#Lille débat avec des auteurs de « Roms et riverains, une politique municipale de la race »,

communiqué

SOCIETE LOUISE MICHEL – LILLE
Association loi de 1901
DEBAT AVEC Eric FASSIN et Aurélie WINDELS

« Roms et riverains, une politique municipale de la race »
Jeudi 22 janvier 2015 de 19h à 21 h

au Café ASPENDOS 10 rue des Sarrazins (Lille) Métro Wazemmes.
Entrée libre
societelouisemichel-lille@orange.fr

#discrimination : Une association s’inquiète de la déscolarisation des #Roms, prés de #Lille

Je retransmets un mail émanant d’une asso catho qui plutôt que de faire ch… les couples qui veulent avoir des enfants, aident à la scolarisation des enfants roms, comme je l’ai déjà écrit, je crois, les enfants roms de France sont, en général désireux d’aller à l’école, et sont conscients de la chance que représente pour eux la possibilité qui leur est offerte d’apprendre le français et d’acquérir les compétence qui leur permettent de travailler plus tard, et de participer plus largement à la vie publique de notre pays.

Ce que ne dit pas le mail, je voudrais le préciser ici. La nouvelle animatrice de l’association para-publique La Sauvegarder-l’Areas ne parvient pas à inscrire les enfants du chemin Napoléon ( qui va de Lezennes à Villeneuve d’Ascq, Nord) dans les écoles proches. les mairies disent qu’elles n’ont pas de places. C’est illégal et raciste. L’obligation d’éducation scolaire s’applique aux mairies davantage qu’aux parents ( qui peuvent choisir de refuser l’école) . Une circulaire interministérielle précise qu’aucun prétexte n’est acceptable. La France est un pays riche, dont les habitants sont de plus en plus pauvres, mais elle est riche. Elle peut se permettre de financer ce que les représentants du peuple ont décidé. point barre.

Camp aéré au Chemin Napoléon. Les assos vont elle devoir longtemps pallier les carences d’un Etat qui flatte les racistes ? ( Photo de La Croix du Nord Cécile Huygues)

J’ai alerté par mail le collectif Rom de Lille, l’AREAS ( Association Régionale d’Etude et d’Action sociale auprès des gens du voyage » ) ,  l’instituteur du camion école de l’ex camp  de la Porte d’Arras, la journaliste de  » la Croix du Nord  »  (qui nous avait fait ce bel article relatant notre expérience de centre aéré de juillet), et   la Ligue des droits de l’Homme, de la déscolarisation de nombreux  enfants Roms du camp de Lezennes ...

En effet, au sein d’ESPERE , nous n’avons pas ( pour le moment)  l’orientation ni  les moyens de prendre en charge les démarches administratives et juridiques en matière de scolarisation …

Notre action se situe essentiellement :

– au niveau de notre présence  amicale ,confiante et  » insistante » auprès des parents , afin  qu’ils puissent faire eux-mêmes les démarches d’inscription en école, éventuellement en  contactant nous-mêmes  de façon ponctuelle les directeurs d’école en cas de refus.

– mais surtout au niveau  d’une présence salésienne régulière auprès des enfants, favorisant  sur le terrain les jeux et activités donnant le goût d’apprendre et facilitant  les apprentissages fondamentaux de lecture, écriture, calcul 

-auprès de jeunes adultes pour des cours de soutien Français leur permettant de faire des démarches à Pôle emploi.

Bien cordialement,  Danièle SCIACALUGA pour E.S.P.E.R.E ( Espoir Salésien Pour les Enfants Roms d’Europe)

Ce soir : une fête aider des #étudiants #lillois qui apporte un soutien aux #enfants #roms

Des étudiants se sont organisés pour apporter un soutien scolaire aux enfants roms de la métopole lilloise. Ce soir une fête est organisée pour les soutenir, concrétement en leut apportant des fournitures scolaires.

On ne peut guère m’accuser d’être trop gentil pour les gens avec qui je milite, ni pour qui que ce soit de vivant (cf mes cent derniers posts). Comme beaucoup de gens je trouve assez ennuyeux de parler des trains qui arrivent à l’heure. Et concernant les Roms originaires de Roumanie, nous (les soutiens) avons tous fait et dit beaucoup de sottises, par méconnaissance ou indifférence de ce à quoi ils aspirent réellement ( je m’inclus par courtoisie). J’étais depuis moins d’une semaine dans la lutte pro-roms que je me fâchais avec les ¾ des soutiens en décrivant sur un mail collectif les deux écueils entre lesquels nous naviguions alors : le paternalisme caritatif et l’instrumentalisation politique. Depuis j’ai découvert d’autres tares originelles : les liaisons incestueuses avec les pouvoirs locaux PS, par exemple, ou l’impudeur avec laquelle certains militants peuvent utiliser ces populations particulièrement démunies pour s’enrichir ou se tenter d’exister médiatiquement. A part ces petits scandales étouffés, il est évident que la plupart des soutiens des Roms sont des gens bien, généreux, altruistes, solidaires, qu’ils croient en Dieu, en Marx ou en la Grêve générale.

Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat 

Aujourd’hui, oubliés Makhno, Maiakoski et Durutti, je suis contraint de dire du bien de jeunes communistes. Plus sérieusement, à part les milliers de morts de mon camp dont les fantômes accompagnent chacun de leurs pas, et leurs soutiens aux invasions récidivistes de l’Ukraine ou du Tibet, j’adore les militants communistes. Avec leur attachement à des slogans démodés, leurs looks improbables, et le graphisme agressif et efficace de leur matériel de communication, ce sont un peu les psychobillys de la politique. Et grâce à la folie du swing, le look front populaire tardif ou FTP pourrait revenir très fort.

L’association Epis qui organise ce soir une fête à la maison Angela Davis de Lille me semble aller dans le bon sens. Son origine vaut la peine d’être racontée. Marianne ( je cite son prénom parce qu’il est symbolique, et qu’elle est un personnage public) figurait parmi les militants régulièrement présents à la Bourse du travail où les Roms étaient hébergés à l’automne l’hiver dernier, avant d’être virés par les trotskistes. Ce jour là, elle avait accompagnée C. une très jeune maman rom à son échographie. Sur le chemin du retour C. lui demande de passer au camp proche de l’Université de Lille 1 pour dire bonjour aux amis. Sur place les deux jeunes femmes découvrent un drame : un bébé est mort, dans l’incendie d’une caravane. Les autres enfants du camp sont choqués, et Marianne décide de faire quelque chose pour eux. Elle mobilise ses camarade de l’UEC ( Union des étudiants communistes où elle a des responsabilités, je crois) et organise rapidement un grand goûter avec des jeux, des chants etc…

L’initiative crée des liens entre les enfants et les étudiants. Ceux-ci demandent à ceux-là comment ils pourraient continuer à leur être utiles. Les enfants, appuyés par des mamans, réclament du soutien scolaire. J’imagine que les parents et les enseignants qui me lisent ne le croiront pas, mais beaucoup de jeunes roms veulent réussir à l’école et ont pour ambition d’intégrer à terme des classes « normales » et non celles qui sont réservées aux « tziganes » comme ils appellent les Roms qui ne parlent pas roumain, ou sont juste originaire d’un autre village ou d’une autre « caste » 1.

Justement Marianne travaille alors à l’Afev, une association qui organise ce genre d’activité. Cependant l’Afev a du renoncer à suivre les écoliers roms, à cause des trop fréquentes expulsions de camp qui font perdre de vue les petits élèves. Donc Marianne et ses camarades se chargent eux mêmes du soutien-scolaire pour les enfants du campus En décembre c’est un père Noël roux ( et chef lillois du Mouvement des JC) qui apporte des cadeaux aux enfants ; pour la Pâques orthodoxe ( Staline relève toi!) , les jeunes communistes organisent, à la demande des enfants, une chasse aux œufs etc. Tout ça sans subventions : les manuels scolaires et les livres illustrés sont achetés par Marianne et ses amis sur les braderies, ainsi que le petit matériel. Du coup, des mamans et papas sans papiers, ont dit «  pourquoi pas nous » et les petits sans papiers ont aussi eu leur Père Noël roux, et ont droit à du soutien scolaire.

Le groupe de camarades s’est structuré en association baptisée Epis ( sous la grêle?) et a recruté des bénévoles bien au delà du milieu communiste. Les volontaires , essentiellement des étudiants de Lille 1 sont nombreux, pus nombreux que les enfants du parking. Epis propose donc aux collectifs qui suivent d’autres camps de lui signaler les besoins en soutien scolaire, et de mettre en relation les futur-e-s élèves avec les étudiant-e-s.

Je suis opposé aux subventions telles qu’elles sont gérées actuellement. Je ne connais aucun pouvoir politique, État ou collectivité locale, qui ne demande une contrepartie à ceux qu’elles subventionnent sauf lorsque ceux ci parviennent à établir un rapport de force en leur faveur et ils sont rares. Je suis favorable à la création d’un tiers secteurs : des organismes répartiteurs contrôlés par des représentants de toutes les parties concernées, transparents, ouverts aux médias et aux chambres des comptes, qui répartiraient les subventions apportées par les politiques, dans un premier temps puis percevraient eux-mêmes des impôts. La manière dont les subventions sont parvenues aux collectifs roms est scandaleuse. Les soutiens des Roms sont si peu nombreux qu’ils nous faut accepter d’avoir des ripoux parmi nous, tant qu’il semble que leur utilité dépasse leur nocivité. C’est pour cela que je me suis toujours opposé, violemment, a priori, aux subventions pour nos collectifs. Mais ma voix , et celles d’autres militants de terrain, ne pèsent guère face à celles des politiciens EELV qui sont, disons, très présents dans nos collectifs.

Mais je suis pragmatique. Puisque subventions il y a, je trouverais anormal que dans la prochaine fournée, dont les dossiers doivent être bouclés en janvier prochain, Epis soit oublié. Et je le dirai. On considère traditionnellement que Marianne est généreuse. Et il serait anormal que Marianne l’étudiante continue à financer de ses maigres deniers un devoir d’équité qui appartient à la Marianne républicaine.

J’ai encore été trop prolixe : je souhaitais juste attirer votre attention sur la soirée de ce soir. Espace Angela Davis, 74 rue d’artois Lille 18 h 30. Une ambiance conviviale est garantie, il faut juste amener du matériel scolaire en guise de droit d’entrée. J’espère que je n’ai pas trop desservi la belle initiative d’Epis par mes digressions politiques !

P.S. La présentation d’Epis par elle-même

Qui sommes nous ? 
Nous sommes une association qui aide à l’insertion de familles immigrées, notamment par un suivi scolaire des enfants. Chaque famille a son référent qui discute de l’école avec les parents et les enfants, vérifie que l’enfant a le minimum pour étudier (un cartable, des cahiers, des crayons). Nous organisons également des ateliers d’apprentissage de la lecture par le jeu pour les enfants qui le souhaitent. 

 

1Ce n’est pas le lieu pour développer cela. Vous trouverez sur le net des précisions sur ce que j’appelle des castes : les travailleurs du métal, les marchands de chevaux ( et de voitures), les musiciens… Ces divisions sont peu évoquées par les Roms eux mêmes qui ont conscience de leur caractére obsoléte. Mais elle restent importantes pour les mariages, les solidarités, l’orientation professionnelle. Un Rom connaît la caste de tous ceux qu’il fréquente ( ou refuse de fréquenter

#Roms #migrants Lettre à A. sur notre manque d’âme

Ma chère A.,

Eric m’a appelé pour me dire qu’une famille de 9 personnes dont trois fillettes dormaient depuis hier soir dans une Kangoo. Je voulais te parler de cette famille-là, du chemin de croix parcouru par ces gamines sœur de denisa, tuée par ce chauffard ivre en plein aprés midi qui ne savait pas s’il avait renversé un animal ou un humain. Je voulais ainsi répondre à ta belle sollicitude pour cette jeune maman qui mendie chaque jour devant le Merveilleux de Wazemmes, atendnt quelques miettes des bons gateaux que nous achetons là.

Puis j’ai lu un mail de Marie Noelle, qui m’apprend que cinq familles viennent d’être expulsées par des CRS en tenue robocop et qu’elles ne savaient pas où dormir cette nuit. Deux cents personnes dont les deux tiers des enfants, vont être expulsées d’un jour à l’autre sans relogement du chemin Napoléon à Hellemmes.

600 réfugiés, dont de nombreux Syriens, de ceux à qui « la gauche » manifeste son empathie quand ils se font gazer, violer, torturer, ont été expulsés mercredi matin à Calais avec une violence extrême, des femmes de 70 ans ont été trainées par des brutes en uniformes. Les flics ont ramené quelque deux cents réfugiés à Lille sous pretexte de contrôle, d’autre ont été déposé au bord de l’autoroute en Picardie. Le soir nous étions devant le commissariat de Lille-sud, Interluttants et CSP59 mélès, nous criions «  Libérerz les réfugiés, gardez Sarko. » Ca a fait sourire me les flics. Et nous sommes repartis. La police laissait partir les réfugiés en petits groupes de maigres silhouettes en sportwear démodé caritatif, courbés sous des gros sacs. Ils nous demandaient le chemin pour retourner à Calais. A pied.

Pendant cce temps là, Hollande se demande où aller faire la guerre, l’UMP se cherche un nouveau maître qui , à défaut d’être honnête, ait déjà purgé sa peine. Des immeubles de bureaux se construisent et parfois se remplissent. La France gagne, gage, gagne, perd. La France ? Le pays des Droits de l’homme ? « Euh me dit Fred, des droits de l’homme je sais pas, mais du beau football, c’est sûr. »

On me crois parfois cynique, parce que je me ne respecte ni drapeau, ni parti, ni dieu ni chef : du coup on me dit que je ne respecte rien. Au contraire comme Diogéne je respecte tous les humains quels qu’ils soient. Je m’agenouille devant un enfant qui pleure, et je cède la préséance à toute personne qui est plus pauvre que moi. Je n’ai pas de haine pour ceux qui sont responsables de ces larmes et de cette pauvreté mais je cherche en eux, comme Diogéne avec sa lampe, ce qui reste d’humanité. Et je les plains de vivre ainsi ballonnés d’ambitions sordides et de fausses certitudes, à passer des années sans apercevoir leurs âmes, comme Jean-Pierre qui se désole que son ventre à bière l’empêche depuis longtemps de voir sa bistouquette. Il est toujours possible de refuser des ordres abjects, on perd son travail, mais on gagne de la vie.

Eric et Marie-Noelle dont je parlais au début font aprtie de la poignée d’individus qui consacrent tout leur temps libre à aider les Roms, et surtout à aider les Français à sauver leur dignité d’hommes. Ils sont guère plus nombreux auprès des sans papiers, un peu plus mais pas assez encore avec les réfugiés et les migrants. Is sont des raisons d’espèrer. Et ils sont fatigués, vidés, calcinés, par la stupidité de ces expulsions inutiles uniquement destinées à faire oublier aux Syriens, aux Roumains ou aux Maliens, l’image d’un pays qui a inventé les droits de l’homme et les respecte encore. Un jour dans la devise française on rempalcera « Fraternité » par « pour les Blancs seulement », on enlèvera le rouge et le bleu du drapeau et ce sera plus clair.

Nous sommes devenus un peuple d’auistes connectés, qui s’échangent les blagues et les idées des autres. Libération nous apprend que les solitaires sont de plus en plus nombreux. Mais seuls. Des parents virent leurs enfants s’ils ne trouvent pas de travail, des femmes larguent leur compagnon s’il tombe en chômage, des enfants refusent de payer pour la fin de vie de leurs parents. Nous avons de plus en plus de mal à apercevoir nos âmes ; nous sommes en surpoids et consommons trop d’antidépresseurs. Les Roms et les réfugiés des jungles de Calais viennent nous offrir la possibiité de redevenir cools, un jour on les remerciera pour ça. Comme je te l’ai dit une fois, je pense que l’on est jamais déçu lorsqu’on demande aux humains de donner le meileur d’eux mêmes. Sans doute que les mamans roumaines ne trouvent pas les mots pour nous le demander.

Tu ne m’a jamais décu parce que je n’ai rien attendu de toi . Sache qu’il y a cette seamine quelques rendez vous où il serait élégant de se rendre.

Demain mardi au café le Pol’art 135 rue des Postes à Lille Métro Wazemmes à 17h : réunion de convergence des soutiens aux Roms de Lille et aux réfugiés de Calais.

Mercredi à 18 h rassemblement de soutien aux familles du chemin Napoléon à Hellemmes ( métro Lezennes)

Samedi 12 juillet à 14 h : manifestation de soutien à Caais ( covoiturage de Lille)

Je ne t’y attendrai pas, au risque d’être surpris.

Je te promets que dans ma prochaine ettre je te parlerai moins d emoi, et davantage de toi. Je me rends compte que dans le feu de l’action, j’ai oublié de te parler de mon amour pour toi. Mais peut être n’ai je parler que de cela ?

(…)

Jean-François

PS : Voici un communiqué de Terre d’errance

Les nouvelles ne sont pas bonnes:

A Calais, les 600 personnes migrantes qui s’étaient réfugiées sur le lieu de distribution des repas après la destruction de leur abris en ont été expulsées mercredi dernier, donnant lieu à des arrestations au faciès, parfois violentes et à une véritable traque au migrant dans les rues de la ville.
La majorité des migrants arrêtés ont été emmenés dans différents commissariat ou centres de rétentions du nord de la France.
Ces exilés viennent de pays en guerre ou sous dictature et la France ne peut pas les y renvoyer (Érythrée, Soudan, Syrie, Iran, Afghanistan,…).
Dès le mercredi soir, une cinquantaine de personnes est revenue à Calais.
Peu à peu, les gens reviennent à ce lieu de passage, d’autant plus déterminées à quitter notre pays qu’elles y sont maltraitées. Et les besoins sont énormes, toutes les tentes, bâches et couvertures ayant été détruites.

A Steenvoorde, où les exilés s’abritent sur deux terrains: le maire ne veut plus mettre à disposition le terrain municipal et avec la sous-préfet, il a fait pression sur le propriétaire du second terrain pour qu’il en demande l’expulsion, ce qui est fait.

Ces situations auront évidemment des répercussions sur le camp de Norrent-Fontes où les migrants de passage sont sont déjà très nombreux et en viennent à refuser celles et ceux qui viennent de Calais en pensant y trouver refuge…

Vous trouverez ci-joint un communiqué de presse et appel à manifester ce

SAMEDI 12 JUILLET À 14H, PLACE D’ARMES, À CALAIS.

Venez manifester avec nous pour montrer votre solidarité avec les personnes migrantes et votre opposition aux violences policières de plus en plus fréquentes dans le calaisis !

Plusieurs co-voiturages s’organisent un peu partout dans la région (Lille/Arras/Béthune/Lillers/Dunkerque).
A Béthune et à Lillers, les rendez-vous sont donnés à 13h, aux entrées de l’autoroute A26.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous téléphoner : 06.95.28.29.43.

Enfin, nous nous permettons de rappeler qu’à Norrent-Fontes, nous avons besoin de chauffeurs les vendredi après-midi, pour conduire les exilés aux douches !

Merci et à bientôt,
Pour Terre d’Errance,
Nan Suel

06.95.28.29.43.
terrederrance@mon-asso.org
http://terreerrance.wordpress.com/
https://www.facebook.com/terrederrance

Un exemple de mail que l’on reçoit sur la liste de soutiens des Roms

« Bonjour

Je lance un appel pour venir en aide à la famille.

Certes ils se sentent en sécurité au Fort de Mons. Toutefois, ils ont une fois de plus tout perdu dans cet exode.

Ils sont toutefois extrêmement à l’étroit dans une minuscule cabane.

Ils ont besoin, en priorité de vêtements pour les enfants (7 enfants de 1 ou 2 ans à 13 ans)

également de couvertures (j’en ai donné 2)

de palettes (utilisées comme sommiers, pour le moment les matelas sont sur le sol) – En principe je peux en avoir, mais probablement pas avant demain ou jeudi.

Ils aimeraient également sauver leur caravane encore actuellement sur le camp de la rue de Lille. Arthur : y a t’il encore possibilité de stocker cette caravane à St André ?)

Ils ont besoin de présence et de parler, à transmettre donc en priorité aux bénévoles qui sont déjà présents sur le camp.

Je continuerai bien sûr à aller les voir régulièrement, mais là, j’ai besoin d’aide et de soutien pour cette famille encore fortement traumatisée et perturbée par l’accident et le décès de Denisa. »

#Roms Expulsion Rassemblement mercredi 18 h chemin Napoléon à Hellemmes

À
  • L’Atelier Solidaire
Bonjour,
Mardi 1er juillet, l’Atelier Solidaire a rencontré Frédéric Marchand lors d’une réunion de pilotage du village d’insertion d’Hellemmes (avec des élus, le CCAS, le collectif de soutien au rroms d’Hellemmes et l’Afeji). Nous avons bien entendu abordé en fin de réunion l’expulsion des 172 personnes du chemin Napoléon. C’est le maire lui-même qui a pressé LMCU de demander cette expulsion cet été car la situation “n’est plus tenable”. Après un échange très ferme, nous avons rappelé au maire notre collaboration souvent fructueuse depuis 2010 et l’irresponsabilité du signal qui serait envoyé par l’expulsion à Hellemmes des familles après le combat pour le lieu d’accueil au parc Engrand pour 5 familles. F. Marchand a laissé une petite place pour une sortie de crise afin d’éviter une expulsion qui ferait du mal “à tout et à tous”.
Nous avions évoqué lors de précédents échanges avec certains d’entre vous l’organisation d’un rendez-vous chemin Napoléon avec les familles afin de faire le point sur la situation, d’organiser les énergies et de voir ce que l’on peut faire. Il y a plusieurs propositions à discuter, notamment:
– la construction avec les familles de toilettes sèches pour initier un mouvement de reprise en main des choses avec les associations et les citoyens engagés,
– une mobilisation,
– une interpellation des élus d’Hellemmes, de LMCU, de la préfecture,
etc..
A ce titre, nous nous réunirons mercredi 9 juillet à 18h devant les Eaux du Nord, chemin Napoléon à Hellemmes  (accès boulevard de Tournai (D146) au feu tricolore face à l’entrée de Lezennes) avec tous ceux qui refusent l’expulsion des familles sans réelles solutions viables. Il n’y a eu à ce jour aucun « diagnostic social » pourtant obligatoire depuis la Circulaire du 26 août 2012. L’idée est de nous rassembler et de concentrer nos énergies sur ce lieu auprès des familles pour éviter la reprise des expulsions dans la métropole par la nouvelle équipe LMCU (à qui un courrier a été envoyé), faire entendre et porter la voix des familles et des citoyens engagés avec elles et d’inventer encore et toujours ensemble les solutions à venir.
Pour l’Atelier Solidaire,
Yann Lafolie
L’Atelier   Solidaire
(association loi 1901)

23     rue     Gosselet
5 9 0 0 0        L i l l e
>
http://lille-roms.blog.fr

Que deviennent les Roms de la Bourse du travail ?

Voici quelques nouvelles de la centaine de personnes roms qui étaient hébergées à la Bourse du travail et on mené une lutte exemplaire d’octobre à décembre 2013 pour obtenir d’être relogés. En dépit du jugement du tribunal administratif, le préfet a jugé qu’il pouvait mettre à la rue ces familles lundi, à l’issue de la trêve hivernale. Un soutien des Roms nous donne quelques nouvelles. Image
« il n’y a plus personne à Valenciennes, Maubeuge ou Lesquin, après un mois de mars lourd niveau pressions policières

-les familles de Maubeuge et Lesquin sont pour l’instant à la charge de bénévoles, à part pour Caroline (foyer) et pour Stan & Luminata (démarches judiciaires), rien à l’horizon…

-la moitié des familles de Valenciennes se sont cotisées pour louer une maison en campagne, près de Denain. N’hésitez pas à leur rendre visite !

-l’autre moitié est soit repartie en Roumanie soit sur le camp d’Hénin-Beaumont/Montigny …. et ça craint en ce moment, mairies PS et FN travaillent main dans la main pour expulser ce camp, le plus peuplé du Pas-de-Calais (je n’ai pas pu y aller ces dernières semaines mais je compte sur la fraternité 62 pour nous tenir informé).

=> les familles hebergées à Bruay, Bethune, Cambrai et Calais sont reparties en Roumanie.

=> les familles relogées à Boulogne et Avesnes ne sont, pour l’instant, pas menacées.

=> il y a d’autres situations particulières, des bouts de familles à 4 Cantons, etc… »

A Mme Viviane Reding LETTRE DE SOUTIEN AUX FAMILLES #ROMS DE #LILLE

je reproduis ici la lettre d’une association de soutien aux Roms à la vice présidente de la Commission européenne sur la persécution inouîe que subissent les militants Roms issus de la Bourse du travail

Madame Viviane REDING

Vice-Présidente Commission Européenne

rue des Lois. B – 1049 – BRUXELLES

Madame la Vice-Présidente,

Nous avons l’honneur de vous saisir en urgence, au titre de notre association « Sang pour Sans » de défense des sans droits, pour vous demander de bien vouloir examiner la légalité des mesures de rétorsion administrative et policière sans précédent que prend depuis janvier dernier le préfet du Nord, Mr BUR, contre les 116 Roumains roms (sur 120) qui ont gagné les 26 et 27 décembre au Tribunal administratif de Lille (suite à leur évacuation, le 28 octobre, du Campus de l’Université de Lille) un référé liberté hébergement l’obligeant à les reloger.Tout d’abord, condamné à leur proposer une structure d’hébergement par le tribunal administratif, le Préfet du Nord les a dispersés tous en dehors et très loin de la métropole lilloise où ils avaient la possibilité de survivre par leur connaissance du terrain pour récupérer des déchets ménagers et les revendre, et où ils auraient pu plus facilement trouver du travail, à compter de la levée des mesures transitoires le 1.1.2014. L’hébergement qui leur a été proposé est en effet très précaire et provisoire, et prend fin le 31 mars prochain. Ensuite, le Préfet du Nord a aussitôt, tout début janvier, fait délivrer des OQTF (obligations de quitter sous un mois le territoire français) par la Police des frontières de façon massive (ce qui est illégal) et sans argument légitime aux 116 concitoyens roumains ayant gagné ces référés, des OQTF, alors même qu’ils s’inscrivaient à Pôle emploi pour chercher du travail – ce qui jusqu’au 1.1.2014 leur était interdit, sauf avec titre de séjour, par les mesures spécifiques transitoires édictées en 2007 contre nos concitoyens roumains et bulgares – et ne touchent ni RSA, ni allocation familiale, ni aide alimentaire du Conseil Général, ni la plupart du temps aide médicale d’Etat.Ces mesures de délivrance massive et sans raison d’OQTF dès janvier à ces 116 Roms « victorieux » se voient suivies ce mercredi 5 mars 2014 à 11H par la délivrance à TOUS d’assignations à résidence avant éloignement du territoire français.Or, ces citoyens européens ne sont auteurs d’aucun délit, ne constituent pas de trouble à l’ordre public ni de menace, et ont engagé depuis leur arrivée en France comme migrants libres de circuler de nombreux efforts d’insertion scolaire, sociale, et professionnelle, chaque fois détruits par les évacuations policières de leurs installations provisoires, sans se voir proposer aucun diagnostic social ni aucune solution de relogement, de scolarisation des enfants, de suivi médical et social, d’insertion professionnelle, contrairement aux dispositions de la Circulaire Interministérielle du 26 août 2012, signée par sept ministres, pour répondre aux attentes de la Commission Européenne, et contrairement à l’engagement de la France dans le cadre de la Stratégie Nationale d’Intégration des Roms qu’elle a signée sous l’impulsion de la Commission Européenne.

Plus précisément, ces mesures de répression administrative et policière exceptionnellement dures, qui ne sont autorisées que de façon très limitée par la Directive européenne 2004/38, nous semblent non fondées en l’occurrence, comme le rappellent les décisions sur ce sujet de la Cour européenne de Justice, notamment celle du 20 septembre 2001 qui limite de façon stricte les entraves à la libre circulation des citoyens européens au sein de l’Union Européenne. Aussi nous vous saisissons en vue d’examiner la conformité des mesures massives et répressives d’éloignement du territoire français prises par le Préfet du Nord à l’encontre de ces migrants dits « Roms ». Elles nous semblent en effet constituer une violation grave et répétée, mais injustifiée et non fondée, des droits fondamentaux de ces concitoyens européens et du droit français et européen en matière de libre circulation et établissement. Enfin, dernier point important à nos yeux, le caractère massif, indifférencié et non individuellement justifié des mesures d’éloignement prises comporte de toute évidence une dimension de ciblage ethnique caractérisée. Ce ciblage ethnique est absolument interdit tant par la Constitution française que par la Charte Européenne des Droits Fondamentaux. Il s’assimile en effet sans le dire à une persécution et une discrimination de type racial, mots lourds de sens, mais qui, à notre humble avis de citoyens européens avertis de notre histoire commune, sont les seuls aptes à qualifier le procédé.Vous remerciant d’avance de bien vouloir accorder une attention particulière et donner une suite favorable à notre saisine, nous vous prions d’agréer, Madame la Vice- Présidente de la Commission Européenne, l’assurance de notre considération distinguée.

Stéphane BRAILLY, secrétaire

Evelyne PERRIN 

Association Sang pour SansAssociation SANG POUR SANS

13 rue Edmond Rostand

94500-Champigny sur Marnesangpoursans@gmail.com