-Naquet, op.cit.

10M. Assous a fait effacer de Google toutes les informations le concernant.

11Auteur de plusieurs livres sur la gauche conseilliste dont, en 2003 avec Gilles Dauvé Ni parlement, ni syndicats : Les conseils ouvriers !, Les Nuits rouge

12(1946-1998) « Pacifiste intégral » selon ces amis, ce négationniste est mort en août 1998, seul. C’est l’odeur qui alerté ses voisins dix jours plus tard. Cf Maurice Di Scuillo, le dernier des morts son avis nécrologique paru dans Le Monde, et retranscrit [online] http://enfore.free.fr/?article=111

13Hongrois, diplômé de l’université de Leningrad, passe à l’EHESS un thèse sur les mouvements sociaux en URSS (1936-1938), chercheur au CNRS, il s’inscrit, on ne se refait pas dans l’école historique révisionniste ( au sens scientifique du terme) sur l’URSS. Sa nomination en 1997 au centre franco-allemand Marc-Bloch (du nom d’un résistant abbattu par la Gestapo) a créé un scandale, d’autant qu’il continuait à mettre en doute la réalité des chambres à gaz. En réponse des chercheurs ont signé une pétition en sa faveur. Il est resté au centre de 1997 à 2002 cf Lorraine Millot Un historien négationniste embarrassant. Gabor Rittersporn, affecté dans un institut franco-allemand de Berlin, met en doute l’existence des chambres à gaz.Libération.fr

14Scission de Révolution internationale, futur CCI (bordiguiste), en 1973 qui se réjouira en 1979 de la réédition par la VT de Rassinier et soutiendra la Guerre sociale dans son aventure négationniste. La Jeune taupe en rajoute dans l’antisémitisme, en affirmant que la série Holocauste a été exigée par le lobby juif, et que c’est le judaïsme évoqué du propriétaire de l’Express qui est à l’origine de l’affaire Faurisson. Sa fiche Wikipédia, visiblement rédigée par d’anciens membres est un modèle de « je nie le négationnisme ». cf la Jeune Taupe 27 et 29

15Curieusement inspiré du titre d’un roman d’un écrivain chrétien, A.J. Cronin.

16C’est nous qui mettons certains mots en avant.

17Cité par Yves Coleman, op cit, chap. 5 [online] Je dois cependant reconnaître que je ne serais pas choqué par la seconde phrase, si dans ce contexte elle n’avait pas pour but de dédouaner les Nazis.

18Une des raisons pour lesquelles on devrait parler de négationnisme bordiguiste et non d »d’ultra-gauche »

19« Antifascisme infantile. » Le Prolétaire n°322 , 1980

arrêtons de dire que #Chomsky à des soutiens à gauche

chomsky-ayatollahOn ne peut pas dire que Noam Chomsky a des soutiens a gauche. Il est soutenu par des gens qui ont été à gauche, mais qui soutiennent aujourd’hui un négationniste. Par hasard, sans doute, ces mêmes personnes, sont celles qui appellent au renforcement de l’Etat, de la nation, et soutiennent les dictateurs, pourvus qu’ils soient ennemis des USA : les sociaux-chauvinistes, les nostalgiques du stalinisme , les antisiomites. Peu à peu, chacun, tel le PRCF, Chouard etc, en vient à s’allier avec l’extrême droite. Sinon, je dois reconnaître que parti les militants très à gauche que je fréquente on peut encore entendre l’énorme bêtise essentialiste  » il ne peut pas être négationniste, il est juif. Chomsky se prétend anarchiste. Voici une brochure en ligne écrite par des anarchistes, qui font justice de cette allégation. https://ravageeditions.noblogs.org/…/noam-chomsky-et..

plus léger mais savoureux : Quand Chomsky était sioniste « avec [sa] femme »

http://www.courrierinternational.com/article/2013/07/25/les-petits-mensonges-de-noam-chomsky

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et il l’a toujours dit !

chomsky-plenel

Pour la route : sur Plenel et son islamo-gauchisme

http://www.autrefutur.net/Du-confusionnisme-politique-et-de-l-islamo-gauchisme-en-particulier

 

 

Derrière Antisemitox une scission droitière du Service de protection de la communauté juive ?

Franck Shapiro a été conseiller en publicité de Sarkozy jusqu’en 2007.

La campagne lancée aujourd’hui sur le net

L’opération de com  de la toute nouvelle Organisation juive européenne (OJE) a fonctionné au delà de toutes espérance. Son médicament l’Antisemitox a fait l’objet d’un débat « grande gueule » sur BFM, le Parisien a fait un article etc… Au delà de la blague un peu laul (pas drôle), la  présentation du racisme comme une maladie est une idée de droite. A la fois elle excuse le raciste (« il a attrapé le racisme sans faire exprès ») et elle dédouane la société ( « le racisme est une maladie individuelle, pas une des conséquences d’une société fondée sur la domination« .) Donc, cette campagne peut créer le buzz, mais il est peu probable qu’elle puisse détourner un fan de Dieudonné ou de Chouard de l’antisémitisme. Elle fait penser à ces pubs de l’école Séguéla qui racontent une histoire accrocheuse sans grand rapport avec un produit, comme Crapoto basta fuite  ou le Foué de Paul Prédault .

« une très bonne idée, sympathique et indolore, même si je doute que ce placebo guérisse les cas les plus graves ». selon Roger Cukierman'(CRIF)

L’objectif semble « ailleurs » :  Le site soigné de l’OJE vise le recrutement, particulièrement dans le milieu étudiant. Parmi les actions prévues : de la formation à l’auto-défense et de la défense juridique.

Créée le 20 mai 2014, par un biologiste Jean-Claude Zerat, frère du chanteur de rock Laurent Zerat, l’OJE a été peu médiatisé jusqu’aujourd’hui. C’est le Jérusalem Post dans son édition numérique en français qui en parle le premier,en juillet, au détour d’un article  destiné à dissiper les fantasmes antisémites sur le SPCJ ( service de protection de la communauté juive) que Wikipédia relaie avec une certaine complaisance.  Le journal annonce que des sexagénaires militants juifs reconnus viennent de créer l’OJE,  financée par des gens qui, auparavant, finançaient le SPCJ.  Ils souhaitent, visiblement agir, et pas seulement en protecteur comme le fait le SPCJ. Ce qu’ils veulent faire, concrètement ils ne disent pas, mais ils disent que les bonnes relations du SPCJ avec la police l’empêche de réagir comme il faut. Il est donc probable que l’OJE se veut activiste et illégaliste.

Le choix de Frank Tapiro comme publicitaire n’est sans doute pas innocent. Ce publicitaire, conseil de Sarkozy, remercié par celui-ci en 2007, a baptisé son agence  » Hémisphère droit » pour ceux qui n’auraient pas compris de quel bord politique il était. Sinon il est un peu connu pour avoir fait hurler les féministes de La Meute pour sa pub pour lastminute. com, blaguant sur le tourisme sexuel.

Du coup le site ressemble plus à un site d’e-buzzing pour une marque qu’à un blog humanitaire. L‘anglicisme « manifesto » trahit le rédacteur publicitaire  ( en com., un manifesto présente les valeurs d’une marque.) La première phrase de ce manifeste enchaîne les pléonasmes et les redondances.

 Dans un contexte difficile où il est plus que jamais compliqué d’être juif en France, la communauté ressent pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale une angoisse sans précédent

Tout le reste est à l’avenant, des phrases vides de sens, pleines de mots, qui semblent juste destinées à satisfaire à la nécessité d’écrire quelque chose pour cacher la véritable raison d’être de l’OJE.

Les rapports annuels du SCPJ sont contestés. Pourtant, il est difficile aujourd’hui de nier que l’antisémitisme, attisé par quelques prophètes numériques  est en forte expansion. Le gouvernement semble en avoir pris la mesure. Mais quelles mesures prendra-t-il ? dans l’Education nationale, la plupart des enseignants évitent ce sujet, anticipant parfois des préjugés chez leurs élèves musulmans.  Dans le lycée professionnel où j’ai travaillé, dans le Nord, les propos antisémites, sexistes, homophobes n’étaient même pas relevés par les adultes. Vouloir les combattre faisait sourire la direction. Il y a un gros travail à faire, et si les enseignants persistent dans leur lâcheté (ou leur propre antisémitisme) , il faut ouvrir les écoles à des intervenants extérieurs. Il faudrait aussi, je pense, une sorte d’Hadopi-Gayssot pour rechercher et réprimer les écrits racistes révisionnistes, négationnistes, qui cartonnent sur internet.

Mais faire du buzz sur l’antisémitisme ? Mais recruter des jeunes et les former en milice ? Mais apporter des voix juives au candidat le plus sécuritaire ? Je ne sais pas quelles sont les vraies intentions de l’OJE. Il serait abject de se servir des crimes antisémites pour justifier d’autres violences.

 

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai une soudaine envie de vomir, là ça te dérange pas si… Non je ne sais pas, peut être l’emmenthal…

 

 

[edit] L’OJE rassemble plusieurs soutiens de Gil Taïeb, vice-président du Crif, candidat « divers droite » à la dernière législative de la 8ecirconscription des Français établis hors de France23,  soutenu par des « faucons » israéliens. Ex du Bétar,  la LDJ salue sa présence à toutes ses manifestation.