30 ans de marche pour l’égalité #Lille à 20 h

Les marchesCommuniqué

de Saïd Bouamama

Il y a 30 ans déjà la marche pour l’égalité et contre le racisme parcourait notre pays pour s’opposer au racisme et aux discriminations, dénoncer les crimes racistes et les politiques sécuritaires, et exiger l’égalité des droits pour tous les habitants de France. Les raisons et colères qui nous ont poussés à marcher hier sont encore présentes aujourd’hui : les quartiers populaires s’enfoncent dans la paupérisation et la précarisation, les discriminations se sont étendues à tous les domaines, le contrôle au faciès et la chasse aux sans-papiers continuent, les résidents étrangers n’ont toujours pas le droit de vote, etc. Trente ans après la marche, nous débattrons du bilan de ces trois décennies de luttes. Film:« Les marches de la liberté » de Rokhaya Diallo (2013). « Dix Américains partent à la découverte de la France afin de se faire leur propre idée du pays des Droits de l’Homme, de l’Elysée à « la banlieue ». Comment perçoivent-ils les différends qui animent la France ? Leurs rencontres avec de jeunes Français, les visites des institutions ainsi que les entretiens menés des deux côtés de l’Atlantique, nous feront observer la situation de la France à travers le regard américain ».

Débat : en présence de Rokhaya Diallo,  des animatrices du collectif parisien d’accueil de la marche de 1983 : Salikha Amara, Kaïssa Titous, Alima Boumediene.

CINEMA L’UNIVERS 20 H

#Lille Appel à signatures « Contre le #racisme et pour l’égalité Le 30 novembre Je marche »

Du coup je reproduis l’appel à la marche du 30/11 Les orgas et assos qui veulent le signer doivent prévenir Said Bouamama bouamamas@aol.com. la réponse est pour mardi soir. Sinon je ne d’accord avec tout sauf les quelques mots qui suggèrent que l’on pourrait s’insérer dans la relation entre les enseignants et leurs élèves. Théoriquement en France les profs sont libres d’enseigner les sujets au programme comme ils l’entendent et c’est bien comme ça. Ça sera encore mieux quand ce sera Gollnisch ou Morano qui seront Ministres de l’Education. 

Le 3 décembre 1983, 100 000 personnes manifestaient à Paris, concluant une Marche partie de Marseille le 15 octobre. Décidée par un groupe de jeunes issus des cités de la banlieue lyonnaise, cette marche pour l’égalité et contre le racisme dénonçait les crimes racistes les violences policières et les discriminations racistes. Elle prolongeait à sa manière, les luttes menées dans la décennie précédente par leurs parents et toutes les luttes pour l’égalité qui ont marquées l’histoire de France. Les « invisibles » devenaient des acteurs à part entière de la société française.

Notre Marche ne s’est pas terminée le 3 décembre 83. Nous n’avons jamais cessé de marcher et de lutter. Aujourd’hui encore, l’égalité que nous exigions en 1983 est encore introuvable pour les habitants des quartiers populaires : paupérisation, précarisation, discrimination, contrôle au faciès, résident étrangers n’ayant toujours pas le droit de vote, islamophobie, Rromophobie, etc.

Trente ans se sont écoulés, après le formidable espoir soulevé par la Marche. Notre détermination reste intacte. Nous ne lâcherons rien. Le message de la Marche pour l’égalité et contre le racisme, même s’il n’est pas enseigné comme il se doit à l’école, est plus que jamais d’actualité et nous voulons qu’il soit à nouveau entendu avec force.

Marche pour l’égalité et contre le racisme de Lille à Roubaix

Le 30 novembre à 14 heures

Place de la république

Premiers signataires : Algérien du Nord pour le Changement et la démocratie (ANDC), Association des Mineurs Marocains du Nord-Pas-de-Calais (AMMN), Collectif Manouchian, Collectif Afrique, Association Tribu (Roubaix), Comité des Sans-papiers 59 (CSP 59), AssociatIon Ch’faid (Libercourt), Association Etouchane, Association Place Publique, .  

#Lille « Marche des beurs » programme de la semaine pour l’égalité et contre le racisme 25_30 novembre

Je reproduis ici le programme de  ce qui me semble une bonne manière de commémorer la prétendue  » Marche des Beurs ». en tant qu’anarchiste bourgeois je ne cautionne pas les quelques conneries liées à la religion et je ne crois pas au féminisme voilé. Mais comme n’a pas dit Voltaire… J’en profite pour publier un montage en rapport de l’époque ou je découvrais Windows movie maker 

P.S. Dommage que je le jeune militant PS qui il y a 30 ans était chargé par son pays de tenter de récupérer le mouvement n’a pas pu venir témoigner. Mais l’agenda de Jean-Luc Mélenchon est chargé ! 

 

 

Lundi 25 novembre : Cinéma l’Univers – Lille

30 ans de marche pour l’égalité

 

Il y a 30 ans déjà la marche pour l’égalité et contre le racisme parcourait notre pays pour s’opposer au racisme et aux discriminations, dénoncer les crimes racistes et les politiques sécuritaires, et exiger l’égalité des droits pour tous les habitants de France. Les raisons et colères qui nous ont poussés à marcher hier sont encore présentes aujourd’hui : Les quartiers populaires s’enfoncent dans la paupérisation et la précarisation, les discriminations se sont étendues à tous les domaines, le contrôle au faciès continue, les résidents étrangers n’ont toujours pas le droit de vote, etc. Trente ans après la marche, nous débattrons du bilan de ces trois décennies de luttes.

Film : « Les marches de la liberté » de Rokhaya Diallo

Débat en présence de Rokhaya Diallo et des animatrices du collectif parisien d’acceuil de la marche de 1983 : Salikha Amara, Kaïssa Titous, Alima Boumediene.

 

 

Mardi 26 Novembre : Cinéma l’Univers – Lille

Les crimes racistes et sécuritaires

 

La raison première de la marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983 est la multiplication des crimes racistes et sécuritaires et leur impunité. Au cours des trois dernières décennies de nombreuses luttes pour exiger une véritable justice ont eu lieu. Elles interpellent l’opinion publique, appellent à des mobilisations et investissent le champ juridique. Plus largement le rapport à la police dans les quartiers populaires se caractérise par un contrôle au faciès aussi inefficace qu’humiliant. Sur cet aspect également des revendications existent et des mobilisations sont à construire. Trente ans après la marche nous débattrons de l’organisation nécessaire contre les crimes racistes et les politiques sécuritaires.

Film : Mouvement de l’Immigration et des Banlieues : chronique 2001-2002

Débat en présence de représentants de familles de victimes et de comité de lutte contre les violences policières (Paris, Clermont Ferrand, Lille)

 

Mercredi 27 Novembre : Maison de quartier Vauban Lille

De la lutte des OS immigrés à celle des sans-papiers

 

La marche pour l’égalité de 1983 a été précédée de nombreux combats qui l’ont préparée. Elle ne peut pas se réduire à une simple réaction à un contexte raciste qui s’aggrave. Elle plonge au contraire ses racines dans les luttes pour la dignité qu’ont menées les Ouvriers Spécialisés immigrés dans la décennie 70 pour être reconnus comme travailleur à part entière et en conséquence pour disposer des mêmes droits que les autres salariés. Les sans-papiers aujourd’hui ne sont que la figure contemporaine de cette très ancienne lutte pour l’égalité et la dignité. Des OS des années 70 aux sans-papiers d’aujourd’hui en passant par les marcheurs de 1983 c’est la même égalité qui sert de boussole.

Film : « La grève des ouvriers de Margoline » (première grève victorieuse en France des ouvriers sans-papiers en 1973)

Débat en présence de militants immigrés ouvriers de la décennie 70 : Nacer El Idriss (Bureau national de l’Association des Travailleurs Maghrébins de France), Driss Nabi (Associations des Travailleurs Arabes du Mans et de la Sarthe), Saïd Khemisti (ancien militant du Mouvement des Travailleurs Arabes), Djili-Sy (Union des Travailleurs Sénégalais en France).

 

Jeudi 27 Novembre : Pour un féminisme anti-islamophobe

Avec la Rromophobie, l’islamophobie est un des visages du racisme contemporain. A la différence du racisme biologiste cependant, l’islamophobie tente de se justifier par des arguments et motivations « progressistes ». La construction des femmes portant un foulard comme danger pour la république et la laïcité a eu comme résultat la multiplication des agressions et violences contre ces femmes. En Suède, une campagne consistant à se photographier symboliquement avec le foulard a été lancée en réponse à l’agression d’une femme portant le foulard. En une seule journée 4000 personnes ont de cette manière démasquée l’islamophobie. Rassemblons-nous et débattons des luttes à mener pour que le féminisme ne soit pas instrumentalisé à des fins islamophobes.

 

Place de la République – 18 h

Rassemblement en soutien aux femmes voilées victime d’agressions islamophobes

 

Maison de quartier Vauban – 20 h

Film : « Un racisme à peine voilé »

Débat en présence de Sylvie Tissot (sociologue et féministe), Ismahane Chouder (Collectif féministe pour l’égalité), Lela Bencherif (élue et féministe), Zakia Méziani (Association pour la Reconnaissance des Droits et Liberté aux Femmes Musulmanes, ARDLFM).

 

Vendredi 29 novembre – la condition Publique – 20h

Femmes de milieux populaires en lutte contre les discriminations

 

théâtre« Et puis, nous passions le pantalon français»

« La Double Absence » d’Abdelmalek Sayad lu et mis en scène par le collectif «Quelques Unes d’entre nous » de Blancs Mesnil

 

21 H 30 : rencontre débat

Présentation du livre « Femmes de milieux populaires en lutte contre les discriminations » écrit par le collectif « Quelques Unes d’entre nous» et Said Bouamama.

 

Samedi 30 nov

19h Accueille de la manif « la marche pour l’égalité et contre le racisme» à  la Condition Publique

 

20h – projection

« DOUCE FRANCE, LA SAGA DU MOUVEMENT BEUR »

film documentaire de Mogniss Abdallah et Ken Fero – 70 mn – 1992

Basé sur des images d’archives de l’agence IM’média, ce film retrace les temps forts du « mouvement beur » des années 80. Vingt-cinq ans après la première marche pour l’égalité et contre racisme, c’est l’occasion de faire un état des lieux.

 

21h30 rencontre débat

avec Mogniss Abdallah documentariste et Said Bouamama, sociologue

30 ans déjà, quelles avancées – quelles leçons tirer des expériences de luttes passées ?

 

 

 

 

 

 

 

#Lille #ailleurs #Roms Les Rroms ne seront pas des chiens vagabonds !

.je reproduit ici un appel d’organisations de jeunesse à la manifestation de samedi 16 novembre à Lille (14 h 30 Porte de Paris).

Lille et ailleurs

Les Rroms ne seront pas des chiens vagabonds !

Samedi 16 novembre, en soutien aux 120 Rroms sans-abris depuis le démantèlement du camp de Villeneuve d’Ascq, mais aussi en réaction aux expulsions d’élèves et d’étudiants étrangers partout en France, les mouvements de jeunesse appellent à manifester dès 14H30 ( Porte de Paris) avec entre-autres les familles Rroms, les syndicats et les collectifs.

Ce qui est exigé ? Un revirement politique et des solutions de relogement immédiates. Pour un élan de solidarité national !

 

« Nous les Rroms sommes considérés comme des chiens vagabonds sans maître », déclarent Ana Stoïan et Secret Lazar, deux Rroms hébergés à la Bourse du Travail depuis leur expulsion fin Octobre. « Nous voulons démontrer que nous sommes capables de travailler, éduquer nos enfants, d’être comme les autres si vous enlevez les barrières

 

qui sont

devant nous depuis des années« , ajoutent-ils, avant de conclure leur communiqué (traduit du Romani): « Il faut que nos droits soient respectés […] nous continuerons les manifestations jusqu’à être acceptés de ceux qui nous ont expulsés !« .

Le démantèlement violent du camp de 4 Cantons à Villeneuve d’Ascq avait mis fin aux tentatives d’intégration de plus d’une centaine de Rroms (dont la moitié d’enfants), qui se seraient retrouvés dans la plus grande précarité et sans aucun toit si l’intersyndicale (Solidaires – FSU – CGT) ne les avaient pas accueillis dans leurs bureaux (la Bourse du Travail de Fives).

Ce qui devait être un hébergement d’urgence pour éviter une catastrophe humanitaire se prolonge maintenant depuis près de 3 semaines, et la situation ne reste soutenable que grâce aux sacrifices quotidiens consentis par les familles Rroms et à l’investissement constant des syndicalistes et des bénévoles sur place. La scolarisation des enfants s’en voit compliquée, et ces conditions sanitaires (deux salles de bain, aucune douche et impossibilité de laver le linge dans les locaux) ne sont pas acceptables à l’approche de l’hiver, d’autant qu’une partie de la communauté souffre déjà de graves problèmes de santé. 

En parallèle, l’action politique ne cesse pas. Depuis l’expulsion, l’intersyndicale et les Rroms réunis en collectif ont appelé presque quotidiennement à la manifestation afin d’alerter les pouvoirs publics, avant de se joindre aux mouvements de protestation lycéens et ouvriers.
Car la mairie et la préfecture, non contents de n’étudier aucune solution de relogement pérenne et de ne proposer qu’un ticket vers la Roumanie, ont également découragé toute initiative des sans-abris en intervenant par la force lorsque un bâtiment vide a tenté d’être occupé le lendemain de l’expulsion ou plus récemment lorsque les caravanes allaient être déplacé

es

 vers un nouveau terrain.

Alors que des populations tentent d’échapper à l’errance et à la misère, les autorités n’offrent que la répression. 
Comment une ville, une région, un état à majorité socialiste peuvent-ils tolérer une situation si absurde et dégradante alors que des solutions simples et rapides existent ?

Ce qui exigé au niveau local:

-de réquisitionner suffisamment de logement inoccupés pour pouvoir y abriter toutes les familles Rroms expulsées de Villeneuve d’Ascq et Roubaix.
-de rendre les caravanes confisquées à leurs propriétaires par le biais d’une démarche facilitée et sans tenir compte de leur destination.
-de mettre un terme aux pressions policières et aux politiques racistes dont les populations Rroms font l’objet sur la métropole.
Et au niveau national:

-la régularisation de tous les sans-papiers et le respect du droit à l’éducation
-l’arrêt immédiat des démantèlements de camps dans les cas où la circulaire

 d’août 2012

n’est pas strictement appliquée.


Nous soutiendrons les populations Rroms et les sans-papiers, dont le gouvernement continue à bafouer les droits élémentaires, au mépris de toute humanité


Ambroise Lesage – 06.52.36.02.72

Remarques de JFG : Ana n’est pas hébergée à la Bourse du travail elle a été élue pour ses compétences en français comme porte parole parles Roms de la Bourse. Je doute par ailleurs que des Roms roumains aient écri un texte en romani qui est une angue parlée, alors qu’ils disposent du roumain. Mais les propos qui sont prétés à Seret et Ana sont bien le reflet de ce nous disent tous les jours les Roms, et de ce qu’a exprimé avec vérité et émotion  Carolina lors d’une manif lillosie

#Lille #Roms la version langue de bois

Ce soir à la Bourse du travail un membre de Sud Etudiant-e Lille m’a affirmé que le billet précédent de mon blog était mensonger. Il m’a sommé de démentir que la CGT demandait le départ des Roms qui sont hébergés à la Bourse du travail. Il m’a affirmé que la vérité était contenue dans le communiqué de l’intersyndicale. Je publie ici le communiqué de l’intersyndicale ainsi que l’ensemble des mails envoyés par Sud Education à ses adhérents, par une personne qui a au minimum les codes d’accés ! On remarquera qu’à aucun moment Sud education ne dément l’information qu’elle a donnée à ses adhérents, et qui ensuite a été retransmise aux abonnés de la liste du Collectif de Solidarité Roms (CSR).

A propos du CSR : le communiqué de l’intersyndicale est cosigné par le CSR. C’est une erreur, ou une supercherie. Le collectif de Solidarité Roms et Gens du voyage-Lille métropole est actuellement en restructuration, suite aux démission ou au abandon de mandat de membres clés de ce collectif,  par ailleurs membres de la LDH, du CCFD, et d’ATD quart Monde. Depuis, il a été décidé et il est répété à chaque réunion du collectif que personne ne pouvait s’exprimer au nom du collectif, sauf s’il est clairement mandaté pour le faire, au cours d’une réunion du collectif. M. Verfailiie qui se présente comme « indépendant » a souvent insisté sur ce point. C’est par erreur également que son nom a été placé à la fin du communiqué

Je pense que le sort des Roms mérite mieux que tous ses tripatouillages anti démocratiques. De nombreux soutiens non ecartés des Roms sont en train de découvrir avec consternation à quel point des « marques » prestigieuses héritières de combats prestigieux sont à la ramasse. ils commencent à se dire que peut être la sauvergarde des Roms se fera par eux mêmes et ceux de ce pays qui acceptent de les aider, pas de servir d’eux comme munitions ou monnaie d’échange.

« Honte à ce pays qui fait des Roms des sans-abri » c’est un des slogans des manifs pro roms. Honte. 

 

Roms de la Bourse du Travail

Communiqué unitaire des organisations

et du collectif solidarité-roms de Lille

Quand les intérêts politiques créent une crise humanitaire, sanitaire et sociale

Depuis le 28 octobre, les organisations syndicales FSU, Solidaires, CGT, le collectif solidarité Roms de Lille-Métropole et les réfugiés Roms hébergés dans les locaux de la Bourse du Travail cherchent à obtenir des réponses cohérentes et justes des pouvoirs publics quant à leur situation.

Au terme d’un rapport de forces, et après avoir décrypté de nombreuses versions contradictoires, ils ont obtenu de pouvoir récupérer les caravanes confisquées sur le parking P4 il y a dix jours.

Dans le souci de dénouer la crise liée à l’accueil des Roms à la Bourse du Travail, les syndicats, les associations et les Roms ont tenté, ce vendredi 8 novembre, d’aller chercher les caravanes dans les fourrières de Lys-lez-Lannoy et Marquette et de les installer sur le parking sécurisé de la Bourse du Travail.

Alors qu’elles avaient obtenu l’accord des services préfectoraux le matin, elles se sont heurtées vers 16 h à un cordon de CRS barrant l’accès au parking.

Les caravanes ne peuvent donc se poser nulle part ! Comment comprendre que les Roms puissent rester dans les bureaux de la Bourse et ne puissent pas s’installer sur le parking de cette même Bourse ?

C’est Ubu au pays de LMCU et dans la République !

Confrontés à une telle absurdité, à un tel irrespect humain, quelles solutions ont les Roms de la Bourse du Travail ? A part ne pas exister, que doivent-ils faire ?

Confrontés à une telle incurie et à une telle inhumanité, les organisations qui accompagnent et soutiennent les Roms ont-elles d’autre issue que la révolte ?

Elles restent déterminées à obtenir justice et porteront ce scandale humanitaire et politique à l’échelon national.

Pour tout contact :

Vincent Delbar UD CGT Nord

Didier Costenoble FSU Nord

Vladimir Nieddu Solidaires 5962

Bertrand Verfaillie Collectif Solidarité- rom de Lille

Message original ——–

Sujet: [Adherents] SOLIDARITE !
Date : Fri, 8 Nov 2013 00:48:37 +0100 (CET)
De : SUD éducation 59 62 <sudeduc5962@wanadoo.fr>
Répondre à : SUD éducation 59 62 <sudeduc5962@wanadoo.fr>
Pour : liste adhérent-e-s <adherents@sudeduc5962.lautre.net>

.Cher-e camarade, bonsoir.

Information d’aujourd’hui :

la CGT n’accepte plus la présence des familles accueillies à la Bourse du travail.

Nous avons appris la nouvelle ce soir lors de la réunion de l’intersyndicale de la Bourse du travail avec les collectifs Solidarité Rroms.

D’après nos sources, cette décision a été prise ce midi sans nous être communiquée immédiatement.

En lien avec la police, la CGT nous a indiqué que les familles pouvaient installer leurs caravanes sur le parking de la Bourse du travail, qui ne se trouve pas à proximité immédiate du bâtiment. Les fourrières laisseraient les caravanes à disposition. Nous avons cependant constaté que plusieurs d’entre elles avaient été endommagées pendant l’expulsion du P4 par les forces « de l’ordre », ou bien pendant le transport jusqu’à la fourrière.

Les caravanes pourront s’installer vers 16h00 ce vendredi.

Afin de parer à toute éventualité, une forte présence militante est demandée. RV aux alentours de 16h00 à Solidaires.

Nous conservons évidemment notre soutien au Collectif des Familles Rroms de la Bourse du travail.

Solidairement,

SUD éducation 59/62.

   SUD éducation 59/62     

Union syndicale Solidaires

Bourse du Travail

174, boulevard de l’Usine

59 000 Lille

03 20 55 99 29

sudeduc5962@wanadoo.fr

http://sudeduc5962.lautre.net/

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——– Message original ——–

Sujet: [Adherents] ASA pour AG + infos fédérales
Date : Fri, 8 Nov 2013 11:29:56 +0100 (CET)
De : SUD éducation 59 62 <sudeduc5962@wanadoo.fr>
Répondre à : SUD éducation 59 62 <sudeduc5962@wanadoo.fr>
Pour : liste adhérent-e-s <adherents@sudeduc5962.lautre.net>

Bonjour,
(je coupe un bla bla bureaucratique sans intérêt pour les non adhérents et le mail se termine par )

 

 

 

Rappel : besoin de soutien aujourd’hui à partir de 16h à la bourse du travail pour l’installation des caravanes

 

manifestation du collectif des Rroms de la bourse du
travail de Fives demain à Lille. Rendez-vous à 15h devant Euralille.

 

   SUD éducation 59/62     

Union syndicale Solidaires

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 -------- Message original --------
Sujet: [Adherents] manif Rroms 09/11 annulée
Date : Fri, 08 Nov 2013 17:22:51 +0100
De : SUD éducation 59/62 <sudeduc5962@wanadoo.fr>
Pour : LISTE ADHERENTS <adherents@sudeduc5962.lautre.net>
 -------- Message original --------
Sujet: [Adherents] manif Rroms 09/11 annulée
Date : Fri, 08 Nov 2013 17:22:51 +0100
De : SUD éducation 59/62 <sudeduc5962@wanadoo.fr>
Pour : LISTE ADHERENTS <adherents@sudeduc5962.lautre.net>
 
 bonjour à toutes et tous suite à l'intersyndicale de jeudi 7/11 à la Bourse du Travail de Lille, la manif pour les Rroms a été annulée. Sud éducation 59/62
 

#Lille #Roms Bourse du Travail : l’oisif ira dormir ailleurs

A 16 h les Roms qui étaient hébergés à la Bourse du Travail de Lille seront expulsés, à la demande de la CFDT et de la CGT. Du coup je reproduis ici un mail que j’avais envoyé hier à une bénevole pour lui raconté la journée de dupes des syndicats face aux Roms.

Ouvriers paysans nous sommes

Le vrai parti des travailleurs

La terre n’appartient qu’aux hommes,

L’oisif ira dormir ailleurs (L’Internationale composée et crée à Lille-Fives)

 

La journée du 7 novembre à Lille a laissé un goût amer aux Roms aux défenseurs habituels des Roms, et aux lycéens qui découvraient les joies de la manif unitaire. Théoriquement, la manifestation devaient symboliser la convergence des luttes entre travailleurs, sans-papiers et Roms

La manif est bien partie à 11 h 10 mais sans les Roms. Tous les slogans criés ou écrits concernaient La Redoute. Un soutien qui était passé le matin même à la Bourse du travail les avait vu se préparer, enfiler les coupe vents blancs pour partir. Leur absence était sans doute due à leur indiscipline légendaire ?

Je croise deux autres soutiens, étonnés également de leur absence. Les lycéens et étudiant avaient eux rendez vous place de la République à 11 h 30. On décide de s’y rendre, on tombe sur Carolina et deux autres, déposés en voiture, qui s’attendent à trouver les autres Roms. Allé aux nouvelles, un soutien revient en disant «  les gars de Solidaires ( l’union des syndicats SUD) disent que les Roms ont décidé de ne pas venir pour éviter qu’il y ait confusion entre les luttes de la Redoute et la leur. » Je suis très étonné que les Roms aient ce réflexe, après avoir crié So- So Solidarité pendant 10 jours. A la moitié de la manif arrive un premier groupe, fatigué déjà ils sont arrivé à la gare cherchant la manif, un soutien les a croisé par hasard, leur a indiqué le chemin. Dominique Plancke ( élu EELV) arrive en vélo et dit «  un autre groupe était perdu, il arrive. » Sans se démonter, les Roms entame sososo solidarité ( mais pas j’y suis j’y reste…., belle conscience de la situation) face à la surprise, l’indifférence ou l’hostilité manifestée par les manifestants. Les Roms progressent et sont stoppés derrière le camion Solidaire ou un apparatchik leur donne des drapeaux.

Arrivé Grand Place, le camion se range sur le coté de la place laissant l’espace devant l’escalier monumental du théâtre du Nord aux autres manifestants. Des lycéennes de Faidherbe qui ont peint sur un drap « Non aux expulsions » montent sur l’escalier et se font rabrouer par Solidaire et même bloquer physiquement quand elles tentent de pénétrer sur l’espace central ou s’expriment les leaders syndicaux. Elles finissent par tenir leur banderole sur le bord gauche de l’escalier. Je veux accompagner deux gamins roms pour les aider à tenir la banderole. Olivier Pira de Sud santé hurle, non, non vous allez faire éclater l’intersyndicale » Un soutien prof de philo entend un syndicaliste dire «  quest ce qui font là les Roms ? » Trois roms, successivement, me demandent «  tous ces gens sont là pour nous ? «  Les dents serrés, les larmes aux yeux je dis «  oui, oui. » Les soutiens demandent que Secret Lazar ou Carolina s’expriment, Solidaire explique que ce sera possible mais pas sur l’escalier, dans la rue, et pas sur la grosse sono, sur la sono de Solidaire. Finalement pas de prise de paroles, les salariés de la Redoute s’en vont sans un regard pour les Roms.

 

A 17 h 15 j’arrive à la Bourse du travail, pour l’AG des signataires du communiqué commun Inersyndicale-associations, à laquelle j’ai été invité au nom du Collectif des chômeurs et précaires ; . Je tombe sur un représentant d’ATD-Quart monde qui est tout tremblant hors de lui il me raconte trois fois qu’on ne l’a pas laissé entrer qu’il représentait ATD qui est signataire. Les gars de la CGT l’ont repoussé violemment Je monte à l’AG qui est à l’étage de la CGT. Tout de suite je vois que c’est pas une AG, c’est une réunion autour de tables en carré. Je vois Bertrand Verfaillie, le Père Arthur, Roseline Tiset (LDH) et un représentant de la Cimade arriveront après. Des que je m’assois on me fait signe de sortir, un gars de Solidaire me dit que je ne suis pas invité en fait Il me dit que certains quitteraient la salle si j’étais là. . Je ne sais pas pourquoi, je suis signataire, c’est même moi qui suis à l’origine de la réunion de lundi, toue la discussion s’est faite par mail, j’étais le seul a tenir cette position, je l’ai répétée jusqu’à ce que les chefs du Collictif solidarité Roms l’acceptent. Le type de solidaire me dit lui «  on invite on invite plus, c’est quoi ce bordesl, et c’est les Roms qui trinquent. » « C’est comme ça depuis un an » je lui dis.

Tout cela renforce mes convictions rousseauiste, bakouniniste, conseillistes….. Le premier réflexe des organisations de gauche est toujours la solidarité, l’ouverture. C’est dans les situations d’urgence que je parviens à percevoir la différence entre des orga de gauche et les autres. Mais passés les premiers émois solidaires, la logique des organisations revient, les bureaucrates rentrent de vacances,.

J’ai une chanson dans la tête « La vie s’écoule la vie s’enfuit les jours défilent au pas de l’ennui, parti des rouges, parti des gris,nos révolutions sont trahies.

 

 

et enfin ……. c’est cadeau ( si tu ne connais pas)

 

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.531165886961076.1073741833.294312797313054&type=1

.#Lille #Roms Communiqué commun Intersyndicale CGT, FSU, Solidaireset Collectif solidarité Roms

Communiqué commun Intersyndicale CGT, FSU, Solidaireset Collectif solidarité Roms de Lille-Métropole

Le collectif solidarité Roms de Lille-Métropole et l’intersyndicale CGT, FSU, Solidaires participeront à la réunion du comité départemental d’échanges sur les populations de culture rom, à la Préfecture, ce mardi 5 novembre à 17 h.

Ils y porteront ensemble les revendications suivantes, qui doivent constituer le corps de la réunion.

1• Le réglement prioritaire de la situation à la Bourse du Travail, locaux d’activité syndicale où les Roms réfugiés du Parking P4 de Villeneuve d’Ascq vivent dans des conditions très précaires. Des solutions globales doivent être proposées à ces personnes privées de leur toit et jetées à la rue lundi 28 octobre. C’est à l’Etat qu’il revient d’élaborer et de mettre en œuvre ces solutions, sur le fondement de l’article L 345-2-2 du code de l’action sociale qui stipule : « Toute personne en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ».

Cela passe par :

la réunion immédiate d’une table ronde mobilisant tous les acteurs concernés : intersyndicale, Conseil général du Nord, Procureur de la République, Ville de Lille sous l’égide de la Préfecture du Nord ;

une évaluation des situations sanitaire et sociale des familles concernées, parents et enfants, qu’il incombe aux pouvoirs publics de réaliser.

Les solutions transitoires qui seraient proposées doivent s’inscrire dans la recherche de solutions pérennes d’intégration des populations roms de notre région.

2• Un moratoire immédiat sur les démantèlements de campements dans le Nord – Pas de Calais, dont les conséquences humaines et sociétales sont désastreuses, comme on vient encore, hélas, de le vérifier.

3• La tenue d’une conférence régionale permanente sur l’inclusion des Roms, placée sous la responsabilité du Préfet Alain Régnier, délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement des personnes sans abri ou mal logées. Cette conférence aura à traiter les nombreuses situations de mal logement et de déni de droits que subissent des Roms dans le Nord – Pas-de-Calais, par exemple à Roubaix.

Les signataires appellent les pouvoirs publics à faire preuve d’imagination, de pragmatisme et de responsabilité républicaine. Le Nord – Pas de Calais peut proposer des hébergements d’urgence à toutes les personnes qui en ont besoin. Parmi les nombreuses solutions possibles, figure la réquisition des locaux vides de l’ancien hôpital Ulysse Trélat, de Saint-André-lez-Lille. Ces locaux sont chauffés, entretenus et disponibles immédiatement.

Syndicats CGT, FSU, Solidaires

• Collectif solidarité Roms de Lille-Métropole, LDH, CCFD-Terres Solidaires, Amnesty International, Collectif chômeurs et précaires de Lille, MRAP, Fondation Abbé Pierre, EELV, Cimade, ATD Quart-Monde, Atelier solidaire