Repenser l’action non violente et les luttes politiques : Cultures politiques d’opposition non-violente dans le mouvement indépendantiste indien et le mouvement des travailleurs sans terre du Brésil 5/9

 

LES CULTURES POLITIQUES D’OPPOSITION NON-VIOLENTE EN PRATIQUE 3

Gandhi et Romain Rolland

Idéologies

les vues de Gandhi sur l’autonomie indienne, les objectifs de vérité et les moyens non-violents constituent les fondements idéologiques du mouvement indépendantiste indien. Dans Hind Swaraj, son plus important texte de libération nationale, Gandhi (1938) conteste l’idée que la prospérité matérielle et les progrès technologiques sont les moteurs de la civilisation. Il fait valoir qu’en réalité des inventions modernes comme les chemins de fer ont permis à l’Empire britannique de coloniser l’Inde et causé des famines, des maladies et des conflits religieux. Dans sa définition de la civilisation, Gandhi en revanche, a souligné les valeurs morales et spirituelles de la civilisation et a suggéré que, selon ces normes, l’Inde traditionnelle a été civilisée et bienveillante alors que la Grande-Bretagne moderne était non-civilisés et mauvaise. Son idée de la bonne vie insistait sur la restriction des désirs matériels, le scepticisme à propos des nouvelle technologie et la coopération plutôt que la concurrence (Hardiman 2003:69). Contrairement aux extrémistes nationalistes indiens, qui ont choisi des méthodes violentes pour mettre fin au règne britannique et s’emparer du contrôle de l’État, Gandhi a souligné que l’Inde ne pourrait devenir vraiment libre, si elle ne se débarrassait pas de l’’oppression interne et de la pauvreté, autant que de la domination impériale. À ses yeux, un État indépendant indien gouverné par une élite indienne autoritaire et un système politique fondé sur l’intérêt personnel serait tout aussi tyrannique que l’élite britannique et le système politique actuels. Pour Gandhi , une swaraj (libération nationale) significative n’est possible que si les Indiens de toutes les castes utilisent des moyens non-violents pour parvenir à des objectifs positifs, tant dans la vie quotidienne que dans les campagnes de protestation (Nojeim 2004:101-105  ; Chabot, 2003:43-44  ; Terchek 1998:140-142).

Le concept of satyagraha représentait la théorie de Gandhi sur une opposition non-violente à l’impérialisme et aux autres structures oppressives. Pour distinguer cette approche de la résistance passive occidentale, Gandhi (1928:105-106) a créé le terme satyagraha et l’a traduit comme

la force qui est née de la vérité et de l’amour

ou la force de la vérité. Le pratiquant de satyagraha croit que la vérité reflète le sens de la dignité de la moralité et de l’autonomie de chaque personne, et que la négation d’une telle vérité par les personnes ou les institutions qui dominent doit être combattue activement, publiquement et sans violence.. Selon la satyagraha, une injustice fondamentale faite à quiconque touche tout le monde, parce que tous les humains étaient reliés entre eux, et donc partiellement responsables des injustices chez eux, dans leur communauté et la société. Gandhi a affirmé que la satyagraha était une arme morale que tous les êtres humains—jeunes et vieux, pauvres et riches, hommes et femmes, éduqués et illettrés, puissants et sans pouvoir— pouvaient utiliser dans la vie sociale, aussi longtemps qu’ils pouvaient faire preuve de courage et de force,pour éviter la violence en mots et en actes (Vinthagen 2005: 319-384). L’action non-violente , dans cette perspective, était davantage qu’une technique pragmatique pour obtenir un changement social pacifique; c’était aussi un mode de vie pour transformer les relations interpersonnelles pour créer un pouvoir avec des interactions fondées sur l’amour,le dialogue, et la coopération—avec les partenaires comme avec les adversaires(Terchek 1998:183). La meilleure façon de transformer les opinions et comportements des opposants, qui plus est, passait par une souffrance volontaire, qui non seulement affirmait l’autonomie de l’activiste gandhien et son courage à s’élever contre l’oppression, mais aussi forgeait un esprit, un cœur et une âme d’opposant (Terchek 1998:180-184). En pratique, la satyagraha impliquait les mêmes principes moraux et et la même stratégie que ceux que nous signalions plus tôt dans notre discussion sur la non-violence positive.

Gandhi a adopté et révisé l’ahimsa, un principe familier de la philosophie hindoue. Pour lui, ahimsa voulait dire plus que de « ne pas faire de mal aux autres » (la non-violence négative); c’était une force de libération active qui

« est diminuée par chaque pensée mauvaise, par une hâte inutile, par le mensonge, par la haine, par le souhait de nuire à quelqu’un.” (Terchek 1998:186).

Ahimsa, en d’autres mots rendait la vie sociale vertueuse possible et reposait sur une conception de l’amour dirigée vers le respect de tous les êtres humains —pour les amis et les familles autant que pour les ennemis — plus que vers l’intimité, la sentimentalité ou le désir. Bien que personne n’était capable d’atteindre un tel amour pour soi-même ou les autres dans la réalité, Gandhi poussait les gens à consacrer leur temps et leur énergie à leur recherche de la perfection. Sa vision étendue de l’amour était spirituelle et morale autant que politique. Il ne niait pas les conflits autour de la distributions des richesses ou de la reconnaissance des différences, mais cherchait à créer des relations politiques fondées sur un dialogue constructif et la coopération avec les autres plutôt que l’égocentrisme et la domination (Vinthagen 2005: 215-244; Chabot 2003: 23-28). Alors que Gandhi reconnaissait que la raison jouait un rôle dans l’ahimsa, il mettait l’accent sur des qualités émotionnelles telles que l’humilité, l’ouverture, la mutualité, la compassion, et l’amour. Et alors qu’il demandait à ses amis activistes de traduire leur propre aperçu de la vérité dans leur action, il croyait que la vérité de chacun était partielle et méritait un respect égal (Terchek 1998:185-189). Ainsi, chacune des trois facettes majeures de l’idéologie gandhienne —swaraj, satyagraha, and ahimsa— soulignait que transformer la peur et la soumission en courage et opposition non-violente impliquait des combats constants de la part d’individus, de failles de communautés et de la société .

 

Portrait de Paulo Freire

L’idéologie du MST est fondée sur la pratique : quand les peuples sans terre participent à des occupations de terre, ils développent une conscience politique et une vision du monde contestataire, ce qui catalyse à son tour de nouvelles actions contre l’oppression. Les activistes MST préfèrent synthétiser les apports de plusieurs penseurs plutôt que suivre une école unique de pensée (Branford and Rocha 2002:65-67; Stedile 2002). En général, cependant, ils puisent dans le marxisme pour l’analyse structurelle de la lutte de classes, de la réforme agraire et du capitalisme mondial et dans la pédagogie critique de l’éducateur brésilien pour motiver et apprendre au peuple sans terre à prendre en charge leurs propres combats. Avec son mélange d’idéologies pluraliste et orienté vers la pratique, le MST cherche à encourager les travailleurs opprimés du Brésil et d’autres parties du monde à défier l’agriculture actuelle et la manière dont les terres sont distribuées dans les États et sociétés néo-libéraux

les occupations de terre du MST au Brésil font remonter à la surface la lutte entre le capital et le travail et démontre la pertinence pratique de l’idéologie marxiste. Les propriétaires, surtout ceux qui appartiennent à l’Union démocratique rurale (UDR), affirment que la possession privée des moyens de production agricole et la distribution capitaliste de la richesse stimule la modernisation, la croissance économique et la compétitivité brésilienne sur les marchés internationaux. Les activistes MST , au contraire pointent le fait que l’extreme concentration des terres associée avec une agriculture capitaliste ont fait du Brésil l’une des société les plus inégalitaires au monde , malgré l’abondance des sols fertiles (Wright and Wolford 2003:xvi). Ils pensent que le peuple le plus opprimé au Brésil, les travailleras sans terre ont besoin de joindre leurs forces et de promouvoir une vision alternative de la l’agriculture, fondée sur des relations coopératives entre travailleurs, une distribution égalitaire des terres, et des formes durables d’agriculture. Les idées radicales du MST à propos de la révolution agraire sont clairement en opposition avec les intérêts sociaux et économiques des propriétaires capitalistes qui ont répondu par une répression violente et une campagne anti MST. En plus des propriétaires le MST se heurte également au neo-libéralisme du gouvernement brésilien ( incluant celui de Lula) et au système mondialisé (Martins 2003). C’est pourquoi beaucoup de marxistes contemporains reconnaissent que le MST figure parmi les mouvements les plus révolutionnaires du onde actuellement (Wright and Wolford 2003:307-315; Veltmeyer and Petras 2002).

Mais ! Ce n’est pas au Brésil C’est au Mexique ! /Je sais c’est pour faire kawaï /Jamais vu mec si con !

L’autre influence majeure du MST , la pédagogie de Freire est fondée sur une vision marxiste des inégalités structurelles et de la lutte des classes, mais se concentre sur le développement d’une conscience et d’une action politique parmi les opprimés, par l’éducation. La Philosophie de Freire insiste sur des formes particulières de dialogue, de coopération et d’amour, destinées à transformer les personnes et les communautés, à la fois à l’école et dans la société (Freire 1993). Au lieu de dominer les étudiants et de les traiter comme les récepteurs passifs de la connaissance, les éducateurs freiriens créent des classes et des communautés apprenantes où les relations entre enseignants et élèves sont définies par une réflexion, une communication et une participation mutuelles parmi des sujets actifs qui étudient leurs mondes sociaux. En négociant le pouvoir, et en créant des espaces de collaboration, les enseignants encouragent les élèves a partager leurs expériences de l’oppression à développer des stratégies pour leur libération et à s’engager dans des combats collectifs pour la justice sociale (Darder 2002:204; McLaren 2000:148-160).

Pour Freire (1993:70-71), l’amour de l’humanité est la force qui permet un dialogue polémique et une coopération entre enseignants et élèves et entre leaders révolutionnaires et opprimés,parce qu’il incite les gens à profiter et apprendre des différences au lieu de le masquer. Contrairement à l’amour sentimentale qui ignore ou poétise la différence entre soi et l’autre, la conception de l’amour selon Freire implique une interaction mutuelle entre des personnalités uniques et interdépendantes qui respecte les différences de chacun et forge «  l’unité dans la diversité » pour accoplir une émancipation personnelle et politique (McLaren 2000:171). Les pratiquants de cette sorte d’amour défient l’oppression entre personnes et communautés

« sans réifier déshumaniser ou démoniser ceux qui ne sont pas d’accord » (Freire 1997:63; voir aussi Darder 2002:105).

Bien que Freire utilise un langage distinct, ses visions sur l’amour ressemble étroitement à la notion d’ahimsa chez Gandhi.

Le cadre idéologique du MST sert de cartes d’orientation pratique pour l’action, et change donc en réponse aux circonstances (Veltmeyer and Petras, 2002). Les activistes MST se référent au marxisme pour expliquer les connections entre capitalisme, privation de terre et exploitation agricole et pour comprendre le besoin de combat politique pour permettre une transformation structurelle. Ils pensent qu’une révolution violente serait contre-productive dans le contexte actuel brésilien (Branford and Rocha 2002:66). La définition de l’amour par Freire est davantage utile dans la situation présente. Comme le souligne plusieurs intellectuels du MST l’amour de l’humanité et de la nature motive les gens pour participer à des compagnes d’action directe de masse et à des projets sociaux destinés à développer les méthodes de production alternatives, les institutions éducatives, les relations de genre, les canaux de communication, les œuvres culturelles, des installations de santé, la législation sur les droits de l’homme et les relations internationales (Friends of the MST (FMST); Landless Voices).

Le MST expose son éthique de l’amour sur une affiche intitulée « nos engagement envers la terre et la vie », affichée dans les bureaux, les campements partout au Brésil. L’affiche affirme que tous les êtres humains et formes de vie sont précieuses et énonce les principes suivants :

 

  1. Aimer et préserver la terre et les créatures naturelles

  2. Améliorer notre compréhension de la nature et de l’agriculture.

  3. Produire de la nourriture et abolir la faim. Eviter les monocultures et l’utilisation depoisons agricoles.

  4. Préserver les plantes et planter des forêts dans de nouveaux espaces.

  5. Faire attention aux sources, rivières, ares et lacs. Combattre contr ela privatisation de l’eau.

  6. Rendre plus beau les campements et communautés, olater de sfleurs des plantes médicinales, des légumes et des arbres.

  7. Gérer les déchets et combattre toute pratique qui contamine ou nuit à l’environnement.

  8. Pratiquer la solidarité et combattre l’injustice et les aggressions contre les gens, les comunautés et la nature.

  9. Combattre la concentration des terres pour que tout le monde puisse avoir des terres, du pain, de l’éducation et de la liberté.

  10. Ne jamais vendre la terre que nous avons cquise la terre est un bien absolu pour les futures générations .

 

Bien que les travailleurs sans terre font visiblement plus attention à l’environnement que Freire, leurs principes reposent sur l’amour comme source principale de libération humaine. Un exemple concret de la manière dont le MST met en pratique le preier principe

«Aimer et préserver la terre et les créatures naturelles » 

BioNatur, un producteur de semences bio créé par les fermiers MST en 1997. BioNatur fournit aux travailleurs agricoles des alternatives pratiques aux méthodes chimiques des groupes agricoles , leur perettent de traduire leur engagement idéologique en pratique et soutenir le mouvement plus large de réforme agraire et justice sociale (FMST; Branford 2001).

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Idiomes culturels

Pour canaliser et puiser dans les émotions populaires, les participants au mouvement indépendantiste indien ont utilisé le langage folklorique du passé de l’Inde. En tant que leader symbolique et politique de premier plan, Gandhi a pris une part particulièrement importante dans le choix et la réinvention d’un large éventail de traditions indiennes qui avaient un intérêt pour la lutte contre la domination britannique. Ici nous allons simplement mettre en évidence quatre termes importants hindous que Gandhi a popularisé et réinterprété pour tirer parti des principes, croyances, pratiques, valeurs et récits et les radicaliser. Le premier terme, swadeshi, fait référence à un mode de vie traditionnel basé sur l’autonomie économique, la production locale et la satisfaction des besoins humains fondamentaux. Selon Gandhi , l’industrialisation et la modernisation occidentale étaient fondamentalement viciées, car ils ont encouragé les gens à se concentrer sur des intérêts égoïstes et creusé l’écart entre riches et pauvres. Avec la notion familière de swadeshi, il a suggéré que le village rural devrait redevenir central dans la société indienne, car il fournirait à la plus grande proportion de la population – les riches, ainsi que les démunis- en éthique, auto-discipline, et moyens de survie (Hardiman 2003: 77-78 ; Terchek 1998: 112-114, Fox 1989: 46-47, 54-59). Sans accès généralisé aux emplois et ressources matérielles nécessaires, le mouvement d’indépendance de l’Inde ne parviendrait pas à apporter la libération aux personnes les plus opprimées dans le pays.

Le deuxième terme, Sarvodaya, a souligné l’engagement à servir les pauvres et marginalisés – pas seulement soi-même ou sa famille- comme un moyen de promouvoir le bien-être public. Pour mettre cet idéal hindou traditionnel en pratique, Gandhi a développé un programme de réforme sociale qui a appelé les militants du mouvement d’indépendance de l’Inde à travailler à stimuler l’unité entre hindous et musulmans ; à lutter contre la pauvreté, la maladie et l’analphabétisme ; à en finir avec l’intouchabilité et le système de castes ; et à améliorer la condition des femmes. Il a consacré sa vie à ces activités de renforcement communautaire et a précisé que la fin de la domination britannique serait vide de sens sans l’inclusion et l’autonomie de tous les citoyens indiens (Nojeim 2004: 110-119 ; Fox 1989: 42-44). le troisième terme, aparigraha, reflète la croyance commune à l’hindouisme et d’autres religions que le désir de posséder toujours plus de propriétés et de choses matérielles était un péché et finissait par produire de la violence. Pour Gandhi , une vie simple fondée sur l’autonomie, la maîtrise de soi, la discipline et le travail acharné, c’est la meilleure façon de se préparer aux défis mentaux, physiques et spirituels auxquels sont confrontés les participants à la lutte pour l’indépendance nationale (Terchek 1998: 40- 42, Fox 1989: 44-45). Cela signifie que les propriétaires de terres et du capital devraient utiliser leur richesse au profit de la société et assurer le bien-être social de leurs travailleurs (Hardiman 2003: 83-84). cela voulait également dire que que tous les militants indiens -privilégiés et pauvres- ont dû apprendre à surmonter leurs désirs terrestres – de prospérité, technologie, nourriture, sexe, ou gloire – avant qu’ils puissent contribuer positivement au mouvement indépendantiste indien (Nojeim 2004: 107-110).

Le symbole qui a synthétisé ces idées traditionnelles et englober leur signification pratique, était khadi (le fait de filer la main). Gandhi a fait valoir que la technologie moderne ne contribue au bien-être général que quand elle permet à la majorité du peuple de travailler, subvenir à ses besoins fondamentaux, et participer aux décisions concernant ses conditions de travail. La plupart des indiens vivant sous la domination coloniale, cependant, ne connaissait pas les avantages de la machinerie industrielle mise en place par les Britanniques. Surtout dans la campagne, le nombre de chômeurs et sans ressources augmentait, ce qui minait l’espoir collectif et l’esprit communautaire de la nation. Gandhi a estimé que la promotion du khadi, un processus de production typiquement indien, permettrait aux pauvres des masses indiennes de retrouver leur sentiment de fierté, prendre contrôle de leur bien-être matériel et aider à construire une nouvelle société basée sur l’autonomie des personnes ordinaires (Terchek 1998: 120 -123). Il a lancé une campagne de filature en 1919 et organisé la distribution des rouets dans tout le pays. le rouet apparut plus tard sur les drapeaux nationalistes, alors que le vêtement blanc de fabrication locale (y compris le « chapeau Gandhi ») est devenu l’uniforme des castes supérieures, ainsi que des militants intouchables (Hardiman 2003: 78-79 ; Tarlo 1996).

Ainsi, Gandhi et autres nationalistes indiens ont adopté et révisé des idiomes culturels comme swadeshi, Sarvodaya et aparigraha, ainsi que les processus de production traditionnels comme le Khadi, dans le but de politiser la population indienne et faire le mouvement indépendantiste indien aussi inclusif que possible.

le MST n’a pas une figure dominante comme Gandhi pour identifier et réinterpréter les idiomes folkloriques ayant une signification pour son mouvement social. Il invoque les principes traditionnels grâce à un processus plus collectif guidé par nombreux dirigeants. De plus, alors que Gandhi s’était appuyé sur des concepts philosophiques complexes, le MST utilise principalement des rituels collectifs appelés Mística pour exprimer les idées difficiles et raconter les histoires douloureuses avec des symboles simples et puissants. La Mística ( ou mysticisme) provient de la théologie de la libération, un mouvement chrétien prônant la justice sociale pour les pauvres qui a émergé en Amérique latine au cours des années 1960, et aide les militants MST à construire sur l’héritage des luttes passées, pour maintenir la motivation des efforts actuels et anticiper un avenir meilleur (Wright et Wolford 2003: 310-311 ; Carter 2003, Branford et Rocha 2002: Lowy 2001 ; Berryman 1987). Les principales formes de mística sont des chants, des slogans, danses, reconstitutions théâtrales et la manipulation du drapeau du MST, qui sont des éléments récurrents de la vie quotidienne dans les occupations de terres du MST, camps et colonies ainsi qu’au cours des rassemblements MST , des marches et campagnes. La mística sert à deux fins symboliques importantes. Tout d’abord, l’accomplissement collectif des rituels du MST confirme les valeurs séculaires de la vie paysanne: discipline, responsabilité, sacrifice, conviction, persévérance, humilité et honnêteté (Wright et Wolford 2003:311). Et deuxièmement, le mysticisme est essentiel pour la construction et l’affirmation de l’identité collective du MST, encourageant les militants du MST à poursuivre leur mouvement social contre l’oppression structurelle des travailleurs sans terre et pour l’agriculture durable (Branford et Rocha 2002:245-251). Comme O Jornal Sem Terra, journal de la MST, l’indique :

« plus les masses, les dirigeants et les organisation s’attachent à leurs symboles,, plus ils luttent, plus ils mobilisent et plus ils s’organisent » (Wright et Wolford 2003:311).

Ainsi, les pratiques mística non seulement puisent dans des idiomes culturels existants qui résonnent parmi les paysans sans terre, mais aussi veillent à ce que les références historiques et religieuses incitent les militants MST à s’engager dans des actions culturelles et politiques radicales.

Bien que les rituels et symboles mística influencent fortement l’expérience émotionnelle des participants, ils ne sont pas spontanés ou impulsif. En 1988, les Militants du MST ont reconnu la nécessité d’une identité collective oppositionnelle pour soutenir la détermination des familles sans terres à occuper des terres agricoles brésiliennes inutilisées et à construire des camps, face à la répression violente. Ils ont organisé une réunion pour discuter des moyens de rendre l’image de la MST plus militante. À la fin, les familles de paysans sans terre ont sélectionné le nouveau répertoire de symboles du MST : un drapeau, une casquette de base-ball et un t-shirt rouges, tous imprimés avec une carte du Brésil et deux militants paysans . Et plus tard, ils ont composé de nouvelles chansons et slogans qui ont confirmé leur fierté comme travailleurs sans-terre et des militants du MST et a souligné leur importance pour la société brésilienne. Ainsi, au lieu de

« Sans réforme agraire, il n’y aura aucun démocratie,  »,

ils ont commencé à utiliser de slogans plus conflictuel comme

« Occuper, produire et Resister! » et

« réforme agraire : un combat pour tous ! »

La façon dont des militants MST utilisent ces nouveaux symboles lors de rituels mística devient également plus provocante (2002:250 Branford et Rocha-251). En bref, Mística est une arme importante pour politiser les paysans sans terre, communiquer des messages, organiser les occupations de terres et mobiliser des campagnes à grande échelle.

Acquittement des dix violeurs à Creteil ; une pétition

L’ONG Avaaz lance une pétition en voici la présentation (communiqué) 

Le tribunal de Créteil vient d’acquitter 10 auteurs de sordides viols collectifs. Mais Najat Vallaud-Belkacem peut réformer la loi et les procédures qui encouragent l’impunité, afin que la honte change de camp, une fois pour toutes. Signez cette pétition pour Nina, Aurélie et toutes les autres! 

La décision du Tribunal de Créteil d’acquitter 10 violeurs non repentis semble dire aux violeurs “allez-y” et à leurs victimes “taisez vous”. Mais Najat Vallaud-Belkacem peut mettre un terme une fois pour toutes à l’indulgence vis-à-vis des violeurs, dont 98% restent impunis. Suite à la vague d’indignation, le parquet vient de faire appel — ce qui montre bien que les lois et procédures sont insuffisantes et inadaptées. La lenteur des procédures et la honte des victimes ne sont pas une fatalité… La nouvelle Ministre des droits des femmes peut redonner espoir à des centaines de milliers de Françaises, en étant le fer de lance d’une réforme de fond, permettant notamment d’accélérer et de faciliter la procédure, ainsi que de soutenir les victimes. Il faut agir au plus vite, avant que l’attention médiatique ne retombe. Appelons toutes et tous Najat Vallaud-Belkacem à déposer un projet de loi pour faciliter le dépôt de plainte et l’accompagnement les victimes. Forts de plus de 100 000 signatures et d’un relai médiatique, nous remettrons notre appel à la Ministre, afin qu’elle annonce des réformes profondes avant le Congrès socialiste du week-end prochain. http://www.avaaz.org/fr/rape_impunity_in_france/?bnuhxdb&v=18704 Dix ans après les faits, la cour d’assises du Val-de-Marne a acquitté mercredi 10 hommes poursuivis pour des viols collectifs commis sur deux mineures, et condamné quatre autres à des peines allant de trois ans avec sursis à un an de prison ferme. Ce jugement est révélateur de l’indulgence insupportable vis-à-vis du viol en France, où 2% des violeurs sont condamnés quand 100% des femmes abusées porteront ce fardeau le reste de leur vie. L’indulgence des juges et des lois vis-à-vis de ces crimes semble nier la souffrance de centaines de milliers de femmes (d’après l’Observatoire National de la Délinquance, environ 75 000 Françaises sont violées chaque année). La procédure et le procès sont un parcours du combattant qui enflamment des blessures toujours à vif. Pourquoi donc s’étonner que seule une victime sur 10 porte plainte? Ce scandale doit cesser ; le jugement indigne du Tribunal de Créteil peut être le point de non retour. Signons toutes et tous massivement pour des réformes profondes d’un système qui alimente la honte des femmes. Najat-Vallaud Belkacem peut faire des annonces dès la semaine prochaine! http://www.avaaz.org/fr/rape_impunity_in_france/?bnuhxdb&v=18704 Pour Nina, Aurélie et toutes les autres,Alex, Marie, Aldine, Julien, Emily, Rewan, Oliver, Ricken et toute l’équipe d’AvaazPOUR EN SAVOIR PLUSLeMonde.fr – Procès des « tournantes » : le parquet fait appel du verdicthttp://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/12/proces-des-tournantes-le-parquet-fait-appel-du-verdict_1774777_3224.html Libération.fr – «Ils étaient au moins vingt-cinq. Certains me tenaient, d’autres rigolaient»http://www.liberation.fr/societe/2012/09/16/ils-etaient-au-moins-vingt-cinq-certains-me-tenaient-d-autres-rigolaient_846741 Elle.fr – Viols collectifs : le jugement vivement critiqué http://www.elle.fr/Societe/News/Viols-collectifs-le-jugement-vivement-critique-2224136 Aux assises de Créteil, scandaleuse indulgence pour les violeurs (Blog)http://christineld75.wordpress.com/2012/10/11/aux-assises-de-creteil-scandaleuse-indulgence-pour-les-violeurs/Viols : les chiffres (Analyse, Pas de Justice, Pas de Paix)http://pasdejusticepasdepaix.wordpress.com/les-chiffres-des-viols-en-france/Les violences sexuelles en France (Institut National d’Etudes démographiques)http://www.ined.fr/fichier/t_publication/1359/publi_pdf1_pop_soc445.pdf

SEMAINE DE FORMATION ET ÉDUCATION POPULAIRE

( je retransmet un mail qui peut vou intéresser 

Ceci est un envoi mail groupé
de l’organisme d’intervention sociologie P.H.A.R.E. pour l’Égalité de Lille et St Étienne
composé des sociologues Saïd Bouamama, Jessy Cormont et Yvon Fotia.

Ce mail a pour but d’informer occasionnellement des possibilités de formation ouverte et d’intervention sur site que nous proposons en France.
Telle que celle qui aura lieu au mois de  novembre 2012
co-organisé avec la SCOP d’éducation populaire le Pavé. 

Si nous avons votre mail c’est que vous avez croisé notre route
Toute fois si vous ne souhaitez pas recevoir nos mails vous pouvez vous désinscrire
ou nous contacter afin que nous vous retirions de cette liste.
Bien à vous

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              SEMAINE DE FORMATION ET ÉDUCATION POPULAIRE

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                              Organisé par
              le P.H.A.R.E. pour l’Égalité et le Pavé
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              Du vendredi 02 au samedi 10 Novembre 2012

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A Libercourt (62) et Villeneuve d’Ascq (59)
Région Nord-Pas-de-Calais
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                              PROGRAMME :
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STAGES DE FORMATION
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1) Mener l’enquête : pratiquer une recherche populaire
(stage interne dans le cadre du programme chercheur citoyen du Conseil Régional)
Avec Saïd Bouamama et Jessy Cormont, sociologues, PHARE pour l’Égalité,
avec la participation de Joackim Rebbeca, le Pavé.
Du vendredi 02 au samedi 03 novembre 2012 – Libercourt

2) Susciter la participation ? Citoyenneté, démocratie, et inégalité(s)
(stage externe payant sur réservation)
Avec Joackim Rebecca, Le Pavé
et Jessy Cormont, sociologue, PHARE pour l’Égalité.
Du lundi 05 au mercredi 07 novembre 2012 – Libercourt

3) Animer un espace d’éducation populaire et de production de savoirs populaires
(stage externe libre d’entrée sur réservation)
Avec Jessy Cormont, sociologue, PHARE pour l’Égalité
et Joackim Rebecca, sociologue, Le Pavé.
Du jeudi 08 au vendredi 09 2012 – Libercourt

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CONFERENCE GESTICULEE et  CONFERENCES-DEBATS
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4) « Quand on veut, on peut ? ».
Pour en finir avec la culpabilisation des classes populaires
(gratuite et sans réservation)
Conférence-débat de Jessy Cormont, sociologue, PHARE pour l’Égalité
et de Joackim Rebecca, Le Pavé.
Mardi 06 novembre – 20h30 – Libercourt

5) L’égalité en colère :
discriminations et inégalités (classes, « races », sexe)
(gratuite et sans réservation).
Conférence-débat de Saïd Bouamama et Jessy Cormont, sociologues, PHARE pour l’Égalité.
Jeudi 08 novembre – 20h30 – Libercourt

6) Ménagères contre manageurs :
une autre histoire de l’organisation du travail (public, privé, associatif)
(Entrée libre sur réservation)
Conférence gesticulée de Annaig Mesnil et Alexia Morvan, Le Pavé.
Vendredi 9 novembre -20h à l’espace culture de Lille 1 – Villeneuve d’Ascq

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ATELIER
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7) Désintoxication de la langue de bois
(atelier externe entrée libre sur réservation).
Atelier animé par Le Pavé et PHARE pour l’Égalité.
Samedi 10 novembre – 13h-17h à l’espace culture de Lille 1 – Villeneuve d’Ascq

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CINEMA POPULAIRE A L’FOSSE 5
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8) La sociologie est un sport de combat, sur Pierre Bourdieu
(Entrée libre et sans réservation-restauration possible)
réalisé par Pierre Carles, 2001. Mardi 06 novembre – 18h – Libercourt

9) Mécontent et pas content disent-ils
(gratuite et sans réservation-restauration possible).
Réalisé par des habitant-es de Mons-en-Baroeul (59),
avec Mehmet Arikan et Nadia Bouferkas,  2004.
Jeudi 08  novembre –  18h30 – Libercourt

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LIEUX : Libercourt (62820) : Local de l’association Ch’faid –
sur le site des établissements Loyez, ex-fosse n°5, 3 bd Faidherbe,
Bassin minier, Région Nord-Pas-de-Calais. Contact Ch’faid si besoin.
Villeneuve d’Ascq (59650) : Espace Culture
Université de Lille 1 Métro Cité Scientifique ligne 1.
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FINANCEMENT : La programmation est soit payante
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joackimrebecca@scoplepave.org, 06.88.23.69.70.],
soit entrée libre, c’est-à-dire payée par un acteur
mais gratuite pour le public [ex : 1), 3), 6), 7), 8)]
soit gratuite [4), 5), 9)].

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P.H.A.R.E. pour l’Égalité
Praxis Histoire Action-Recherche Éducation Populaire pour l’Égalité
Organisme d’intervention sociologique
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le message est clair c’est la fermeté : La transcription de l’Itw de Valls à RMC

Jean-Jacques Bourdin : J’ai vu comme vous la Haute commissaire aux droits de l’homme de l’Onu inquiète de la situation des Roms en France. Elle vous demande de faire des efforts supplémentaires pour intégrer ces personnes. Allez vous vous faire ces efforts supplémentaires pour intégrer ces personnes ?

Manuel Valls :  Le Président  de la République, dimanche soir, rappelait ….

Vous partez demain en Roumanie, Hein ?

… Que d’puis nous (SIC)  sommes aux responsabilités de notre pays il avait trouvé 15 000 citoyens d’origine rom de Roumanie ou de Bulgarie notamment, donc rien n’a été réglé.

Vous en avez expulsés 3 000 sur 15 000 cet été

Oui et Il y aura ,

Sans doute encore,

.. Avant la fin du mois de septembre a peu prés 7000 Roumains et Bulgares qui été (SIC)  reconduits dans leurs pays respectifs à travers…

7000 sur 15000 ?

Oui mais il y en a d’autres qui sont arrivés…. A travers le système d’aide au retour. Donc qu’est-ce qu’il faut faire : démanteler les campements quand il y a une décision de justice..

En Seine et Marne le « fameux », – le fameux entre guillemets – campement, le plus important va être démantelé ?

L’un des plus importants ; qui va être démantelé dans… les associations n’arrivent plus à y entrer aujourd’hui. Donc il faut démanteler les campements quand  en plus la situation sanitaire en matière de sécurité est insupportable. Il faut trouver des solutions en matière de logement et d’insertion mais il faut aussi et d’abord reconduire à la frontière ceux qui sont en situation irrégulière

La commissaire de l’Onu qui dit « attention la France ne respecte pas… les droits des roms…

L’essentiel aujourd ‘hui – et c’est pour cela qu’avec Bernard Cazeneuve sur la demande du président, nous allons en Roumanie,-  l’essentiel de la solution se trouve, à la fois  au niveau européen, dans les aides que l’Union européenne peut apporter à des pays comme la Roumanie et la Bulgarie pour insérer les populations qui sont exclues. Et nous allons demain avec le gouvernement roumain voir comment nous pouvons travailler ensemble

Ils partent, mais ils touchent un peu d’argent et ils reviennent.

Et vous savez qu’il y a un très bon travail mené par les collectivités locales françaises : Nantes, Lyon, Lille, Saint Denis pour maintenir les populations là bas

Aujourd’hui nous ne pouvons pas nous permettre d’accueillir toutes ces populations qui sont les Damnés de la terre, qui sont pourchassées dans leurs pays qui sont discriminées, mais la Frange (sic), dans la situation où nous nous trouvons aujourd’hui ne peut pas accueillir, comme l’avait dit un ancien Premier Ministre, toute la misère du monde et de l’Europe. Elle prend sa part en matière d’asile en matière d’insertion pour les populations roms, mais nous ne pouvons pas accueillir….

Et le message est clair, c’est la fermeté et le respect des personnes, mais le message est clair c’est la fermeté.

Le son e l’interview

Martine Aubry ; Innovation et justice la France en rêve aussi

Euratechnologie est, aux portes de Lille, l’un de symboles d’une volonté acharnée de l’équipe municipale : panser les plaies née de la mondialisation. On se souvient que lorsque les Européens croyaient encore pouvoir sauver quelques meubles, ils sacrifièrent leurs industries manœuvrières, telles que leur textile, en pensant mieux exporter leurs industries à valeur ajoutée (ce qui, en langage de financier, veut dire qu’elles rapportent beaucoup en créant peu d’emploi, comme quoi les financiers ont compris la théorie marxiste de la valeur.) Dans la région de la Lainière de Roubaix, on imagine que les négociations uruguayennes ont causé beaucoup de chômage et d’usines fermées. Les politiques, alors se sont dit ; il faut trouver un emploi… pour ces usines. Ca semble peu croyable mais c’est ainsi. Bien sûr, en remettant de l’activité dans les anciennes usines, leur intention principale est de créer des emplois, mais ceux-ci sont trop qualifiés pour les anciennes ouvrières de chez DMC (à Loos) ou réservés aux jeunes.

Toujours est-il que Pierre Mauroy puis Martine Aubry ont quelques réussites à leurs actifs. On n’imagine pas comme il est compliqué pour un maire de requalifier une friche industrielle, le nombre d’autorisations à obtenir, et tous ces gens à qui il faut gratter de l’argent, l’Europe, l’Etat, les collectivités territoriales. Et ensuite il faut convaincre les chefs d’entreprise de venir louer des plateaux… Lille a réussi ainsi Eurasanté, Euratechnologie, et Oxylane, où Décathlon a relocalisé une partie de la fabrication de vélo autrefois asiatique. C’est Pierre de Saintignon, qui connait bien le monde de l’entreprise pour avoir était directeur de l’insertion chez Darty qui s’occupe de ce type de dossier à la mairie de Lille. Il est normal qu’il préside le mardi 4 octobre, une réunion destinée aux chefs d’entreprise à Euratechnologie.

La droite veut enrichir sa clientèle

Une bonne centaine de personne étaient présentes, mais il est difficile de savoir combien n’étaient pas des militants martinistes venus soutenir leurs chefs. Les discours tenus par les responsables socialistes étaient adaptés à une assistance de décideurs, sans tomber dans les ex-pièges de la surenchère libérale. Akim Oural, maire PS du quartier a accueilli ses invités en plaçant la réunion dans le cadre de la campagne des primaires.  (La droite) « veut enrichir sa clientèle, nous voulons enrichir la France, et c’est au cœur du projet de Martine Aubry » a dit Patrick Kanner, président du Département du Nord, un des rares Mauroyiste qui ne soit pas Hollandiste.  Dans la salle, un universitaire s’est écrié «  C’est dans l’innovation que réside la valeur, et l’espoir des améliorations des conditions sociales. Martine Aubry promet un effort sur la recherche et c’est un bon signe » Un chef d’entreprise innovante s’inquiète «  Beaucoup de choses ont été crées en France ou en Europe et développé aux States ; Internet, le GPS. Il faut aider au transfert entre la recherche et l’entreprise. « On pourrait rétorquer que pour le téléphone portable, c’est le contraire : inventé par Motorola, et lancé par Nokia, C’est plus une question de flair de dirigeants que de fonds publics. Un chef d’entreprise œuvrant dans la santé voudrait plus de coopération entre public et privé dans ce domaine ( Ok de Saintignon) . Jean-Yves Vasseur, président départemental des Restos du Cœur s’inquiète de la précarité qui s’aggrave, et un jeune de l’emploi des jeunes.

Patrick Kanner tacle Sarkozy «  Il avait promis  « la pauvreté diminuera d’un tiers pendant mon mandat » elle a augmenté de 25 % ». Il renvoie le ministre du Logement récemmment Apparu à la télé, dans les cordes «  il nous dit que le logement social a augmenté, certes, mais moins que l’augmentation de la population, le problème s’aggrave ». Autre exemple, le lendemain il devait répondre à une interview de Marianne sur la démutualisation : les salariés sont de plus en plus nombreux à quitter leur mutuelle de santé, parce qu’ils ne peuvent plus la payer. L’augmentation de 5 % en janvier prochain, due à une nouvelle taxe va accélérer les choses. Pour M. Kanner, Sarkozy, cyniquement joue sur deux tableaux ; il espère que les classes populaires, désespérées n’iront pas voter, ou fasse gonfler le score du Front National, un second tour à la 2002 c’est son seul espoir de vaincre.

Pierre de Saintignon, premier adjoint de martine Aubry à la mairie de Lille, premier vice-président du Conseil régional, rappelle ensuite les trois priorités de « Martine » ; l’emploi, l’éducation et la sécurité. Il rappelle le projet socialiste d’une banque nationale d’investissement pour investir dans les Pme. Il signale que pour les jeunes, les socialistes créeront l’allocation d’autonomie, qui permettra aux étudiants d’étudier sans devoir travailler. Et ils relanceront 300 000 emplois jeunes sous le nom d’emplois d’avenir. « Existe–t-il quelque chose de plus important que de tracer un avenir pour la jeunesse ? Si on répond oui on doit abandonner toute activité politique ou syndicale ! C’est la question fondamentale qui se pose à la République à l’heure actuelle. »

Sur le numérique il rappelle la phrase de Martine Aubry «  Le meilleur du numérique est ce qui développe l’autonomie et la créativité. » Il faut donc supprimer Hadopi. La Cnil deviendra commission nationale pour les libertés informatique, le contraire de ce qu’elle est actuellement.

Dans la salle un directeur de centre d’insertion raconte qu’il a pu amener une vingtaine de jeune Tourquennois dans un campus américain, au frais du clan Aubry (Communauté urbaine, Conseil régional) Il aimerait voir au pouvoir national les mêmes.

Intermède comique avec le successeur local de Coluche qui se plaint que Montebourg aie traité Aubry d’enfant de Delors. Saintignon confirme la paternité, et s’attarde avec un peu de complaisance sur ces week-end dans la famille Delors.

Mais il conclut en demandant que l’on cesse de choisir entre justice sociale et innovation technologique ; beaucoup rêve d’allier des deux. Gageons qu’un jour la France en rêvera aussi !

 

Martine Aubry ; Innovation et justice la France en rêve aussi

Euratechnologie est, aux portes de Lille, l’un de symboles d’une volonté acharnée de l’équipe municipale : panser les plaies née de la mondialisation. On se souvient que lorsque les Européens croyaient encore pouvoir sauver quelques meubles, ils sacrifièrent leurs industries manœuvrières, telles que leur textile, en pensant mieux exporter leurs industries à valeur ajoutée (ce qui, en langage de financier, veut dire qu’elles rapportent beaucoup en créant peu d’emploi, comme quoi les financiers ont compris la théorie marxiste de la valeur.) Dans la région de la Lainière de Roubaix, on imagine que les négociations uruguayennes ont causé beaucoup de chômage et d’usines fermées. Les politiques, alors se sont dit ; il faut trouver un emploi… pour ces usines. Ca semble peu croyable mais c’est ainsi. Bien sûr, en remettant de l’activité dans les anciennes usines, leur intention principale est de créer des emplois, mais ceux-ci sont trop qualifiés pour les anciennes ouvrières de chez DMC (à Loos) ou réservés aux jeunes.

Toujours est-il que Pierre Mauroy puis Martine Aubry ont quelques réussites à leurs actifs. On n’imagine pas comme il est compliqué pour un maire de requalifier une friche industrielle, le nombre d’autorisations à obtenir, et tous ces gens à qui il faut gratter de l’argent, l’Europe, l’Etat, les collectivités territoriales. Et ensuite il faut convaincre les chefs d’entreprise de venir louer des plateaux… Lille a réussi ainsi Eurasanté, Euratechnologie, et Oxylane, où Décathlon a relocalisé une partie de la fabrication de vélo autrefois asiatique. C’est Pierre de Saintignon, qui connait bien le monde de l’entreprise pour avoir était directeur de l’insertion chez Darty qui s’occupe de ce type de dossier à la mairie de Lille. Il est normal qu’il préside le mardi 4 octobre, une réunion destinée aux chefs d’entreprise à Euratechnologie.

La droite veut enrichir sa clientèle

Une bonne centaine de personne étaient présentes, mais il est difficile de savoir combien n’étaient pas des militants martinistes venus soutenir leurs chefs. Les discours tenus par les responsables socialistes étaient adaptés à une assistance de décideurs, sans tomber dans les ex-pièges de la surenchère libérale. Akim Oural, maire PS du quartier a accueilli ses invités en plaçant la réunion dans le cadre de la campagne des primaires.  (La droite) « veut enrichir sa clientèle, nous voulons enrichir la France, et c’est au cœur du projet de Martine Aubry » a dit Patrick Kanner, président du Département du Nord, un des rares Mauroyiste qui ne soit pas Hollandiste.  Dans la salle, un universitaire s’est écrié «  C’est dans l’innovation que réside la valeur, et l’espoir des améliorations des conditions sociales. Martine Aubry promet un effort sur la recherche et c’est un bon signe » Un chef d’entreprise innovante s’inquiète «  Beaucoup de choses ont été crées en France ou en Europe et développé aux States ; Internet, le GPS. Il faut aider au transfert entre la recherche et l’entreprise. « On pourrait rétorquer que pour le téléphone portable, c’est le contraire : inventé par Motorola, et lancé par Nokia, C’est plus une question de flair de dirigeants que de fonds publics. Un chef d’entreprise œuvrant dans la santé voudrait plus de coopération entre public et privé dans ce domaine ( Ok de Saintignon) . Jean-Yves Vasseur, président départemental des Restos du Cœur s’inquiète de la précarité qui s’aggrave, et un jeune de l’emploi des jeunes.

Patrick Kanner tacle Sarkozy «  Il avait promis  « la pauvreté diminuera d’un tiers pendant mon mandat » elle a augmenté de 25 % ». Il renvoie le ministre du Logement récemmment Apparu à la télé, dans les cordes «  il nous dit que le logement social a augmenté, certes, mais moins que l’augmentation de la population, le problème s’aggrave ». Autre exemple, le lendemain il devait répondre à une interview de Marianne sur la démutualisation : les salariés sont de plus en plus nombreux à quitter leur mutuelle de santé, parce qu’ils ne peuvent plus la payer. L’augmentation de 5 % en janvier prochain, due à une nouvelle taxe va accélérer les choses. Pour M. Kanner, Sarkozy, cyniquement joue sur deux tableaux ; il espère que les classes populaires, désespérées n’iront pas voter, ou fasse gonfler le score du Front National, un second tour à la 2002 c’est son seul espoir de vaincre.

Pierre de Saintignon, premier adjoint de martine Aubry à la mairie de Lille, premier vice-président du Conseil régional, rappelle ensuite les trois priorités de « Martine » ; l’emploi, l’éducation et la sécurité. Il rappelle le projet socialiste d’une banque nationale d’investissement pour investir dans les Pme. Il signale que pour les jeunes, les socialistes créeront l’allocation d’autonomie, qui permettra aux étudiants d’étudier sans devoir travailler. Et ils relanceront 300 000 emplois jeunes sous le nom d’emplois d’avenir. « Existe–t-il quelque chose de plus important que de tracer un avenir pour la jeunesse ? Si on répond oui on doit abandonner toute activité politique ou syndicale ! C’est la question fondamentale qui se pose à la République à l’heure actuelle. »

Sur le numérique il rappelle la phrase de Martine Aubry «  Le meilleur du numérique est ce qui développe l’autonomie et la créativité. » Il faut donc supprimer Hadopi. La Cnil deviendra commission nationale pour les libertés informatique, le contraire de ce qu’elle est actuellement.

Dans la salle un directeur de centre d’insertion raconte qu’il a pu amener une vingtaine de jeune Tourquennois dans un campus américain, au frais du clan Aubry (Communauté urbaine, Conseil régional) Il aimerait voir au pouvoir national les mêmes.

Intermède comique avec le successeur local de Coluche qui se plaint que Montebourg aie traité Aubry d’enfant de Delors. Saintignon confirme la paternité, et s’attarde avec un peu de complaisance sur ces week-end dans la famille Delors.

Mais il conclut en demandant que l’on cesse de choisir entre justice sociale et innovation technologique ; beaucoup rêve d’allier des deux. Gageons qu’un jour la France en rêvera aussi !